Le Prince des ténèbres tome 2, par Jeaniene Frost

Frost Jeaniene Le Prince des Ténèbres 2

Depuis que ses pouvoirs psychiques ont disparu, Leila se demande ce que l’avenir lui réserve, d’autant que Vlad, son amant, se montre distant. Incapable de comprendre ses sentiments, elle décide de retourner à son ancienne vie dans le monde du cirque. Mais un ennemi l’y guette dans l’ombre et un nouveau prétendant est prêt à tout pour lui faire oublier le vampire ténébreux. À qui peut-elle accorder sa confiance ? Le moindre faux pas risque de la condamner à jamais…

Cette fois-ci, je renonce, je vous laisse la quatrième de couverture dégoulinante à souhait. En même temps, elle n’est pas si éloignée de la réalité que ça…

Leila a décidé de prendre un tournant « harpie en formation ». Elle n’est jamais contente, reproche tout ce qui va mal à Vlad et ne s’arrête jamais pour penser à ses accusations. Franchement gamine insupportable… Mais elle en a conscience ! Elle se fait horreur lorsqu’elle s’écoute parler, se reproche son attitude sans être capable de se réfréner. Il faut dire qu’être l’amante d’un vampire aussi complexe que Vlad, ce n’est pas de tout repos ! Lorsqu’arrive la dernière goutte d’eau, Leila se résigne à accepter que leurs désirs ne sont peut-être pas compatibles. Elle quitte Vlad, son château et l’Europe pour retourner à son modeste cirque…

Vlad, quant à lui, reste égal à lui-même : l’un de mes personnages masculins de romance paranormale préféré de tous les temps. Sauf que lui aussi traverse dans ce tome des prises de conscience qui ne font que le rendre plus craquant. Elles lui donnent encore plus de profondeur – ce qui n’est pas rien, car il n’était pas superficiel à la base.

L’aventure est toujours au rendez-vous, le suspense est en armure renforcée tandis que Leila fuit devant ses ennemis… Jusqu’à trouver la solution pour les vaincre et tous leur faire payer…

En bref : un excellent tome, mais une fois de plus, coup de cœur réservé à Vlad l’Empaleur…

Le tome 1 par ici, et le trois par .

C’est lundi, que lisez-vous ? #63

Rendez-vous hebdomadaire initié par One person’s Journey Through a World of Books, repris par Mallou puis Galleane en Français.

Les règles sont très simples ; il s’agita de répondre à trois questions tous les lundis :

  1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
  2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
  3. Que vais-je lire ensuite ?

Mes lectures de la semaine :

Bailly Samantha Oraisons

J’ai fini ce livre, et j’ai adoré! Quoiqu’un peu agacée par les personnages dans le premier livre, j’ai finalement été conquise par leur évolution. Ils ont des personnalités complexes et développées, très variées, c’est un des très bons points de ce livre. J’ai aussi adoré l’enjeu de leur combat : la survie d’une religion et d’un peuple. Le suspense est très bien mené et les révélations sont amenées au compte-goutte. Une fois de plus un excellent livre, et l’auteur est française, comme par hasard… Chronique en cours de rédaction.

Publication de chroniques en retard :

Six of crows, qui a été une bonne découverte, malgré quelques défauts.

Le quatrième tome de la saga « Louis Le Galoup », véritable tournant dans la série et qui a été un magnifique coup de cœur…

Ma lecture en cours :

 

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J’ai repris cette lecture mise en pause il y a quelques mois (on m’avait honteusement dérobé mon livre). Je l’ai depuis récupéré, j’ai pardonné à l’offenseur, et je recommence ce livre avec délice… J’adore la plume de Mikhaïl Boulgakov, que je découvre avec ce roman, et son ton décalé est un grand plaisir de lecture… Alors quand on plus on parle de Jean-Baptiste Poquelin…

Mes lectures à venir :

Mystère et boule de gomme… Un passage à la bibliothèque est à l’ordre du jour.

Mais il faut que je pense aussi à mes lectures espagnoles, donc j’envisage celui-ci :

Weis Hickman Chroniques de Dragonlance 1

Un autre classique de la fantasy qui m’a échappé… En espagnol, donc. Le fameux livre tiré du jeu Donjons et Dragons… J’espère qu’il sera bien, parce que le dernier bouquin tiré d’un jeu vidéo que j’ai voulu lire, Assassin’s Creed, était pas formidable… Loin de là…

Louis le Galoup tome 4, de Jean-Luc Marcastel

Marcastel Jean-Luc Louis le Galoup 4

On raconte qu’au fil de la Vézère, dans quelque méandre abrité du regard, s’élèvent de hautes falaises de pierre blanche que la lune, en son plein, se plaît à caresser.

