Festin d’Âmes, par Celia S. Friedman

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Kamala est une jeune fille qui a subi l’enfer. Prostituée par sa mère dès l’enfance, elle a surmonté les épreuves à la force de sa volonté inébranlable. Kamala est décidée à prendre sa revanche sur le monde, et pour cela elle convainc un vieil ermite de lui enseigner la sorcellerie. Prête à s’affranchir des limites du possible pour obtenir le pouvoir, elle veut devenir la première Magister de sexe féminin ayant jamais existé.

Andovan, prince du Haut Royaume, est doté d’une volonté tout aussi remarquable. Mais un coup du sort a voulu qu’il soit frappé d’une affection sans remède et que tous redoutent : la Langueur. Elle prive les hommes les plus forts de toute leur énergie vitale, les laissant dépérir petit à petit. Une mort sans gloire, une mort faible à laquelle Andovan peine à se résoudre.

Ces deux personnages sont le premier atout de ce roman. Ils forcent l’admiration, et faire leur connaissance dans ce premier opus est un plaisir. Leur caractère respectif est minutieusement décrit, de même que les évènements qui les ont façonnés, ou qui continuent de les façonner.

Une autre qualité admirable de ce livre est son atmosphère. Celia S. Friedman décrit sans concession un monde cruel, où tous les hommes quels qu’ils soient sont disposés à s’entr’ dévorer. Cela conférerait une atmosphère lugubre sans la famille des Gardiens, celle d’Andovan, qui apporte un peu de lumière et d’altruisme dans ce monde de brutes. Pourtant, on sent qu’ils vont être mis à lourde épreuve, même si l’intrigue ne fait que démarrer dans ce tome.

Il n’est pas dépourvu d’action pour autant. Le secret des Magisters et leurs intrigues suffisent à attiser la curiosité. J’ai trouvé extrêmement ingénieuse la description de leur caste et des dilemmes moraux auxquels leurs pouvoirs les soumettent. C’est la marque d’une originalité remarquable, et d’une grande réflexion sur le type de magie bien particulier de ce monde imaginaire.

En bref : un excellent tome d’introduction, d’une originalité admirable et dont les personnages environnés de noirceur font toute la force. Les qualités sont équilibrées, et aucun point ne pèche dans ce livre : j’ai adoré !

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2 réflexions sur “Festin d’Âmes, par Celia S. Friedman

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