Louis le Galoup tome 4, de Jean-Luc Marcastel

Marcastel Jean-Luc Louis le Galoup 4

On raconte qu’au fil de la Vézère, dans quelque méandre abrité du regard, s’élèvent de hautes falaises de pierre blanche que la lune, en son plein, se plaît à caresser.

Là, agrippée aux rocs pâles, dominant la rivière au cours tranquille, se dresserait la plus étonnante et imprenables des forteresses.

On dit aussi que dans le nid d’aigle creusée à même la roche, dans cette citée verticale, les partisans du jeune Roy auraient répondu à l’appel du Galoup Blanc pour secouer le joug du tyran et de ses deux barons maléfiques.

C’est ce havre légendaire que Louis et ses compagnons, traqués et poursuivis, tentent d’atteindre envers et contre tout…

Mais pour leur salut ou leur perdition ?

Car dans son donjon de Tolosa, telle une araignée patiente et retorse, le noir Vicomte tisse sa toile malfaisante…

Gros gros coup de cœur !

Jusqu’ici, j’étais « simplement » très heureuse de ma découverte. Je trouvais les personnages « seulement » sympathiques, leurs aventures « juste assez » rythmées pour me prendre au pièges quelques heures. Et puis la plume de Jean-Luc Marcastel (comme cela je l’ai déjà mentionnée ? Je suis trop jeune pour radoter, donc il s’agit simplement d’un effet de répétition… Sisi, je vous assure !) cette fameuse plume, suffisait à sublimer tout ça.

Dans ce tome-ci, en revanche, il y a eu un tournant. Les péripéties atteignent un point où le suspense m’a fait trépigner, sourire, rire, m’inquiéter. Les personnages sont tellement attendrissants qu’on a envie de les prendre dans ses bras pour les protéger de révélations qu’on anticipe depuis le tout début de l’histoire… L’absence de surprise n’est plus un fardeau, au contraire !

Sans oublier ces révélations ou retournements de situation que je n’ai pas vus venir. Cela me rassure : je ne suis pas omnisciente. Il y a des choses surprenantes dans cette histoire. Tout cela me permet de décerner la mention « coup de cœur » à cet ouvrage !

En bref : je n’ai qu’une hâte, lire le cinquième et dernier tome de cette saga ! Louis a pris une nouvelle dimension dans cet épisode, et j’ai tellement envie de savoir comment tout cela va s’achever que c’en est insoutenable.

mention coup de cœur

Louis le Galoup tome 3, de Jean-Luc Marcastel

Marcastel Jean-Luc Louis Le Galoup 3

Les mâchoires du piège ont claqué à vide. Louis et ses compagnons, avec l’aide de leurs nouveaux alliés, ont échappé de peu à Malemort et au Siblaire, les noirs barons du Vicomte de Marsac. Mais on ne peut fuir indéfiniment. Il est temps pour Louis, s’il veut sauver ses amis et le royaume, de découvrir les secrets de ses origines, d’accepter sa double nature et de dompter sa bête intérieure. Pour cela, il doit quitter Séverin et la Roussotte et se rendre, seul, dans une vallée sauvage où, austères et revêches, se dressent les ruines des Tours de Merle. En ce lieu oublié, il espère trouver Lionel de Roquevieille, l’ami de son père qui, peut-être, pourra lui apprendre à maîtriser son don. Mais ce maître galoup, au pelage aussi noir que blanc, n’aime guère les visiteurs…

Un excellent tome de plus à ajouter au palmarès de Monsieur Marcastel. Malheureusement toujours aussi court, je reste un peu sur ma faim…

J’ai néanmoins énormément apprécié retrouver le personnage de Louis, et assister à son apprentissage aux côtés de Lionel de Roquevieille. La relation qui se noue entre eux est très touchante, bien que son développement soit trop rapide pour être crédible – reproche qu’on peut faire à tous les liens unissant les personnages de cette série.

Comme toujours avec les livres de Jean-Luc Marcastel, mention spéciale pour l’écriture, toujours aussi magnifique et incroyablement gouleyante.

En bref : un tome très agréable, de beaux moments de lecture, et j’ai hâte de lire le tome suivant.

Mes avis sur les tome 1 et tome 2

Le mardi sur son 31 #26

Le mardi sur son 31 est un rendez-vous initié par Sophie, sur son blog Les Bavardages de Sophie

Il s’agit de citer un passage de la page 31 du livre que l’on est en train de lire. Une bonne manière de présenter un livre…

Marcastel Jean-Luc Louis Le Galoup 3

Super livre, super plume sur laquelle je me suis déjà extasiée (ici et )… Il était temps que je lui consacre une édition du mardi sur son 31 ! Surtout qu’une écriture comme celle-ci, on en redemande, on y revient et puis on tierce, parce que tout de même…

Louis, lui, marchait déjà en hiver.
Le pied pesant, la mine des mauvais jours, il avalait les lieues, comme condamné poussé vers la potence.
Dans sa cape usée qu’on n’aurait pas osé donner à un mendiant, il courbait les épaules comme peu de lépreux. C’en était à croire que toute la misère du monde lui nichait sur le dos.
Il était seul…
Aucune silhouette à son côté, aucun autre pas pour tutoyer le sien, aucune ombre pour se mêler à la sienne. Le seul souffle qui rythmait sa marche, c’était celui que poussaient ses poumons douloureux d’une peine muette.
Ses amis n’étaient pas là. Une part de lui-même était absente.