Là, agrippée aux rocs pâles, dominant la rivière au cours tranquille, se dresserait la plus étonnante et imprenables des forteresses.

On dit aussi que dans le nid d’aigle creusée à même la roche, dans cette citée verticale, les partisans du jeune Roy auraient répondu à l’appel du Galoup Blanc pour secouer le joug du tyran et de ses deux barons maléfiques.

C’est ce havre légendaire que Louis et ses compagnons, traqués et poursuivis, tentent d’atteindre envers et contre tout…

Mais pour leur salut ou leur perdition ?

Car dans son donjon de Tolosa, telle une araignée patiente et retorse, le noir Vicomte tisse sa toile malfaisante…

Gros gros coup de cœur !

Jusqu’ici, j’étais « simplement » très heureuse de ma découverte. Je trouvais les personnages « seulement » sympathiques, leurs aventures « juste assez » rythmées pour me prendre au pièges quelques heures. Et puis la plume de Jean-Luc Marcastel (comme cela je l’ai déjà mentionnée ? Je suis trop jeune pour radoter, donc il s’agit simplement d’un effet de répétition… Sisi, je vous assure !) cette fameuse plume, suffisait à sublimer tout ça.

Dans ce tome-ci, en revanche, il y a eu un tournant. Les péripéties atteignent un point où le suspense m’a fait trépigner, sourire, rire, m’inquiéter. Les personnages sont tellement attendrissants qu’on a envie de les prendre dans ses bras pour les protéger de révélations qu’on anticipe depuis le tout début de l’histoire… L’absence de surprise n’est plus un fardeau, au contraire !

Sans oublier ces révélations ou retournements de situation que je n’ai pas vus venir. Cela me rassure : je ne suis pas omnisciente. Il y a des choses surprenantes dans cette histoire. Tout cela me permet de décerner la mention « coup de cœur » à cet ouvrage !

En bref : je n’ai qu’une hâte, lire le cinquième et dernier tome de cette saga ! Louis a pris une nouvelle dimension dans cet épisode, et j’ai tellement envie de savoir comment tout cela va s’achever que c’en est insoutenable.

mention coup de cœur

Six of Crows, de Leigh Bardugo

Bardugo Legh Six of crows 1

Ketterdam : une ville grouillante de malfrats où tout s’achète si on y met le prix. Ce principe, personne ne l’a fait autant sien que Kaz Bekker, dit « les Mains Sales ». Quand le voleur se voit offrir une mission impossible mais qui le rendra riche, il réunit son équipe : un soldat assoiffé de vengeance, un tireur d’élite accro au jeu, un jeune fugueur des beaux quartiers, une espionne défiant les lois de la gravité, et une Grisha aux puissants pouvoirs magiques. Six dangereux hors-la-loi seuls capables de sauver le monde – s’ils ne s’entretuent pas avant…

Atmosphère sulfureuse à souhait, on sent le souffle putride d’un port délabré dès l’ouverture du livre…

Les personnages sont de gros durs endurcis, des truands qui courent les rues, arnaquent les pigeons avec un art consommé et trichent aux cartes pour remporter les sommes les plus folles – ou se faire virer à coups de pompe dans le train.

L’atmosphère steampunk est un peu désarmante, parce qu’on est loin de l’esthétique à rivets dorés majoritairement décrite. Ici, rien que de la crasse et la misère. Pas de belles robes élégantes ou d’inventions léchées. Ajoutez à cela une magie tout aussi difficile à saisir. Loin d’être un signe de prestige ou de puissance, tous ceux qui la détiennent sont des esclaves en puissance. Les rafles sont courantes, et même libres, ils sont placés sous « contrat de travail », c’est à dire qu’ils sont retenus en servitude et accumulent les dettes au lieu de se rapprocher de la liberté. Ça change des castes élitistes de magiciens tout-puissants que l’on trouve souvent dans les livres fantastiques.

C’est un début très auspicieux, encore relevé par la mission impossible qui est confiée à nos voyous. L’action est rythmée, et les secrets des personnages nous gluent aux pages qui défilent rapidement. Les révélations arrivent petit à petit, savamment dosées pour entretenir l’intérêt du lecteur.

