Sense and sensibility de Jane Austen

Austen Jane Sense and sensibility

En amour, comme en tout, rien n’a changé depuis le XIXeme siècle de Lady Jane. Si la fougueuse Marianne s’abandonne à une passion qui menace de lui brûler les ailes, la sage Elinor prend le risque de perdre l’amour à force de tempérance. Raison et sentiments : impossible équation ? Les deux jeunes femmes devront apprendre de leurs vacillements. Pour le meilleur et pour le pire.

Un petit classique histoire de remonter le niveau général de mes lectures… Rencontre avec Elinor et Marianne.

J’avais beaucoup apprécié Pride and prejudice du même auteur, et je craignais réellement que ce roman-ci ne soit pas de la même qualité. Inquiétude vaine, fort heureusement !

Malgré mes critiques initiales – le caractère quelque peu caricatural des personnages – j’ai fini par m’attacher aux deux héroïnes. Elles vont certes très loin dans leurs excès, mais cela leur cause des difficultés qui ont suscité ma compassion.

La plume de Jane Austen fait tout l’attrait du roman. Elle prête un caractère délicieusement ironique au moindre propos, car Mme Austen juge ses personnages avec un amusement bienveillant. C’est fait avec une subtilité incroyable et le ton est franchement plus mordant que dans Pride and prejudice.

J’ai aussi beaucoup aimé les divers renversements de situation qui m’ont énormément surprise – les péripéties sentimentales de nos Miss Dashwood valent leur pesant d’or. Si tant est que des péripéties puissent peser quelque chose. Bref. Je suis toujours estomaquée de voir le temps et l’énergie passée sur la « simple » question du mariage, qui devient pour toute une partie de la société l’enjeu unique d’une vie.

En bref : une excellente lecture, j’ai passé de très bons moments grâce à la plume de Mme Jane Austen et ses personnages principaux attachants. Je recommande chaudement, c’est un classique qui se lit comme un petit pain.

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