Outlander tome 5, de Diana Gabaldon

1771. La guerre d’indépendance américaine approche. Claire, exilée au Nouveau Monde, l’a lu dans ses livres d’histoire et Jamie Fraser, son époux, est bien placé pour savoir que ses prédictions se réalisent toujours. Et pour cause… Née au début du XXe siècle, Claire Beauchamp-Randall a servi comme infirmière dans les rangs de l’armée anglaise pendant la Seconde Guerre mondiale avant de se retrouver projetée au cœur des Highlands à une époque – 1743 – où les seuls Anglais présents en Ecosse étaient les soldats et officiers de l’armée du roi Georges. Epouse, mère et chirurgienne, Claire est toujours liée à Jamie, son Highlander, par une folle passion, et a retrouvé sa fille Brianna, qui, elle aussi, a su passer à travers les mailles du temps. Leur bonheur serait donc complet si elle ne savait ce que l’avenir leur réserve : la révolution américaine est en marche, lourde de périls. Quant à Brianna, elle a découvert dans une vieille gazette l’avis de décès d’un James Fraser et d’une Claire Beauchamp, brûlés dans l’explosion de leur maison le 29 janvier 1776. C’est pour cette raison qu’elle a décidé de quitter l’univers des Beatles et du Coca-Cola. Pour tenter, à son tour, de récrire l’avenir…

Cinquième tome de la saga Outlander, entamé avec enthousiasme…

Ce fut une lecture pleine d’évènements, étalée sur plusieurs mois… Laborieuse par certains aspects, parce que j’avais peur d’être prise au piège du sortilège « Gabaldon ». Oui, pour les trois premiers livres, je les avais ouverts puis finis avant d’avoir le temps de dire ouf. Avec le 4e j’avais dû me modérer en raison de diverses péripéties (racontées ici). Cette fois-ci, je me suis fait violence pour ne pas me lancer dans un marathon lecture ! 1400 pages c’est trop long. 800, ou même 1000 ça passe, en trois jours ça peut être bouclé. Mais 1400 pages, c’est au moins 4 jours de lecture, de quoi faire une overdose.

Bref, une fois n’est pas coutume, je ne râlerai pas contre la tomaison française qui divise chaque tome en plusieurs. Ça me paraît même plutôt pertinent… Parce que franchement, 1400 pages, ça tient pas dans mon sac à main.

Mais retournons à nos moutons.

Dans ce tome, on retrouve tous nos personnages préférés, qui creusent leur trou dans l’Amérique du XVIIIe siècle. Les péripéties sont multiples – comment Mme Gabaldon arrive encore à se renouveler après plusieurs milliers de pages, je ne sais pas. Mais ça doit tenir du miracle !

Ces évènements entretiennent l’intérêt, et puis la langue agile de Claire n’est pas piquée des hannetons, c’est un plaisir à lire.

Pourtant, j’ai trouvé que ce tome manquait de trame d’ensemble. On avait l’impression d’une succession de retournements de situation sans direction claire. Cela ne m’aurait pas gênée si le livre avait été plus court (vous l’aurez compris, il fait la modeste taille de 1400 pages). Mais là, j’ai trouvé cela tout de même un peu longuet. Même si, soyons honnêtes : peut-être est-ce en raison de ma lecture hachée.

En bref : un tome un peu longuet, mais qui m’a permis de retrouver des personnages et une plume que j’adore. Je lirai avec plaisir le livre suivant, dès que j’aurai pu mettre la main dessus !

Petit extrait, que je n’ai malheureusement pas eu le temps et la patience de traduire pour l’instant… A mon avis on y retrouve la quintessence de la saga en général et de Claire Beauchamp en particulier. Un régal !

« And so on the third day, faced with the alternatives of a day spent cooped up with three small children in our cramped lodgings, or a repeat visit to the much-diminished remains of the dead whale, I borrowed several buckets from our landlady, Mrs Burns, commissioned a picnic basket, and marshalled my troops for a foraging expedition.

Brianna and Marsali consented to the notion with alacrity, if not enthusiasm.

[…]

As is usual in cases of travel with small children, our departure was somewhat prolonged. Joanie spit up mashed sweet potato down the front of her gown, Jemmy committed a sanitary indiscretion of major proportions, and Germain disappeared during the confusion occasioned by these mishaps. He was discovered, at the conclusion of a half-hour search involving everyone in the street, behind the public livery stable, happily engaged in throwing horse dung at passing carriages and wagons.