J’aurais tout de même un bémol, qui m’a pas mal déçue sur le coup : le tournant romantique pris par les relations de certains personnages. On nous explique pendant plusieurs dizaines de pages à quel point les protagonistes sont endurcis et sans cœur, mais ils cèdent aux sirènes de l’amour dès que les bonnes circonstances sont réunies. Ça fait retomber le chou à la crème de manière un peu brutale, parce qu’on revient à quelque chose de convenu. L’histoire perd ainsi en originalité.

En bref : un ocean’s ten/eleven/twelve à la sauce steampunk très réussi. Malheureusement, la pincée romantique que l’auteur s’est sentie obligée de rajouter, fait perdre en originalité et en cohérence le caractère des personnages.

Mention spéciale pour la couverture qui fait de ce roman un très bel objet-livre !

Edit : l’auteur étant apparemment israélo-américaine, c’est une étape de plus dans mon challenge tour du monde !

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C’est lundi, que lisez-vous ? #62

Rendez-vous hebdomadaire initié par One person’s Journey Through a World of Books, repris par Mallou puis Galleane en Français.

Les règles sont très simples ; il s’agita de répondre à trois questions tous les lundis :

  1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
  2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
  3. Que vais-je lire ensuite ?

Mes lectures de la semaine :

 

Bardugo Legh Six of crows 1

Dévoré en moins de temps qu’il n’en faudrait pour le dire ! Une très bonne histoire, même si j’ai une grosse réserve sur le développement sentimental de l’intrigue. J’ai adoré l’atmosphère steampunk miséreuse, et le suspense est très réussi !

Mencia Yano, Magnolias para Andrea

Une belle idiotie, entrée dans ma PAL par le plus grand des hasard. Et puis vous vous souvenez ? Un livre en espagnol par moi. Celui-ci, au moins, était très riche en expressions idiomatiques et pour une fois en espagnol hispanique… Mais c’est à peu près tout le bien que j’en ai à dire, parce que pour le reste… Des dialogues et personnages artificiels, même les scènes de sexe sont trop rapides pour être intéressantes. Pas franchement folichon, donc.

Du côté des relectures, je me suis replongée dans cette saga que j’adore, et j’en ai profité pour rédiger une chronique sur le premier tome. Celle sur le second est en cours de rédaction.

Et j’ai aussi publié une chronique en retard :

Ruescas Javier El (sin)sentido del amor

El (sin) sentido del amor, une belle déception, malheureusement.

Mes lectures en cours :

Erikson Steven Los jardines de la luna 1

Mis en pause, c’est trop long… A voir si j’aurai le courage de le reprendre prochainement !

Bailly Samantha Oraisons

Commencé ce week end, et ma foi fort prometteur ! Le personnage que l’on suit dans les premières pages m’avait un peu rebutée, mais cela s’arrange par la suite ! Le mystère s’épaissit, et j’adore l’intrigue sous-jacente concernant la religion et l’endoctrinement. Sans compter la magie qui paraît assez originale…

Mes lectures à venir :

Mystère et boule de gomme… Un passage à la bibliothèque est à l’ordre du jour.

Le Prince des Ténèbres, tome 1 de Jeaniene Frost

Frost Jeaniene Le Prince des Ténèbres 1

Leila est affligée d’un pouvoir terrifiant qui la condamne à une vie de solitude : son bras droit chargé d’électricité lui permet de voir les secrets les plus sombres des gens. Enlevée par des créatures de la nuit, elle est forcée à entrer en contact télépathique avec un mystérieux vampire adepte de barbecue… où ses ennemis tiennent lieu de viande à griller. Malgré le danger, Leila choisit de lui confier son destin afin d’échapper à ses geôliers. Mais le pyromane pourrait bien être plus complexe qu’il n’y paraît, et bien contre son gré, elle sent ses sentiments à son égard évoluer…

Premier tome d’un spin off de la série Chasseuse de la nuit. J’avais déjà parlé de la lassitude que cette saga avait fini par faire naître en moi (ici)… Lassitude qui ne s’est pas étendue à cette histoire parallèle, bien au contraire !

Leila possède un pouvoir surnaturel et inédit, inexplicable. J’ai adoré la voir expliquer son fonctionnement, en jouer avec virtuosité pour se sortir des mauvais pas. Sa vision désabusée du monde et des gens donne une saveur très particulière à l’atmosphère, à la fois sombre et candide, parce que malgré tout ce qu’elle a vu et tout ce qui lui est arrivé, Leila reste jeune et garde espoir en son destin.

