Chasseuse de vampires tome 5, de Nalini Singh

Singh Nalini El gremio de los cazadores 5

Nouveau couple dans la saga : c’est au tour du mystérieux Jason de s’éprendre… Sur qui se portera son choix ? Sur la plus improbable des femelles, la douce princesse Mahiya, une charmante écervelée vivant à la Cour de Neha. Enfin, c’est ainsi que la puissante archange présente sa nièce. Evidemment, Jason se rend bien vite compte que ce portrait n’est pas tout à fait fidèle…

Et j’ai adoré la vraie Mahiya. Elevée depuis le berceau par sa tante cruelle qui la hait profondément, elle n’est qu’un instrument servant à punir l’infidélité de son père, Eris. Eris, qui a trompé sa compagne Neha avec la propre jumelle de la puissante archange, Nevriti. Une histoire de famille bien tordue… Retenue prisonnière, sous la menace constante d’une mort lente et douloureuse, Mahiya a dû apprendre à dissimuler pour survivre à la Cour de sa terrible tante.

Malgré toutes ces épreuves, elle s’efforce de préserver sa fraîcheur et son optimisme. Elle se refuse à tomber dans la haine et l’amertume, décidée à se battre pour un jour, vivre libre et heureuse. La meilleure revanche à prendre sur sa famille… Une fois de plus, je le dis : j’ai tout simplement adoré ce personnage. Je me suis retrouvée dans cette vision volontairement positive de la vie et de ses embûches. Même si tout va mal, les choses finiront par s’arranger. Il suffit de survivre et de préserver sa santé mentale jusque-là.

Jason est un contrepoint intéressant. Même à la fin du livre, il reste mystérieux, avare en paroles. Puissant et aimant, il forme un beau couple avec Mahiya, même si à mon grand regret son point de vue sur la relation est très peu développé, ce qui renforce son côté distant.

Point négatif de ce tome : l’intrigue principale. J’ai assez accroché à la première partie, cette ambiance soupçonneuse et horrifiée face aux meurtres sanglants qui secouent la Cour de Neha. En revanche, au détour d’une phrase au milieu du livre, j’ai deviné l’élément principal du dénouement… Du coup la fin a singulièrement manqué d’intérêt à mes yeux…

Hormis cela, mention spéciale pour la description des décors orientaux, depuis l’architecture (inspirée de lieux réels en Inde, d’après la note de l’auteur en fin de livre) jusqu’aux costumes, tout est fait avec un art consommé qui ne donne qu’une envie : découvrir ce pays ! La richesse des descriptions des textiles m’a particulièrement plu.

En bref : un bon tome de la série, même s’il ne décroche pas la mention coup de cœur à cause d’une petite prévisibilité de l’intrigue. J’ai beaucoup aimé les personnages et l’atmosphère de ce livre.

Outlander tome 5, de Diana Gabaldon

1771. La guerre d’indépendance américaine approche. Claire, exilée au Nouveau Monde, l’a lu dans ses livres d’histoire et Jamie Fraser, son époux, est bien placé pour savoir que ses prédictions se réalisent toujours. Et pour cause… Née au début du XXe siècle, Claire Beauchamp-Randall a servi comme infirmière dans les rangs de l’armée anglaise pendant la Seconde Guerre mondiale avant de se retrouver projetée au cœur des Highlands à une époque – 1743 – où les seuls Anglais présents en Ecosse étaient les soldats et officiers de l’armée du roi Georges. Epouse, mère et chirurgienne, Claire est toujours liée à Jamie, son Highlander, par une folle passion, et a retrouvé sa fille Brianna, qui, elle aussi, a su passer à travers les mailles du temps. Leur bonheur serait donc complet si elle ne savait ce que l’avenir leur réserve : la révolution américaine est en marche, lourde de périls. Quant à Brianna, elle a découvert dans une vieille gazette l’avis de décès d’un James Fraser et d’une Claire Beauchamp, brûlés dans l’explosion de leur maison le 29 janvier 1776. C’est pour cette raison qu’elle a décidé de quitter l’univers des Beatles et du Coca-Cola. Pour tenter, à son tour, de récrire l’avenir…

Cinquième tome de la saga Outlander, entamé avec enthousiasme…

Ce fut une lecture pleine d’évènements, étalée sur plusieurs mois… Laborieuse par certains aspects, parce que j’avais peur d’être prise au piège du sortilège « Gabaldon ». Oui, pour les trois premiers livres, je les avais ouverts puis finis avant d’avoir le temps de dire ouf. Avec le 4e j’avais dû me modérer en raison de diverses péripéties (racontées ici). Cette fois-ci, je me suis fait violence pour ne pas me lancer dans un marathon lecture ! 1400 pages c’est trop long. 800, ou même 1000 ça passe, en trois jours ça peut être bouclé. Mais 1400 pages, c’est au moins 4 jours de lecture, de quoi faire une overdose.