Everyone forcibly cleaned, redressed, and – in Germains’ case – threatened with death and dismemberment, we descended the stairs again, to find that the landlord, Mr Burns, had helpfully dug out an old goat-cart, with which he kindly presented us. The goat, however, was employed in eating nettles in the next-door garden, and declined to be caught. After a quarter of an hour’s heated pursuit, Brianna declared that she would prefer to pull the cart herself, rather than spend any longer playing ring-around-the-rosy with a goat. »

(p.1317-1318)

Le Charbon et le Tartan (tome 1)

Le Talisman (tome 2)

Le Voyage (tome 3)

Les Tambours de l’Automne (tome 4)

Les Tambours de l’Automne, par Diana Gabaldon

Je suis enfin venue à bout de ce pavé ! 1200 pages, pas moins !

Ç’a été une lecture pleine d’évènements. D’abord les hasards du voyage, puisque j’ai dû rendre son exemplaire à ma colocataire irlandaise sans l’avoir fini. Ensuite les hasards de la bibliothèque, qui – sacrilège ! – n’avait aucun des merveilleux romans de Diana Gabaldon. Pour finir, j’ai acheté le pavé, et je l’ai repris depuis le début… Le suspense ne m’a laissé aucun repos, jusqu’à ce que, dévorée par la curiosité, je saute 200 pages pour regarder le dénouement, et en avoir le cœur net. Après ça, du coup, j’étais nettement moins pressée, et j’ai eu du mal à revenir en arrière pour tout relire calmement. Voilà qui est maintenant fait, et je peux vous donner un avis général.

On retrouve tous les personnages auxquels on s’est attaché, suivant tantôt le présent avec Brianna et Roger, tantôt le passé avec Claire et Jamie. Tout le nœud de l’intrigue est dans la décision de la jeune femme : va-t-elle franchir le pas, et passer la porte des pierres debout pour retrouver ses parents ?

Ce quatrième tome est largement à la hauteur des précédents. Si la première partie m’a un peu déçue par la trop grande place accordée à la romance et aux hésitations (les je t’aime/moi-non-plus de Brianna et Roger), comme toujours la seconde m’a pleinement satisfaite.

C’est un feu d’artifice d’action, de retournements de situations, de surprises savamment ménagées par des retours en arrière. On n’est jamais perdu pour autant, simplement pris au piège d’une pulsion : lire, lire, lire jusqu’à savoir enfin comment tout cela va se finir.

Comble du bonheur, la fin est une vraie fin, sans cliff hanger insoutenable. Mais ça ne donne pas moins envie de se procurer le cinquième tome !

En bref : une suite à la hauteur des précédentes, un véritable et immense plaisir de lecture. Je meurs d’envie de me jeter sur le tome suivant, La Croix de feu (Fiery Cross).

Un extrait du roman ici.

Mon avis sur le tome 1, le tome 2, et le tome 3.

Le mardi sur son 31 #13

Le mardi sur son 31 est un rendez-vous initié par Sophie, sur son blog Les Bavardages de Sophie

Il s’agit de citer un passage de la page 31 du livre que l’on est en train de lire. Une bonne manière de présenter un livre…

Gabaldon Diana Outlander 4

Cette semaine, je vous présente un extrait du quatrième tome d’Outlander, Les Tambours de l’Automne. (La traduction se trouve à la fin de l’article, comme d’habitude…)

[…] I sat down on the tavern’s chopping block with my pewter mug, breathing deeply. The night was clear, with a bright half-moon peeping silver over the harbor’s edge. Our wagon stood nearby, no more than its outline visible in the light from the tavern windows. Presumably, Gavin Hayes’s decently shrouded body lay within. I trusted he had enjoyed his caithris.

Inside, Duncan’s chanting had come to an end. A clear tenor voice, wobbly with drink, but sweet nonetheless, was singing a familiar tune, audible over the babble of talk.

To Anacreon in heav’n, where he sat in full glee,
A few sons of harmony sent a petition,
That he their inspirer and patron would be!
When his answer arrived from the jolly old Grecian:
“Voice, fiddle, and flute,
No longer be mute!
I’ll lend you my name and inspire you to boot.”

The singer’s voice cracked painfully on “voice, fiddle, and flute,” but he sang stoutly on, despite the laughter from his audience. I smiled wryly to myself as he hit the final couplet,

“And, besides, I’ll instruct you like me to entwine,
The Myrtle of Venus with Bacchus’s vine!”

