Indiana Teller 4, par Sophie Audouin-Mamikonian

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Voici donc Indiana embarqué dans une nouvelle aventure, pleine de mortels périls et de magie dantesque. Cette fois-ci sont au menu :

  • La délivrance de sa mère,
  • Reconquérir la femme de sa vie
  • La lutte contre Tyler Brandkel
  • Empêcher un coup d’Etat chez les vampires
  • Mettre la main sur le maboul qui dessine des cercles avec des cadavres dans la campagne pommée du Montana
  • Ne pas se faire tuer par un sorcier vengeur et surpuissant

Décidément, je n’aimerais pas avoir la LCF (Liste de Choses à Faire) d’Indiana Teller !

Ceci dit, on retrouve notre héros avec toute son énergie et son cerveau retors, plus performant que jamais. Soyons clairs, avec ces pelletées d’action, j’ai dévoré ce livre de bout en bout en très peu de temps.

MAIS (et c’est un mais colossal) qu’est-ce qu’il peut être niais en amour ! D’une niaiserie, je ne vous raconte même pas. Enfin si, je vous raconte, parce que sinon mon article tournerait court.

Indiana, c’est le mec mignon tout plein, qui tombe amoureux en un mois, met en danger de mort sa Belle, la sauve du péril (deux fois – ou trois ? J’ai perdu le compte), et finalement propose de l’épouser pour couper l’herbe sous le pied du méchant. Chevaleresque, il offre de lui rendre sa liberté, ce qu’elle refuse, parce qu’elle l’aiiiimmeeeuuuhhh. C’est beau, non ? C’est mignon tout plein, non ?

L’ennui, c’est que Mme Audouin-Mamikonian ne peut visiblement pas s’empêcher d’en faire des caisses. Et les déclarations d’amour baveuses m’ont très, très rapidement lassée. Dès le premier tome, en fait. Donc autant dire que j’ai sauté quelques passages de roucoulements dans ce tome-ci. Quand j’ai résisté, et que j’ai lu certains autres passages, j’ai beaucoup levé les yeux au ciel, et j’ai beaucoup soupiré d’exaspération.

Sans oublier la fameuse tendance aux happy end de l’auteur, mode « la magie est magique donc elle résout tous les problèmes ». On n’échappe pas à un deus ex machina, ou plutôt magia ex machina [1], chacun d’entre eux [2] ayant occasionné un haussement de sourcil et soupir profond.

En bref : une lecture rapide et sans effort, un concentré d’action des plus efficaces. Mais les nombreux défauts que j’ai relevés pour la énième fois me font conclure que décidément, Tara Duncan et autres Indiana Teller ne sont plus de mon âge – si tant est qu’il y ait un âge pour lire des livres manquant de finesse et d’intelligence.

[1] et j’ai vérifié, magie en latin, c’est magia, ae, f.

[2] donc magiae ex machina, si je poursuis mon délire de latiniste distinguée.

Indiana Teller 3, par Sophie Audouin-Mamikonian

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Dans les interminables plaines du Montana s’étend le Lykos Ranch. Alentour, les voisins sont loin de se douter que ses occupants sont les membres de l’un des clans de loups-garous les plus puissants d’Amérique du Nord. Parmi eux, un seul humain a sa place : Indiana Teller.

Katerina est en danger mortel. Rongée par le venin des loups, la jeune femme se transforme peu à peu en un monstre sanguinaire et meurtrier. Son humanité semble perdue à jamais. Pourtant, Indiana ne renonce pas à son amour. Défiant les lois du clan, il enlève Katerina, abandonnant les siens au milieu de la guerre qui déchire la Meute.

Prêt à tous les sacrifices, il devra utiliser son don de rebrousse-temps jusqu’à l’extrême limite. Mais ce pouvoir est imprévisible et, à trop jouer avec le passé, Indiana pourrait s’attirer des ennemis millénaires…

La guerre des clans est déclarée.

Un troisième tome toujours aussi addictif.

J’ai tout simplement adoré l’action, le suspense. J’ai dévoré ce roman en quelques heures, incapable de le reposer, ou même de le quitter des yeux ! Comme ce livre ensorcelé mentionné par Arthur Weasley…

J’ai trouvé que la romance était moins mise en avant, même si j’ai levé les yeux au ciel plusieurs fois devant le côté marshmallow d’Indiana. De fait, c’est normal, puisque Katerina reste inconsciente pendant une bonne partie du roman. J’ai aimé en apprendre plus sur les vampires, même si je reste un peu sur ma faim. Je trouve que leurs traditions et leurs spécificités ne sont pas assez détaillées, contrairement aux loups.

