Les Loups de Riverdance tome 4, par H.V. Gavriel

Gavriel H.V. Les Loups de Riverdance 4

Traumatisé par son passé, Elijah vit en reclus entre ses plants de tomates et son amitié pour James, un ancien enfant battu. Sa vie prend un nouveau tournant quand James l’entraîne à sa suite pour savourer sa liberté toute neuve, tandis que sa meute d’adoption s’emploie à lui démontrer qu’un loup soumis n’est pas un loup faible.
Lorsqu’il sauve la vie d’un homme, Elijah se retrouve mêlé bien malgré lui à une quête qui l’entraînera au coeur d’une guerre sans merci. Feys belliqueux, dragons orgueilleux, loups, vampires et démons alliés dans une folle équipée, c’est beaucoup pour un doux oméga. Loin de chez lui, Elijah parviendra-t-il à vaincre sa peur pour saisir l’amour qui se présente à lui ? Il a beaucoup à gagner. Ou tout à perdre.

Quatrième tome d’une saga qui est à mes yeux devenue une valeur sûre. Je l’ai ouvert en sachant exactement ce que j’allais trouver, et je n’ai pas eu de mauvaise surprise. Pas de bonne non plus, cela dit.

Elijah est assez attachant. J’avoue que sa manie d’avoir peur de son ombre était un peu agaçante, mais vu le fameux traumatisme qui le bloque, on lui pardonne un peu. James reste assez transparent. Mis à part qu’il fait craquer Elijah, on ne sait pas grand chose sur lui. Mais tous deux forment un couple sympathique à suivre, j’ai aimé les voir s’apprivoiser l’un l’autre.

Ce qui est assez réussi, c’est l’intrigue de ce tome. J’avoue que je ne me souvenais pas bien de ce qui s’était passé dans le troisième tome, et ça m’a manqué. Mais même sans ça, c’est assez spectaculaire. On avait commencé par de la gentille urban fantasy, avec quelques loups garous, vampires et deux-trois démis trainant par ci par-là dans le livre 1. Dans ce tome c’est un feu d’artifice : on a carrément un voyage entre les mondes, jusqu’en Faery. C’était très ambitieux… peut-être un peu trop. J’ai trouvé que ce monde parallèle tombait un peu comme un cheveu sur la soupe. On arrive dans un monde médiéval fort mystérieux sur lequel on n’a aucune explication… Par exemple, on ne sait pas pourquoi la technologie n’y a pas été développée. La magie n’est passez avancée pour la remplacer. Donc on a l’impression d’un monde resté coincé dans le passé sans explication. C’est assez frustrant. Mais bon, il y a une belle intrigue, ça se lit bien.

J’ai tout de même un reproche majeur: c’est une histoire 100% masculine. On a donc un groupe qui part en expédition en Faery, et il est entièrement, je dis bien en-tiè-re-ment composé de mecs. C’est navrant. J’avais déjà souligné dans les précédents tomes combien je regrettais les aspects machistes de l’histoire (tome 3). Ici, en vase clos pendant une bonne partie du livre, c’est encore pire. Pourtant on pourrait se dire, une histoire homo où les personnages pâtissent souvent de discrimination, on pourrait espérer un minimum de parité, non ? Eh bien apparemment pas. Bon, j’ai fini mon chapitre de râleries.

En bref : une bonne histoire, assez mignonne, mais des défauts qui me restent en travers de la gorge.

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