I lifted my cup in salute to the wheeled coffin, softly echoing the melody of the singer’s last lines.

“Oh, say, does that star-spangled banner yet wave
O’er the land of the free and the home of the brave?”

I drained my cup and sat still, waiting for the men to come out.

J’ai choisi ce passage en raison des clins d’œil au futur que ce récit d’une scène de 1767 contient. En effet, la chanson chantée n’est autre que celle qui a inspiré l’hymne américain. C’était une chanson à boire… Et l’air est exactement le même…

Voyez plutôt :

Et la version « moderne » :

J’ai trouvé ça marrant…

Traduction maison du passage cité :

 Je m’assis sur le billot de la taverne avec ma choppe d’étain, respirant profondément. La nuit était claire, avec une demi-lune brillante dévoilant sa teinte argentée au-dessus des confins de la baie. Notre chariot se tenait non loin, son seul contour visible dans la lumière de la fenêtre de la taverne. Vraisemblablement, le corps de Gavin Hayes décemment enveloppé de son suaire y reposait. J’étais sûre qu’il avait apprécié son caitrhis.

À l’intérieur, la psalmodie de Duncan était arrivée à sa fin. Une voix claire de ténor, rendue instable par la boisson, mais douce malgré tout, chantait un air familier, audible par-dessus la rumeur des conversations.

À Anacreon dans le ciel, où il s’assit plein de joie,
Quelques fils de l’harmonie envoyèrent requête,
Que leur inspirateur et mécène il soit !
Quand leur parvint cette réponse du joyeux vieux Grec :
« Voix, violon et flute,
Ne soyez plus muets !
Je vous prêterai mon nom et vous inspirerai pour vous lancer. »

La voix du chanteur craqua douloureusement sur « voix, violon et flute » mais il continua obstinément à chanter, en dépit du rire de son public. Je souris ironiquement pour moi-même quand il atteignit le dernier couplet,

« Et de plus, je vous enseignerai comme moi à mêler,
La Myrte de Vénus avec le vin de Bacchus ! »

Je levai mon verre en salut à la bière sur roues, reprenant doucement en écho la mélodie des derniers vers du chanteur.

« O dites, cette bannière semée d’étoiles flotte-t-elle
Au-dessus de la terre des hommes libres et la patrie des braves ? »

Je vidai mon verre et me tint immobile, attendant que les hommes sortent.

Outlander tome 3, Diana Gabaldon

Gabaldon Diana 3 Outlander

A la suite d’un mystérieux phénomène, Claire Beauchamp-Randall a été transportée plus de deux siècles en arrière, au beau milieu d’une Ecosse en lutte pour son indépendance… Vingt ans après cet incroyable périple au cœur du XVIIIe siècle, Claire a refait sa vie. Pourtant, le temps n’a rien effacé du souvenir de Jamie Fraser et des années tumultueuses qu’elle a vécues à ses côtés. Aussi, lorsqu’elle apprend que celui qu’elle n’a jamais cessé d’aimer a survécu à la sanglante bataille de Culloden, qui a vu la défaite de l’armée écossaise, elle se trouve confrontée à un terrible dilemme : osera-t-elle remonter une nouvelle fois le temps ? Jamie a-t-il refait sa vie lui aussi ?

Une fois de plus, un récit puissamment addictif.

On retrouve Claire et Jamie pour notre plus grand plaisir. Toujours amoureux, à travers les épreuves et malgré la distance – temporelle aussi bien que géographique – ils surmontent les obstacles avec un courage immense. Décidément, ils forment pour moi le couple de l’année.

Les aventures de ce tome-ci sont aussi riches – peut-être même plus riches – que dans les tomes précédents. On découvre de nouvelles contrées, toujours au XVIIe siècle. La faune et la flore sont décrites de manière aussi précise et passionnante que dans les premiers livres. Les coutumes, les tenants et les aboutissants politiques sont peut-être moins présents, mais la quantité d’aventure et de paysages sauvages compense largement.

On laisse les deux tourtereaux dans un état de suspense qui commence à devenir familier, et qui ne donne qu’une envie : se jeter goulûment sur le quatrième livre, Drums of Autumn (Les Tambours de l’automne).

En bref : un tome largement à la hauteur des deux premiers, et qui ne fait que confirmer une addiction déjà déclarée ! Diana Gabaldon vient de confirmer ma fanitude !