De plus, on retrouve la tendance de Sophie Audouin-Mamikonian au « happy end » : elle n’impose jamais rien d’irréversible à ses personnages. La magie permet de tout soigner. Sans oublier que tout le monde (même les vampires millénaires assoiffés de sang) est un pauvre lapinou incompris, un être « sensible »[1].

Mon principal bémol est le même que pour le précédent livre : je trouve que les personnages ainsi que l’atmosphère de ce roman ressemblent beaucoup trop à Tara Duncan (d’ailleurs la remarque sur le « happy end » est tout à fait valable pour cette série-là aussi). On dirait une réécriture avec un personnage masculin comme héros.

Néanmoins, je suis curieuse de voir comment l’auteur parvient à terminer la saga de manière définitive (chose qu’elle n’a pas réussi à faire avec Tara). Donc je vais aller lire le 4e et dernier tome de ce pas… Qui me prendra tout autant au piège…

[1] Et là je me permets une petite blague de juriste, avec la référence à l’article 515-14 du Code civil

Indiana Teller 2, de Sophie Audouin-Mamikonian

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Dans les interminables plaines du Montana s’étend le Lykos Ranch. Alentour, les voisins sont loin de se douter que ses occupants sont les membres de l’un des clans de loups-garous les plus puissants d’Amérique du Nord. Parmi eux, un seul humain a sa place : Indiana Teller.

Alors qu’Indiana se remet à peine de l’enlèvement de sa mère, le père de sa petite amie Katerina est sauvagement agressé, laissé à moitié mort. Une seule certitude : cette attaque n’est pas d’origine humaine. Le jeune homme est prêt à tout pour découvrir l’auteur de cet ignoble crime. À moins qu’il ne s’agisse d’un complot visant à l’éloigner des siens… et à détruire ce qui l’unit à celle qu’il aime ?
Entre une nouvelle menace vampire et les haines qui déchirent les clans, Indiana a plus que jamais besoin de ses dons de rebrousse-temps pour élucider ces mystères. Saura-t-il maîtriser ce pouvoir capricieux ? Et comment protéger Katerina de ces sombres machinations ? Car la nuit, tous les loups sont gris, et un traître pourrait bien se cacher parmi eux…

Un second tome dans la droite ligne du précédent.

Le personnage principal est toujours aussi attendrissant et plaisant à suivre, avec ses remarques futées et ses plans tous plus fous – et efficaces – les uns que les autres.

L’action et les bastons sont toujours au rendez-vous.

J’ai donc passé un très bon moment.

Deux petits bémols : d’abord je voudrais parler de l’histoire d’amour d’Indiana. Franchement, cette manière de tout faire tourner autour des histoires de cœur des personnages est très frustrante, parce qu’ils finissent par tous être ridicules. On aimerait qu’ils passent moins de temps à soupirer, et utilisent davantage leurs neurones pour se sortir de situations difficiles.

Ensuite, il faut tout de même que je précise une chose qui m’a sauté aux yeux. C’est la ressemblance entre les caractères des personnages de Tara Duncan et ceux d’Indiana Teller. La grand mère froide et distante, la mère enlevée et qui n’a pas pu élever son enfant. Sans oublier la peste qui aime que les autres se prosternent à ses pieds (mais qui finalement n’est pas si heureuse que ça d’avoir trahi). Et puis l’ancien ami devenu un peu fou, et rangé dans le camp de l’ennemi… Franchement, il y a beaucoup, beaucoup de parallèles possibles. Il est difficile de dire ce qui relève du style de l’auteur et ce qui relève d’une transposition de l’intrigue de Tara Duncan, mais avec un personnage masculin. Et ce changement de sexe, à mon grand dam, ne nous épargne même pas les peines de cœur !

En bref : malgré mes critiques très sévères, j’ai passé un très bon moment. J’ai dévoré ce livre, et j’ai adoré Indiana (quand il ne soupirait pas trop après sa belle). J’ai hâte de lire le tome suivant, et je suis curieuse de voir si je vais lui trouver les mêmes défauts. Contrairement aux deux premiers tomes, il ne s’agira pas d’une relecture… Enfin un peu de nouveauté !

