Kate Daniels, Hors-série 4,5 d’Ilona Andrews

Andrews Ilona Kate Daniels 4,5

Nouvelle sur Dali et Jim, deux personnages secondaires qui restent très mystérieux et dont on sait très, très peu de choses dans la saga principale.

J’ai adoré rencontrer Dali. Pour une fille de « 46 kilos tout mouillé », avec des lunettes « plus épaisses que la loupe de Sherlock Holmes » et une répulsion invincible pour le sang – y compris dans son assiette, elle a le cœur bien accroché et du courage à revendre. Enfin, courage ou stupidité, la limite n’est pas bien marquée (clairement délimitée), mais elle est extrêmement attachante.

J’ai aussi adoré voir Jim se prendre les pieds dans le tapis, être maladroit et craquer pour ce petit bout de femme indonésienne. Je l’ai trouvé éperdument romantique, et c’est une facette de sa personnalité dont je ne soupçonnais pas l’existence.

Tous deux forment donc un très beau couple, très attendrissant à regarder. Ils se tournent autour sans parvenir à arrêter de se sauter à la gorge à la moindre provocation… On n’attend qu’une chose: qu’ils réussissent ENFIN à exprimer leurs sentiments l’un pour l’autre. D’un autre côté, cette attente est jouissive…

Ajoutez à ce couple mythique une enquête qui ne l’est pas moins, à grand renfort de mythologie d’inspiration japonaise et de culture chinoise. Pleine de suspense, avec des personnages et des décors spectaculaires, c’est du très grand Ilona Andrews.

En bref : vous l’aurez compris, c’est un coup de cœur. J’ai adoré le couple principal – d’autant plus qu’il n’y a aucun détail sur leur histoire dans la saga principale, et l’enquête est tout simplement palpitante.

mention coup de cœur

Mes autres avis sur la série : le tome 1 et le tome 3,5

Kate Daniels tome 3,5 d’Ilona Andrews

Andrews Ilona Kate Daniels 3,5

Je me suis aperçu avec surprise qu’il y avait des trous dans mes lectures ! Un des hors-série de la géniale saga Kate Daniels avait réussi à passer inaperçu quelques temps dans ma PAL virtuelle.

Pour rappel, la profession de foi du culte Kate Daniels est ici. Le couple Ilona/Andrews fait partie des auteurs révérés sur ce blog. Alors, quand je suis tombée sur une nouvelle que je n’avais pas encore lue, j’ai sauté dessus. A pied joint. Sans prendre d’élan. Les yeux fermés… Bref, vous voyez le topo.

Ce hors-série nous présente l’histoire de la meilleure amie de Kate, Andrea Nash, Chevalier Émérite de l’Ordre des Chevaliers de la Miséricorde. Au sein d’une organisation à l’idéologie douteuse, qui met en avant les humains « pure souche », elle est une métamorphe qui dissimule sa véritable nature… Mais c’est sans compter sur le beau, ténébreux (et accessoirement complètement barré) Raphaël, hyène-garou de son état. Lui veut la pousser à accepter sa nature, et subsidiairement (ou pas), la mettre dans son lit. Après tout, Andréa c’est « ce-truc-bizarre-que-je-n’ai-pas-encore-baisé ».

Andrea et Raphaël sont des constantes de la saga. Des personnages secondaires inséparables de Kate, qui ajoutent une note de piquant toujours bienvenue. Découvrir leur histoire au premier plan est un immense plaisir.

Je ne vous le cache pas, il y a plein de petits détails qui font référence aux tomes principaux de la série. Je m’aperçois que cette nouvelle est un véritable plus pour la série, qu’elle permet d’enrichir le monde et d’expliquer des éléments sur lesquels on ne s’était pas attardés dans l’histoire de Kate Daniels. C’est qu’il s’en passe, des choses dans ces bouquins, on ne peut pas épiloguer sur tous les sujets ! Donc on trouve ici des explications sur une tarte aux pommes surnaturelles, un ange de la mort, ou encore l’histoire d’Andrea qui est racontée morceau par morceau au fil des tomes.

J’ai enfin découvert comment elle s’était mise en couple avec Raphael – avec pas mal de retard, car j’en suis au tome 7 dans la saga principale. L’action ne manque pas, l’enquête qu’Andrea doit mener met en scène une mythologie toujours aussi intéressante et de grande qualité. Ici, elle est inspirée de l’antiquité grecque – moins exotique que les Rakshasahs ou les djinns, mais tout de même sympathique.

En bref : un très bon hors-série qui remplit exactement la mission attendue : approfondir le monde de Kate Daniels en nous permettant de passer un peu de temps avec de supers personnages secondaires. Quand en plus on comprend des détails de la saga principale… C’est le paradis !

Six of Crows, de Leigh Bardugo

Bardugo Legh Six of crows 1

Ketterdam : une ville grouillante de malfrats où tout s’achète si on y met le prix. Ce principe, personne ne l’a fait autant sien que Kaz Bekker, dit « les Mains Sales ». Quand le voleur se voit offrir une mission impossible mais qui le rendra riche, il réunit son équipe : un soldat assoiffé de vengeance, un tireur d’élite accro au jeu, un jeune fugueur des beaux quartiers, une espionne défiant les lois de la gravité, et une Grisha aux puissants pouvoirs magiques. Six dangereux hors-la-loi seuls capables de sauver le monde – s’ils ne s’entretuent pas avant…

Atmosphère sulfureuse à souhait, on sent le souffle putride d’un port délabré dès l’ouverture du livre…

Les personnages sont de gros durs endurcis, des truands qui courent les rues, arnaquent les pigeons avec un art consommé et trichent aux cartes pour remporter les sommes les plus folles – ou se faire virer à coups de pompe dans le train.

L’atmosphère steampunk est un peu désarmante, parce qu’on est loin de l’esthétique à rivets dorés majoritairement décrite. Ici, rien que de la crasse et la misère. Pas de belles robes élégantes ou d’inventions léchées. Ajoutez à cela une magie tout aussi difficile à saisir. Loin d’être un signe de prestige ou de puissance, tous ceux qui la détiennent sont des esclaves en puissance. Les rafles sont courantes, et même libres, ils sont placés sous « contrat de travail », c’est à dire qu’ils sont retenus en servitude et accumulent les dettes au lieu de se rapprocher de la liberté. Ça change des castes élitistes de magiciens tout-puissants que l’on trouve souvent dans les livres fantastiques.

C’est un début très auspicieux, encore relevé par la mission impossible qui est confiée à nos voyous. L’action est rythmée, et les secrets des personnages nous gluent aux pages qui défilent rapidement. Les révélations arrivent petit à petit, savamment dosées pour entretenir l’intérêt du lecteur.

J’aurais tout de même un bémol, qui m’a pas mal déçue sur le coup : le tournant romantique pris par les relations de certains personnages. On nous explique pendant plusieurs dizaines de pages à quel point les protagonistes sont endurcis et sans cœur, mais ils cèdent aux sirènes de l’amour dès que les bonnes circonstances sont réunies. Ça fait retomber le chou à la crème de manière un peu brutale, parce qu’on revient à quelque chose de convenu. L’histoire perd ainsi en originalité.

En bref : un ocean’s ten/eleven/twelve à la sauce steampunk très réussi. Malheureusement, la pincée romantique que l’auteur s’est sentie obligée de rajouter, fait perdre en originalité et en cohérence le caractère des personnages.

Mention spéciale pour la couverture qui fait de ce roman un très bel objet-livre !

Edit : l’auteur étant apparemment israélo-américaine, c’est une étape de plus dans mon challenge tour du monde !

logo-challenge-tour-du-monde