Mes avis enthousiastes:

Outlander tome 2, Diana Gabaldon

Gabaldon Diana 2 Outlander

À la mort de son mari, Claire Beauchamp emmène sa fille en Écosse, sur les lieux mêmes où, vingt ans plus tôt, elle a vécu d’extraordinaires aventures…

Des aventures qui, dans ce second tome, vont conduire Claire et Jamie dans le Paris du siècle des Lumières. Leur but ? Empêcher Charles-Eduard Stuart d’accéder au trône, un événement qui marquerait le début d’une répression sanglante dans les Highlands. Mais dans leur course effrénée, le couple découvrira à ses dépens qu’on ne peut modifier le cours de l’histoire impunément…

 Voici un second tome à la hauteur du précédent

 On y retrouve tous les ingrédients qui avaient fait du premier un coup de cœur : les personnages, le suspense, les détails historiques, et ce souffle, qui porte le tout et en fait une épopée impossible à reposer.

Interrompre cette lecture est une torture ; on veut toujours savoir, lire quelques pages de plus pour rester avec ces personnages si attachants.

Ce qui nous pousse à continuer à lire, toujours plus loin, toujours quelques chapitres de plus, c’est ce début, si énigmatique. On retrouve Claire, rentrée à son époque pour avoir un enfant, l’enfant de Jamie. Que s’est-il passé ? Pourquoi est-elle rentrée ? Retournera-t-elle jamais dans le passé, pour retrouver son grand amour ?

Le suspense est insupportable, au sens propre. Et il faut attendre la fin du roman pour obtenir une réponse. Une réponse qui nous laisse avec encore plus de questions et ne nous donne qu’une envie : commencer le tome suivant.

En bref : un second tome tout aussi palpitant et intriguant que le premier. Même sans le charme de la découverte, je suis heureuse de déclarer que ce nouveau livre est un coup de cœur absolu, tout aussi absolu que le précédent.

Et si par malheur vous n’avez pas eu la chance de découvrir cette saga… Qu’attendez-vous, ignare ?

Voici mon avis sur le premier tome.

Je tiens à partager cette citation d’une scène entre Claire et Jamie; sûrement l’une des plus belles déclarations d’amour que j’aie jamais lue… Oui, je suis une incurable midinette, et je l’assume. Voyez plutôt:

I woke in the night, still in his arms, and knew he was not asleep.

“Go back to sleep, mo duinne.” His voice was soft, low and soothing, but with a catch that made me reach up to feel the wetness on his cheeks.

“What is it, love?” I whispered. “Jamie, I do love you.”

“I know it,” he said quietly. “I do know it, my own. Let me tell ye in your sleep how much I love you. For there’s no so much I can be saying to ye while ye wake, but the same poor words, agains and again. While ye sleep in my arms, I can say things to ye that would be daft and silly waking, and your dreams will know the truth of them. Go back to sleep, mo duinne.”

La traduction maison:

Je me réveillai dans la nuit, toujours dans ses bras, et su qu’il ne dormait pas.

« Rendors-toi, mo duinne. » Sa voix était douce, basse et apaisante, mais avec une fêlure qui me fit tendre la main pour sentir l’humidité sur ses joues. 

« Qu’y a-t-il mon amour? » murmurai-je. « Jamie, je t’aime, vraiment. »

« Je le sais, » dit-il calmement. « Je le sais vraiment, ma femme. Laisse-moi t’ dire dans ton sommeil combien je t’aime. Parc’que j’ peux pas dire grand chose d’autre, lorsque t’es réveillée, que les même pauvres mots, encore et encore. Quand tu dors dans mes bras, je peux t’ dire des choses qui seraient bêtes et idiotes de jour, et tes rêves sauront qu’elles sont vraies. Rendors-toi, mo duinne.« 

Ahhh, Jamie…

Le mardi sur son 31 #1

Le mardi sur son 31 est un rendez-vous initié par Sophie, sur son blog Les Bavardages de Sophie

Il s’agit de citer un passage de la page 31 du livre que l’on est en train de lire. Principe tout simple, mais très sympathique; une bonne manière de présenter un livre.

Cette semaine, j’ai choisi Talisman, le second tome de la saga Outlander de Diana Gabaldon. Voilà un moment qu’il est entamé, j’ai hâte de le finir!

Gabaldon Diana 2 Outlander

Mon édition est en langue originale; voici donc le passage en Anglais:

“You act as though not liking whisky was a crime,” Brianna protested, smiling at Roger above her teacup.

He raised his own brows in response. “My dear woman,” he said severely. “This is Scotland. Of course not liking whisky is a crime!”