Indiana Teller 1, par Sophie Audouin-Mamikonian

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J’ai une longue histoire avec Sophie-Audouin Mamikonian. Je l’ai découverte avec sa saga Tara Duncan il y a un peu moins d’une dizaine d’année, alors que j’étais tout pile dans la tranche d’âge visée par ses romans. Peut-être même déjà un petit poil trop vieille. J’ai été très (bon d’accord, très, très, très) enthousiasmée. Et puis, les années et les tomes passant, je l’étais de moins en moins. J’ai découvert un autre de ses romans, La Couleur de l’âme des anges, dont je garde un excellent souvenir. Mais le « dernier » et douzième opus de la série Tara Duncan m’a tellement déçue (voyez à quel point ici), que je pensais en avoir fini avec Mme Audouin-Mamikonian.

C’était sans compter sur Indiana Teller.

Un jeune ado dégourdi, seul humain d’une famille de loups-garous. Il a du mal à se faire une place dans la meute. Pourtant, en tant que seul héritier de son grand-père, l’alpha, il peut difficilement se dérober. Il doit donc faire face, accepter que tous ceux qui l’entourent soient plus forts, plus rapides que lui… et le voient comme un poulet : inférieur dans la chaîne alimentaire, et vaguement intéressant à condition de bien le cuisiner.

Sa lucidité sur ses faiblesses ainsi que sa manière décomplexée d’en parler lui prêtent une maturité tout à fait bienvenue. Si certaines de ses répliques désopilantes en font le digne petit frère de Tara Duncan, il a bien plus les pieds sur terre. Normal, Tara habite sur Autremonde. Breeef, j’ai beaucoup aimé ce personnage. Il prend les choses en main, fait toujours de son mieux pour arranger la situation et aider ceux qui l’entourent.

La mythologie et la description particulièrement savoureuse de la société des loups-garous m’ont énormément plu. Indiana les décrit avec l’affection d’un membre de la famille, et le recul d’un humain, intrus dans ce monde de créatures fantastiques. Cela donne des piques assez hilarantes et qui valent le détour.

L’intrigue n’est pas originale outre-mesure, mais elle a le mérite d’être efficace. J’ai été tout bonnement prise au piège des quelques 400 pages de cet opus, que j’ai dévoré en une soirée. L’action est bien présente, le mystère aussi, et cela me suffis pour que je me déclare grandement satisfaite.

En bref : un très bon premier tome, avec un personnage principal extrêmement attachant. La plume rieuse et pleine de verve de Sophie Audouin Mamikonian m’a fait passer un excellent moment. Vivement le deuxième tome !

Tara Duncan – tome 12

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Tout est-il perdu ? Tara est épuisée. La puissance de sa terrible magie la met en première ligne pour lutter contre la comète qui tente toujours de dévaster les planètes démons et d’en collecter les âmes.
Lentement, mais sûrement, les sorceliers plient sous les assauts incessants.
Et les choses se compliquent, lorsque la reine des elfes est assassinée dans le Palais de Tingapour. Qui veut empêcher la reine de parler, et pourquoi ?
Sans compter que l’histoire d’amour entre Tara et Cal est suffisamment fragile pour que la jeune femme doute. Robin parviendra-t-il à reconquérir le cœur de la belle héritière ?

Envoyés en mission dans l’espace profond, Tara, le magicgang, mais aussi Archange, Maître Chem, Mourmur Duncan, Mara ou Selenba, vont déterrer un secret enfoui depuis plus de cinq mille ans.
Par une ironie du sort, Tara sera-t-elle sauvée par son pire ennemi Magister ? Ou alors est-ce encore un coup tordu du Sangrave pour dominer l’univers ?

L’ultime combat vient de commencer. Et tous ne survivront pas.

Voilà enfin le dernier tome d’une longue longue saga !

Nous avions laissé Tara en fâcheuse position face à une comète démoniaque. Les démons désemparés l’avaient fuie en transplantant leur planète dans l’univers d’Autremonde, et personne ne sait comment lutter contre elle.

Le livre commence donc sur une scène apocalyptique où Tara doit courir pour sa vie. On retrouve l’humour un peu lourd de l’auteur, à grand renfort de notes de bas de page, dont la correction syntaxique laisse parfois à désirer.