Je ne dis pas qu’elle est parfaite : le gros bémol de son caractère est qu’elle ne réfléchit pas beaucoup avant de se jeter dans la fosse aux lions. Elle saute dans le vide, avec un parachute dont elle s’aperçoit à mi-chemin qu’il est défectueux, et ensuite c’est à d’autres de voler pour la secourir.

Mais ce défaut ne suffit pas à gâcher l’excellence de ce début de saga, car toutes les réserves que j’aurais pu émettre sont levée grâce à Vlad. Aaaah Vlad (et ce « aaaah », si vous ne l’aviez pas reconnu, est un soupir énamouré). Vlad, vampire terrifiant, terriblement endurci, décidé à faire de Leila sa maîtresse. Juste pour le sexe, parce qu’il n’est pas du tout romantique dans l’âme, Vlad. C’est même tout le contraire. Et il ne change pas sous prétexte qu’il pourrait bien avoir des sentiments, sous sa carapace. C’est ce que j’ai préféré chez lui : il empêche le roman de prendre un tournant dégoulinant en restant toujours égal à lui-même : sans pitié, hiératique et prêt à tout pour défendre sa lignée… Les sentiments c’est pour les mauviettes, et il refuse de prendre en compte les siens.

En bref : vous l’aurez compris, c’est un excellent premier tome. Sans ce petit défaut de Leila, je lui aurait décerné un coup de cœur… Du coup c’est Vlad seul qui aura mon cœur…

[Challenge] Tour du monde

Petit article pour vous présenter un challenge un peu fou auquel j’ai décidé de m’inscrire : le Tour du monde en 8 ans!

logo-challenge-tour-du-monde

Le logo est de Mortuum, l’image source vient d’ici.
La présentation du Challenge par Mortuum
La discussion sur Livraddict

Voilà, j’ai lu des centaines et des centaines de livres, pourtant la majorité d’entre eux vient de trois pays différents ! Je trouve un peu consternante l’étroitesse d’esprit que cela révèle chez moi… A mes yeux, la littérature d’un pays est la manière la plus facile d’en découvrir l’âme – du moins quand on n’a pas les moyen de s’y rendre en personne.

Or donc, j’ai actuellement lu des auteurs venant de 23 pays différents, que je peux comptabiliser dans mon score, puisque le challenge est rétroactif. Malheureusement tous ne sont pas chroniqués.

Je suis inscrite dans l’ambitieuse catégorie « routards ». Il faut donc que j’ai lu des livres d’auteurs de 70 pays différents d’ici août 2020. C’est parti mon kiki, j’ai de la route à faire.

  1. Afrique du Sud : Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté
  2. Allemagne : Cornelia Funke, Cœur d’encre
  3. Australie : Lian Hearn, Le Clan des Otori
  4. Belgique : Stephen Desberg, La Marque du diable (BD – chronique sur mon ancien blog)
  5. Brésil : Léo, Les mondes d’Aldebaran (BD)
  6. Canada : Kelley Armstrong, Morsure
  7. Chili : Isabel Allende, L’Île sous la mer
  8. Chine : Dai Sijie, Balzac et la Petite Tailleuse chinoise
  9. Espagne : Maria Martinez, Cruzando los límites
  10. Etats-Unis : trop nombreux pour être comptés
  11. Finlande : Arto Paasilina, Petits suicides entre amis
  12. France : trop nombreux pour être comptés
  13. Irlande : Samuel Beckett, En attendant Godot
  14. Israël : Leigh Bardugo, Six of Crows
  15. Italie : Cesare Beccaria, Des délits et des peines
  16. Japon : Ai Yazawa, Nana
  17. Maroc : Tahar Ben Jelloun, Jour de silence à Tanger
  18. Nouvelle Zélande : Nalini Singh, Esclave des sens
  19. Pologne : Andrzej Sapkowski, Le dernier vœu (chronique sur mon ancien blog)
  20. République Tchèque : Franz Kafka, La Métamorphose
  21. Roumanie : Eugène Ionesco, Rhinoceros (chronique sur mon ancien blog)
  22. Royaume-Uni : trop nombreux pour être comptés
  23. Serbie : Bojan Kovacevic, Arctica (BD)
  24. Suisse : Marika Gallman, Maeve Regan

Ça fait peu de chroniques tout ça… Il me manque une nationalité par rapport à mes statistiques sur L@ sans que j’aie la moindre idée du pays en question…