Meute du Phénix 4, de Suzanne Wright

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J’ai craqué. C’est très mal. Et malgré mes serments de ne pas y revenir, j’ai cédé.

Oui, je l’avoue, j’étais curieuse de savoir ce que devenaient les personnages. J’étais curieuse de savoir quel nouveau couple allait se former. J’étais curieuse de savoir quelle formule de couple on allait nous présenter, maintenant que tous les alphas sont casés.

Et malgré toute ma répugnance à l’admettre, j’ai aimé. J’ai dévoré ce livre en quelques heures, tout en faisant des grimaces face aux phrases plus clichés les unes que les autres, face aux personnages qui ne le sont pas moins. Face également à la femme, dont la volonté, manifestée par des protestations dès qu’ils sont au lit, est bien souvent ignorée. Malgré toutes les affirmations de « dominance », et toutes les protestations de respect de son homme. Je sais que d’autres lecteurs (plus probablement uniquement des lectrices) n’y voient pas malice. Il n’empêche que cette attitude me met mal à l’aise. Toutefois me direz-vous, ce malaise ne m’empêche pas de dévorer ces bouquins.

Dans le doute, je vais m’abstenir de promettre qu’on ne m’y reprendra plus et que jamais je ne lirai le cinquième opus. Après tout, jamais, c’est très très longtemps…

En bref : malgré la médiocrité patente de la saga, il semblerait que je ne sois pas maître de mes goûts. J’aime. Ne pense pas qu’au moment que je t’aime, innocente à mes yeux je m’approuve moi-même…

La Meute du Phénix, tome 3

Wright Suzanne La Meute du Phénix 3

Shaya Critchley est une louve soumise, situation qui ne lui a jamais posé problème jusqu’à ce qu’elle découvre son âme sœur en la personne de Nick Axton : un puissant loup Alpha. Pas étonnant qu’un homme comme lui ne veuille pas s’unir à une fille comme elle. Mais alors pourquoi n’arrête-t-il pas de se mêler de sa vie au point de la pousser à fuir la ville? Nick a pourtant une bonne raison de refuser de s’unir, un secret qu’il va devoir révéler à Shaya s’il espère conquérir le cœur de la fougueuse louve.

Je crois bien que ce troisième tome est mon préféré.

J’ai eu un gros coup de cœur pour le personnage de Nick Axton, qui jusque-là était resté assez mystérieux.

On découvre donc une nouvelle forme de couple : alpha/soumise. C’était une variation assez intéressante du schéma des deux tomes précédents. Nick apparaît bien plus original que les autres aussi, et son passé m’a vraiment intriguée.

Ce tome crée également une intrigue un peu plus profonde, quoique sur un thème récurrent dans le genre de la bit-lit : l’intolérance humaine face aux métamorphes. En outre, on en découvre plus sur le fonctionnement de la relation des âmes sœurs.

J’espère que la dimension politique s’approfondira dans les tomes suivants, palliant à la carence d’intrigue générale de la saga.

En résumé : un excellent tome de cette saga addictive, quoique manquant toujours un peu d’originalité à mon goût.

Mon avis sur:

Le tome 1, Trey Coleman

Le tome 2, Dante Garcea

La Meute du Phénix, tome 2

Wright Suzanne La Meute du Phénix 2

Jaime Farrow a toujours eu le béguin pour Dante. Mais lorsque leur meute a été divisée, ils se sont perdus de vue. Désormais adultes, et réunis dans la meute du Phénix, leurs retrouvailles auraient pu être torrides. Sauf que le Beta de la meute n’a de place dans sa vie que pour son travail et que Jaime est tourmentée par un lourd secret. Mais si ce qu’elle cache met la meute en danger, Dante doit le découvrir même si pour cela il doit se soumettre à la tentation.

Un second tome dans l’exacte lignée du premier.

Il s’agit d’une lecture toute aussi addictive, et tout aussi superficielle par bien des aspects. Le couple principal semble un copié/collé de celui de Trey et Taryn. Leur histoire à chacun est un peu plus variée, encore que pas tant que ça. Aucune évolution sur la mythologie, ou sur une éventuelle trame commune à chacun des tomes.

Franchement, je ne comprends pas pourquoi j’ai aimé. Je soupçonne Suzanne Wright d’être une sorcière et d’avoir jeté un maléfice obligeant tous ceux qui ont le malheur d’ouvrir ses livres à les finir. Parce qu’il s’agit véritablement d’une compulsion : on veut savoir la suite, comment le couple de Dante et Jaime va fonctionner, qui les met en danger…

C’est un plaisir de retrouver les autres personnages de la saga, et une fois de plus, j’ai hâte de lire le tome suivant.

En bref : une chronique en demi-teinte, parce que je ne peux que reconnaître que j’ai adoré ce livre, tout en le détestant. L’intrigue tout comme les personnages sont faciles, sans originalité. Mais Suzanne Wright parvient à rendre cette lecture absolument addictive. Il s’agit donc d’un très bon moment de détente, et je recommande ce livre en tant que tel.

Mon avis sur le premier tome.

La Meute du Phénix, tome 1

Wright Suzanne La Meute du Phénix 1

Des cendres de la meute renaîtra l’amour.

Incapable de se transformer en louve, Taryn Warner a toujours été méprisée par sa meute malgré son puissant don de guérison. Quand son père décide de l’unir de force à Roscoe Weston – un Alpha violent et dominateur qui lui promet de la briser – , Taryn refuse de se soumettre. 

C’est alors que Trey Coleman, dangereux Alpha connu pour sa sauvagerie, lui propose un marché : s’unir – temporairement – à lui. Il y gagnerait une alliance et elle sa liberté. Mais faire semblant comporte aussi des risques. D’autant que leur attirance l’un pour l’autre semble hors de contrôle…

J’ai dévoré ce roman dont les premières pages suffisent à nous prendre au piège. L’histoire prend son essor rapidement, et elle est portée par un personnage principal très fort qui coche toutes les cases : c’est une femme indépendante, qui refuse de laisser ses faiblesses limiter ses possibilités. Taryn a la tête sur les épaules et sait se défendre.

Ajoutez à cela sa langue sarcastique bien pendu, qui donne lieu à des dialogues piquants, et un personnage qui est son pendant masculin, tout aussi touchant et attachant. Voilà le tableau complet d’une lecture addictive.

L’élément fantastique n’a rien d’original. Les meutes ou les loups n’ont ici rien de particulier, aucun élément novateur. Mais le suspense est bien présent, tant dans la romance que dans l’intrigue.

Même si j’ai dévoré ce livre, j’en ressors avec le sentiment dérangeant de l’avoir aimé un peu malgré moi. Vous savez, ce sentiment qu’on a lorsqu’on lit un livre dont on sait qu’il n’est pas forcément de bonne qualité, qu’il n’a rien d’original ou d’extraordinaire. Ce sentiment que j’ai eu avec la saga Twilight ou Cinquante Nuances de Grey.

Donc en conclusion, c’est une bonne lecture. Un livre prenant, émoustillant, qui ne demande aucune réflexion, mais peut-être pas un passage obligé. En ce qui me concerne, néanmoins, la dépendance a bien pris, et je vais de ce pas lire le tome suivant.