C’est la marque de fabrique de cette saga : un gros brin de folie exprimé dans un registre oral, et plein de gouaille. Ce que j’apprécie, à petite dose. Si j’avais cru déceler une légère amélioration dans le tome précédent, ici on retombe dans l’excès.

Mais le plaisir de voir évoluer les personnages, auxquels je me suis beaucoup attachée tout au long des tomes précédents, compense cette écriture pataude. Même si à mon grand regret, ils n’ont que peu évolué.

L’autre point qui rachète ce tome est l’aventure. Comme d’habitude, les personnages sont confrontés à terrifiant adversaire qu’ils doivent terrasser pour sauver la planète. Ou plutôt les planètes. L’univers de Tara Duncan s’enrichit, et les découvertes de ce tome-ci sont assez plaisantes. Les péripéties se succèdent à un rythme enlevé, ce qui rend la lecture rapide: les pages s’enchainent sans temps mort.

Malheureusement, il manque à mon goût un ingrédient essentiel à ce livre : du relief. Loin d’être une fin fracassante, à la hauteur de l’attente des lecteurs, ce livre m’a paru être une énième histoire sur le même thème, avec les mêmes personnages et la même trame. Malgré le plaisir que j’ai eu à le lire, il s’agit donc d’une déception.

En bref : ce livre m’a terriblement déçue. Malgré tout, il conserve certaines des qualités qui m’ont poussée à poursuivre ma lecture tome après tome : un humour décapant, des personnages très attachants, et un univers très (trop) riche.

Je précise à l’occasion que ce combat n’a rien d’ultime, puisque la saga se poursuivra dans un second cycle, centré sur Caliban dal Salan.

Tara Duncan – tome 10

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AutreMonde est en émoi, l’Impératrice a invité les démons ! Prenant pour prétexte les fiançailles de Tara, qui elle n’a pas l’intention d’épouser qui que ce soit, Lisbeth a proposé la main de sa nièce au magnifique Archange, roi des démons, mais aussi à Maître Chem, le grand dragon bleu. Beau combat en perspective. Sauf que tout ceci n’est sans doute qu’un gigantesque complot, où de mystérieux et insaisissables assassins œuvrent dans l’ombre. Les premières victimes sont Cal et Robin. Cal, qui a déclaré son amour à Tara, et Robin, que cela rend fou. Et que manigance Selenba, la vampyr aux ordres de Magister, qui décide tout à coup de se rendre ? Comme par hasard juste au moment où les démons arrivent ? En route pour Tadix, l’incroyable planète casino, où l’avenir d’AutreMonde va se jouer, Tara se prépare à affronter, seule, sans le magicgang, son destin. Au risque d’y laisser son innocence. Et sa propre vie.

Après mon avis très mitigé sur le tome n°9, j’ai finalement cédé aux insistances de mon frère (une fois n’est pas coutume ; c’est lui qui a servi de cobaye) qui disait : ça vaut le coup de le lire rien que pour la fin…

Moralité, la prochaine fois, je ne l’écouterai pas.

Attention, je vais reconnaître une chose à Madame Audouin-Mamikonian : la dégradation de la qualité de la série semble s’être quelque peu enrayée : peu de fautes de syntaxes ou phrases étranges, pas une seule faute d’orthographe, je dirais que c’est remarquable si ce n’était pas censé être le cas de n’importe quel livre. Mais d’un autre côté, tous ces défauts font partie du style de l’auteur… Ou plutôt devrais-je dire, de sa folie. Malheureusement, elle est donc restée assez sage dans ce tome, et je trouve que du même coup il a perdu ce qui faisait l’attrait des autres : une histoire déjantée, des situations loufoques, des personnages complètement timbrés…

Contrairement aux livres précédents, j’ai refusé d’acheter celui-ci à sa sortie en voyant résumé et couverture si semblables aux précédents… Indignée, j’ai pensé que l’auteur ferait mieux d’arrêter tout bonnement son histoire si elle en a assez. Et après l’avoir lu grâce à ma bibliothèque préférée, mon premier sentiment s’en être trouvé renforcé. Si j’ai passé un agréable moment en retrouvant des personnages que je côtoie depuis des années, je n’ai pas retrouvé l’engouement des premiers tomes.

Pourtant, cet affrontement entre deux prétendants promettait d’être intéressant. La planète casino promise en quatrième de couverture est complètement survolée. La fin tant louée par mon frérot se résume à « ce qu’on était en droit d’attendre depuis le premier tome »…

Pour conclure, je dis à regret que Tara a perdu son attrait, son esprit… Mais par sentimentalisme, je finirai la saga (il ne reste plus que deux tomes, à présent ; j’ai fait le plus gros !).

