Le Réveil de Scorpia, Anthony Horowitz

Horowitz Anthony Alex Rider 9

Scorpia, cet organisme de l’ombre qui a fait tuer les parents d’Alex Rider, est plus puissant que jamais et joue avec le feu dans la poudrière du monde : le Moyen Orient. Personne n’est mieux en mesure d’ébranler Scorpia que Alex. Et personne n’est mieux à même de déstabiliser Alex que Scorpia.

Peu convaincue par le tome 8, j’étais décidée à laisser cette saga apparemment interminable continuer sans moi. Mais les commentaires élogieux d’Ichmagbücher sur ce topic m’ont persuadée de laisser une chance à cet ultime tome…

Je ne sais toujours pas si j’ai eu raison. J’ai énormément de mal à déterminer si j’ai apprécié ce livre, car il y a du bon, et du moins bon.

Ainsi, j’ai retrouvé Alex dans une nouvelle mission au scénario bien classique. J’ai eu l’impression de lire une variation sur le thème des tomes précédents, car on retrouve certaines caractéristiques communes dans l’élément déclencheur et la succession de péripéties qui s’ensuit. Non pas qu’Anthony Horowitz manque d’imagination ou écrive un livre commercial. On sent que tout est travaillé avec le même soin que pour chacun des bouquins précédents de la série : le décor, la vraisemblance des personnages et de l’intrigue, tout cela est extrêmement soigné, et je ne peux que constater la qualité.

Non, le souci est que j’ai le sentiment que l’auteur a fait le tour du sujet, qu’il a épuisé tous les scénarii possibles, si bien qu’il ne peut y avoir aucune surprise. De ce point de vue-là, j’ai donc été déçue.

Mais d’un autre côté, je ne peux nier que le dernier tiers du bouquin m’a transportée, comme Anthony Horowitz sait si bien le faire. Le rythme trépidant du roman, ainsi que les épreuves toujours plus ardues imposées à son personnage principal, Alex, font de ce livre une lecture addictive, dont on veut connaître la fin.

Et je ne commettrai pas l’affront de vous la révéler, mais laissez-moi tout de même vous dire que cette fin est belle. Elle clôt une saga d’une manière qui semble définitive…

En bref : un bilan en demi-teinte, mais nul doute que les grands fans de la série Alex Rider devront passer par cette lecture, et en sortiront heureux d’avoir le mot de la fin.

Pour découvrir un extrait du roman, cliquez ici.

Le mardi sur son 31 #12

Le mardi sur son 31 est un rendez-vous initié par Sophie, sur son blog Les Bavardages de Sophie

Il s’agit de citer un passage de la page 31 du livre que l’on est en train de lire. Une bonne manière de présenter un livre…

Horowitz Anthony Alex Rider 9

Cette semaine, je vous présente un extrait (garanti sans spoiler) du tome 9 de la saga Alex Rider, Le Réveil de Scorpia. C’est une série dont j’ai longtemps été une fan absolue, mais j’ai le sentiment que celui-ci est le tome de trop… Quoi qu’il en soit, il reflète tout de même le talent d’Anthony Horowitz pour la description d’ambiances et de personnages à faire froid dans le dos.

La page 31 dévoile une biographie du méchant de ce tome, Razim. Alex n’aura pas une mission facile…

Au cours des vingt années suivantes, Razim découvrit le plaisir d’être craint. En fait, c’était plus que cela. Toute personne qui le rencontrait pour la première fois comprenait aussitôt qu’il possédait un pouvoir absolu de vie et de mort et pouvait la faire disparaître d’un simple claquement de doigts. Si Razim pointait l’index sur un tableau ou un objet de valeur au cours d’une perquisition dans une maison, l’objet l’attendait sur le seuil quand il s’en allait. Idem pour la femme ou la fille du maître de maison. Razim se vantait d’avoir tant d’ennemis qu’il aurait pu prendre un bain dans leur sang chaque jour. D’ailleurs, la rumeur courait que c’était son cas.