“Oh, aye?” said Brianna sweetly, in a perfect imitation of his own slight Scots burr. “Well, we’ll hope it’s no a capital offence like murrderrr, shall we?”

Taken by surprise, he swallowed a laugh with his whisky and chocked. Coughing and pounding himself on the chest, he glanced at Claire to share the joke. A forced smile hung on her lips, but her face had gone quite pale. Then she blinked, the smile came back more naturally, and the moment passed.

La traduction maison:

« Vous réagissez comme si ne pas aimer le whisky était un crime, » Brianna protesta-t-elle, souriant à Roger par-dessus sa tasse de thé.

Il leva les sourcils en réponse. « Chère Madame », dit-il sévèrement, « Nous sommes en Écosse. Bien entendu que ne pas aimer le whisky est un crime ! »

« Ah ouais ? » dit doucement Brianna, dans une imitation parfaite de son léger accent écossais. « Eh bien, ‘spérons qu’c’est pas un crime capital comme l’meurtre, n’est-ce pas ? »

Pris par surprise, il ravala un rire avec son whisky et s’étouffa. Toussant et se frappant la poitrine, il jeta un regard à Claire pour partager la blague. Un sourire forcé était accroché à ses lèvres, mais son visage avait pâli. Puis elle cligna des yeux, le sourire revint avec plus de naturel, et le moment passa.

J’adore ce passage, avec son humour et son mystère sous-jacent, révélateurs du livre dans son entier. D’autant que lorsqu’on a lu le premier tome, tout ce dialogue prend un double sens absolument délicieux!

Outlander tome 1, Diana Gabaldon

Gabaldon Diana 1 Outlander

1945. Claire, jeune infirmière, retrouve son mari Frank Randall dans un village écossais pour une seconde lune de miel – la première a été interrompue par la guerre. Alors qu’elle se promène dans la lande, elle découvre un ancien site mégalithique où les villageoises se réunissent en secret pour célébrer d’étranges rites. Fascinée, elle s’approche d’un grand menhir fendu… et se volatilise. Quand elle reprend conscience, elle est entourée d’hommes costumés qui se livrent bataille. Et curieusement, l’un des combattants est le sosie de son mari… A sa grande stupeur, elle comprend bientôt qu’elle est propulsée… en l’an de grâce 1743 ! Période troublée s’il en fut : l’Ecosse, occupée par les Anglais, est à feu et à sang…

Ainsi commence une épopée sauvage et baroque où se mêlent fantastique et histoire, action, amour et humour

Diana Gabaldon est un grand nom de la fantasy historique, et j’ai attendu bien trop longtemps avant de me plonger dans ses livres!

J’ai immédiatement été prise au piège de ce roman, à l’écriture efficace et pourtant détaillée. Diana Gabaldon crée une ambiance riche sans être lourde, à grand renfort de détails historiques. Elle nous happe par la description de son personnage principal, Claire Randall, une femme de caractère qui sait faire face à ce que le destin lui oppose.

Je me suis énormément attachée à elle, d’autant que ses péripéties sont nombreuses et que le suspense est au rendez vous! J’ai été tout bonnement incapable de lâcher ce livre pendant les deux jours qu’ont duré ma lecture, pour un petit pavé de 850 pages (tout de même).

J’ai également adoré le personnage de Jamie, un Highlander qui a de quoi faire battre les coeurs – celui des midinettes (bon ok le mien) comme celui des femmes de fer forgé telles que Claire.

J’ai beaucoup aimé être plongée dans cette ambiance historique très réussie. Au delà des détails de la vie quotidienne, Diana Gabaldon décrit également les manoeuvres politiques qui ont cours en Ecosse, du « simple » niveau familial au niveau national. Tout cela forme un tableau fascinant sur lequel évoluent des personnages qui ne le sont pas moins.

J’ai aussi adoré la touche fantastique, qui se fait assez discrète et pourtant reste présente en sous main tout au long du roman. Assister aux doutes de Claire était vraiment un régal (pas pour la malheureuse, bien sûr, mais les lecteurs ont un petit côté sadique: plus les épreuves qu’affrontent les personnages sont rudes, plus ils sont contents). Les problématiques sous jacentes sur le voyage temporel sont tout bonnement géniales.

En bref: c’est un roman parfait de A à Z; les personnages sont parfaits, l’ambiance est parfaite, l’écriture est parfaite, et le suspense est parfait. C’est un coup de coeur absolu. Pourquoi donc ai-je autant attendu?