Louis le Galoup tome 2, par Jean-Luc Marcastel

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Pourchassés par le Siblaire et ses limiers infernaux, Louis, Séverin et la Roussote ont fui leur village, abandonnant derrière eux innocence et enfance. Sur les conseils de Thierry, le Galoup Blanc, ils descendent la vallée pour se rendre à Aurillac, et trouver asile chez Maistre Lebreton. Mais encore faut-il entrer dans la ville et, une fois dedans, pouvoir en ressortir. Car dans la nuit qui monte, une tourmente approche, terrible, carnivore, sans repos, et cette tourmente a un nom… Malemort. Le Grand Veneur chasse, et sa proie… c’est Louis.

Une bien belle aventure qui continue dans la même veine de génie que le premier tome… J’ai retrouvé avec un plaisir immense la magnifique écriture de Jean-Luc Marcastel et ses personnages.

Les trois jeunes sont épouvantablement attachants, on retient son souffle en même temps qu’eux, on tremble de peur, de froid, de faim avec eux… C’est qu’elles ne sont pas de tout repos, ces péripéties !

J’ai énormément apprécié la description d’Aurillac, petite bourgade élue pour être le théâtre des terribles évènements de ce tome.

Je ne vais pas jusqu’à accorder une mention coup de cœur à ce tome, parce que même si j’ai adoré cette histoire sans temps mort, je suis un peu déçue que les personnages continuent à fuir sans combattre. J’aurais aimé qu’au moins ils commencent leur apprentissage, cette initiation qu’on sent venir et qui est annoncée depuis la première moitié du premier tome… J’ai vraiment hâte d’en apprendre plus sur les galoups, et de ce point de vue-là, je reste un peu sur ma faim.

Cela signifie bien évidemment que je meure d’envie de lire le livre suivant.

En bref : une bonne suite qui réunit tous les points positifs du premier tome, moins la nouveauté. J’aurais aimé assister à un peu plus d’évolutions dans ce deuxième livre… Enfin, je croise les doigts pour voir mon vœu exaucé dans le troisième tome.

Louis le Galoup tome 1, de Jean-Luc Marcastel

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La nuit, le feu, une grande forteresse assaillie, une créature monstrueuse, un loup terrible, un loup debout… un galoup. Tel est le cauchemar qui hante Louis, dans son village au bout du monde, près de la Grande Brèche et de sa lueur maudite qui marque la fin du royaume et de toutes les routes… Ce royaume que l’ombre du Vicomte de Marsac, l’Usurpateur, et de ses terribles barons, Malemort et le Siblaire, ce siffleur infernal, recouvre peu à peu… Mais derrière le simple garçon des montagnes, un autre se cache, plus griffu, plus sauvage, qui attend son heure… Cet autre sera-t-il assez fort, assez terrible, pour s’opposer aux ténèbres et à ses émissaires ?

Alerte au coup de cœur !!!!

Cela m’a frappée immédiatement. Il a suffi de quelques pages pour que je tombe sous le charme de la plume de l’auteur.

Non que le reste ne soit pas bien. Les personnages sont très attachants, l’atmosphère est mystérieuse à souhait, les paysages décrits sont magnifiques – on sent qu’il l’aime, sa région, le Jean-Luc Marcastel, pour pasticher son verbe haut en couleurs. Un paysage de montagne avec un grand ciel bleu, on peut presque sentir le soleil sur le visage et l’odeur de la terre et des blés.

Voilà que je m’égare et que j’en arrive trop vite à ce qui m’a marquée : la plume de ce Monsieur Jean-Luc Marcastel. Elle est un délice ! Gouleyante, contournée et chantournée, parée de toutes les couleurs et circonvolutions possibles du Français de Provence. C’est un amas d’expressions et de vocabulaire tous plus originaux les uns que les autres. J’ai adoré. C’est donc une excellente lecture, qui a tout pour elle.

On a comparé M. Jean-Luc Marcastel à Pierre Bottero, compliment suprême s’il en est. Je ne suis pas loin de tomber d’accord, sur le point de l’écriture en tous cas. Reste à voir si les tomes suivants confirmeront ce sentiment…

En bref : un tome aux personnages attachants et dont la découverte est plaisante. Ces éléments sont relevés par une écriture absolument remarquable et qui transforme cette bonne lecture en un coup de cœur.

mention coup de cœur

Un petit extrait, en guise de mise-en-bouche ? Ou même plusieurs, je ne peux pas résister à la tentation…

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