La Couleur de l’âme des anges, de Sophie Audouin-Mamikonian

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Jeremy, jeune homme de 23 ans, est sauvagement assassiné. En devenant un Ange, il réalise que la lutte pour survivre n’est pas terminée et qu’il peut aussi mourir dans ce nouvel univers. En effet, pour ne pas disparaître, tout Ange doit se nourrir de sentiments humains. Et Jeremy va bientôt découvrir avec effroi qu’il doit même les provoquer ! Provoquer la haine, l’amour, la joie, la tristesse, la peur, la compassion… Seules les émotions fortes peuvent rassasier les Anges, colorant leur peau en bleu pour les émotions positives, en rouge pour les négatives. Recherchant la raison pour laquelle il a été tué, Jeremy piste alors Allison, une vivante de 20 ans, témoin involontaire de son exécution. A force de côtoyer, jour et nuit, la ravissante et naïve jeune fille, il finit par en tomber follement amoureux. Mais l’assassin de Jeremy cherche à tout prix à supprimer ce témoin indésirable… Alors que les Anges se liguent aussi contre lui, Jeremy parviendra-t-il à sauver Allison ? Sera-t-il capable de sacrifier ses sentiments et de vivre à jamais séparé d’elle ?

Le résumé de ce livre avait l’air assez alléchant, sans parler du titre ou de la couverture. En plus, j’ai une grande affection pour la saga Tara Duncan du même auteur (bien que commençant à se teinter d’agacement, elle devrait donner une fin, je sais que c’est dur, mais quand même… On en est à 10 tomes !). Bref, je n’ai pas hésité bien longtemps avant de me jeter à l’eau quand je l’ai vu à la bibliothèque.

On sent d’emblée que le public visé est un peu plus âgé que dans la série susmentionnée. Dans l’effort sur le style, sur la profondeur des personnages et sur la plausibilité du monde avec les explications d’Einstein, personnage que j’ai beaucoup aimé, en passant… (Sacré Albert !) Il y a même des scènes de sexe : à ne pas mettre entre toutes les mains, donc !

On retrouve cette tentative de « faire adulte » dans la trame de l’histoire : l’accent ne porte pas sur l’action (même s’il y en a … dans le dernier quart du livre) mais plutôt sur les sentiments, et j’ai trouvé certains passages un peu longuets. Au lieu de nous ensevelir sous un monceau de combats, courses poursuites et autres, on a ici l’exacte opposé. Et pour cause : les Anges ne sont pas pressés… Cela m’a empêchée de ressentir autant d’intérêt qu’il l’aurait fallu pour les personnages et leurs combats, pendant une bonne partie du livre, ce qui est bien dommage.

Malgré ce point négatif, j’ai bien aimé dans l’ensemble. L’auteur m’a étonnée une fois de plus par la richesse de son imagination : elle donne une réponse poétique à l’éternelle question : qu’y a-t-il après la mort ? J’ai adoré le concept des anges colorés selon leur niveau de moralité, et les explications fournies par Albert m’ont impressionnée (mais pour être honnête, je n’ai pas tout suivi quand on a commencé à parler de champs magnétiques).

Enfin parlons des personnages. Eux aussi m’ont bien plu, avec une nette préférence pour Jérémy. J’ai adoré sa prise de conscience sur sa vie et la façon dont ses sentiments éclosent délicatement. J’ai eu un peu plus de mal avec Allison, que je trouvais un peu niaise, ou cloche, comme vous préférez. Mais ça a fini par s’arranger… J’ai beaucoup aimé tous les personnages secondaires, dans la majorité des cas, ils sont responsables des meilleures blagues…

Comme je l’ai déjà dit, c’est dans la toute dernière partie du livre que se concentre toute l’action. C’est celle-là que j’ai préféré. Mais le reste du bouquin était globalement satisfaisant. J’ai trouvé la fin un peu facile, mais surprenante : je n’avais rien vu venir !

En bref : une lecture agréable. Pas indispensable, mais agréable. Les fans de Tara Duncan retrouveront la plume de l’auteur (quelques expressions ou tournures la trahissent !). J’ai passé un bon moment et je continuerai avec le second (et normalement dernier) tome.