Apocalypsis : Oméga, par Eli Esseriam

Esseriam Eli Apocalypsis 5

L’Oméga. La fin. L’Apocalypse. Alice, Edo, Maximilian et Elias doivent enfin affronter leur destin, ensemble. Tandis que l’heure du choix approche, les quatre Cavaliers sont pris dans un tourbillon de révélations qui mettra à mal toutes leurs convictions. Que sont les ténèbres, quelle est la lumière ? Ils devront cependant oublier leurs doutes, car leur mission est simple : détruire l’humanité, et n’épargner que 144.000 âmes. En seront-ils capables ?

Ultime et dernier tome, j’en aurai mis du temps, avant de me décider à finir cette saga ! Et alors le verdict ? A mon grand regret, je dois dire qu’il s’agit d’une déception.

Pourtant, il n’y a pas si longtemps, vous pouviez me lire enthousiasmée par Elias, le quatrième cavalier. Ou même par Maximilian, le troisième. Mais après avoir lu chacun des 4 tomes consacré à un Cavalier en particulier, j’espérais assister à une apothéose. Et je ne l’y ai pas trouvée…

Ce tome commence par des scènes consacrées à des personnages difficilement identifiables. On est perdu au milieu de narrateurs dont certains sont de nouveaux protagonistes, des « Clairvoyants ». Quoi que ça puisse être. D’autres sont nos Cavaliers bien-aimés, mais toujours très difficiles à distinguer – ils partagent une immense colère contre le monde entier et les humains corrompus qui leur ont fait du mal. Enfin, sauf peut-être Elias. Et Max. En fait, peut-être ne me souviens-je tout simplement pas assez clairement des deux premiers Cavaliers, Edo et Alice. Après tout, ma lecture remonte à 4 ans, et j’ai eu du mal à retrouver le fil, alors que je pensais pouvoir me souvenir de tous les détails indispensables sans trop de difficulté.

Bref. Première raison de déception, donc : on se retrouve dans la droite ligne des quatre premiers tomes, avec des personnages seuls. Pas de grande réunion d’enfer entre les Quatre. Cela ne produit pas réellement. Ou plutôt, cela ne donne pas le feu d’artifice tant espéré.

Seconde raison de déception : l’absence dudit feu d’artifice. Non content de continuer sur la droite ligne des tomes précédents, sans rupture, ce livre prend un virage à 180 degrés. D’ordinaire, c’est plutôt une bonne chose. Mais ici, si j’ai effectivement été surprise, c’était une surprise désagréable. Malgré l’originalité du retournement de situation proposé, il a surtout pour effet de rendre la fin ennuyeuse. Comme si l’autrice* n’avait pas eu le courage d’aller jusqu’au bout de son idée.

D’un autre côté, c’est une fin porteuse d’un beau message d’espoir et de foi en la nature humaine. La négation de tout ce qui s’est déroulé dans chacun des tomes de la saga, en somme. Comme pour nous dire que finalement, l’Humanité n’est pas si mauvaise que ça. Je salue l’intention et le cœur mis à l’ouvrage. Mais malgré mon immense respect pour l’œuvre de l’autrice – dont il faut une fois de plus saluer la plume et le travail sur le caractère des 4 personnages principaux – je ne suis pas convaincue.

En bref : cruelle déception avec cette fin de saga, tant pour la narration que pour l’issue choisie par Madame Esseriam. Je reconnais les aspects positifs du livre, mais ils n’ont pas su me convaincre.

* J’ai récemment été convaincue d’utiliser ce mot par les arguments de Madame Eliane Viennot, développés ici.

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