L’Arbre-Monde, ou la polyphonie écolo

Si vous cherchez un livre qui traite d’écologie et de puissance du végétal, si vous n’êtes pas rebuté(e) par un assemblage déroutant de personnages, et acceptez de prendre patience, alors ce livre est fait pour vous.

Il vous plongera dans l’histoire de neufs protagonistes sans aucun point commun apparent. Le premier quart du bouquin se déroule ainsi, à se noyer parmi les individus et les détails de leur vie. On ne sait pas où l’auteur en venir, mais on est curieux. C’est bien écrit, ça file doucement.

Et puis tout d’un coup, on voit où l’on va, le basculement se fait et on est pris dans l’histoire.

Le message écologique véhiculé ne pouvait trouver qu’une réceptrice attentive chez moi. Mais je ne m’attendais pas à ressentir autant dans mes tripes les enjeux du combat des militants décrits dans ce livre. Jusqu’au bout, on ignore quelle va être leur destinée.

Ce qui m’a le plus frappée, c’est l’impossibilité de distinguer le réel de la fiction. L’auteur parsème son récit de faits scientifiques qui paraissent crédibles à l’ignare que je suis. Il ajoute aussi des détails à faire froid dans le dos, tant sur la destruction de la biosphère que sur son potentiel, ou sur le traitement des manifestants aux Etats-Unis. J’ai été poussée à faire des recherches pour savoir si les descriptions de violence étaient inspirées par des faits réels. C’est pour dire… Bon, je n’ai pas trouvé la réponse, donc si quelqu’un l’a, je suis preneuse !

Seule déception (malheureusement pas des moindres) : la fin ! Je l’ai trouvée à la fois trop facile et inconclusive, imprécise. J’ai achevé le livre en me disant que c’était bien un livre d’Américain. C’est bien dommage, parce que j’ai adoré tellement d’autres choses !

En bref : d’excellents personnages, une intrigue intéressante sur un thème nécessaire et incontournable, un suspense soutenu… mais une fin quelque peu décevante. A vous de faire votre choix, pour ou contre cette lecture !