Bref, une fois n’est pas coutume, je ne râlerai pas contre la tomaison française qui divise chaque tome en plusieurs. Ça me paraît même plutôt pertinent… Parce que franchement, 1400 pages, ça tient pas dans mon sac à main.

Mais retournons à nos moutons.

Dans ce tome, on retrouve tous nos personnages préférés, qui creusent leur trou dans l’Amérique du XVIIIe siècle. Les péripéties sont multiples – comment Mme Gabaldon arrive encore à se renouveler après plusieurs milliers de pages, je ne sais pas. Mais ça doit tenir du miracle !

Ces évènements entretiennent l’intérêt, et puis la langue agile de Claire n’est pas piquée des hannetons, c’est un plaisir à lire.

Pourtant, j’ai trouvé que ce tome manquait de trame d’ensemble. On avait l’impression d’une succession de retournements de situation sans direction claire. Cela ne m’aurait pas gênée si le livre avait été plus court (vous l’aurez compris, il fait la modeste taille de 1400 pages). Mais là, j’ai trouvé cela tout de même un peu longuet. Même si, soyons honnêtes : peut-être est-ce en raison de ma lecture hachée.

En bref : un tome un peu longuet, mais qui m’a permis de retrouver des personnages et une plume que j’adore. Je lirai avec plaisir le livre suivant, dès que j’aurai pu mettre la main dessus !

Petit extrait, que je n’ai malheureusement pas eu le temps et la patience de traduire pour l’instant… A mon avis on y retrouve la quintessence de la saga en général et de Claire Beauchamp en particulier. Un régal !

« And so on the third day, faced with the alternatives of a day spent cooped up with three small children in our cramped lodgings, or a repeat visit to the much-diminished remains of the dead whale, I borrowed several buckets from our landlady, Mrs Burns, commissioned a picnic basket, and marshalled my troops for a foraging expedition.

Brianna and Marsali consented to the notion with alacrity, if not enthusiasm.

[…]

As is usual in cases of travel with small children, our departure was somewhat prolonged. Joanie spit up mashed sweet potato down the front of her gown, Jemmy committed a sanitary indiscretion of major proportions, and Germain disappeared during the confusion occasioned by these mishaps. He was discovered, at the conclusion of a half-hour search involving everyone in the street, behind the public livery stable, happily engaged in throwing horse dung at passing carriages and wagons.

Everyone forcibly cleaned, redressed, and – in Germains’ case – threatened with death and dismemberment, we descended the stairs again, to find that the landlord, Mr Burns, had helpfully dug out an old goat-cart, with which he kindly presented us. The goat, however, was employed in eating nettles in the next-door garden, and declined to be caught. After a quarter of an hour’s heated pursuit, Brianna declared that she would prefer to pull the cart herself, rather than spend any longer playing ring-around-the-rosy with a goat. »

(p.1317-1318)

Le Charbon et le Tartan (tome 1)

Le Talisman (tome 2)

Le Voyage (tome 3)

Les Tambours de l’Automne (tome 4)

Psi-Changeling tome 8, par Nalini Singh

singh-nalini-psi-changeling-8

Avertissement : ceci est une chronique issue d’une relecture.
Cela signifie :
  1. Que j’ai assez aimé ce livre pour le relire, plusieurs fois ;
  2. Que je suis plus sévère, parce qu’en raison de ces multiples 
    relectures, j’ai eu beaucoup d’occasions de m’attarder sur 
    ce qui me plaisait le moins.

Sophia Russo est Justice-Psi. Son don est sa malédiction : elle peut revivre les souvenirs sanglants de criminels dérangés. Lorsqu’elle se retrouve à faire équipe avec Max Shannon, un flic humain, sur une affaire de meurtres, elle sent son conditionnement faiblir. Des émotions interdites se frayent un chemin dans son esprit saturé de perversions qui ne sont pas les siennes. Dans ces conditions, céder à son attirance pour cet homme signifierait accepter les ténèbres. Celles qui l’exhortent à faire justice elle-même et à devenir juge… et bourreau.

Un tome que j’attendais avec délectation, puisqu’il traitait du monde judiciaire et que c’est un sujet pour lequel j’ai un intérêt tout particulier – déformation professionnelle, je l’admets. Malheureusement, le bref aperçu qui nous est donné ici du système juridique du monde psi-changeling relève des clichés les plus populistes et bien-pensant.

Les criminels sont tous d’horribles monstres (des violeurs assassins qui n’adorent rien tant que torturer d’innocentes jeunes filles), et les avocats qui les défendent, des pourris qui ne valent guère mieux. La police fait tout son possible pour mettre les criminels derrière les barreaux, malgré lesdits juristes qui leur mettent des bâtons dans les roues, et malgré les jurys crédules. Franchement, c’est d’une terrible naïveté et partialité qui me navrent.

Il faut ajouter l’incompatibilité de l’usage des pouvoirs J-Psi tels que décris par Mme Singh avec la conception la plus élémentaire des droits de l’homme. L’un des principes les mieux assis des droits de la défense est en effet le droit de ne pas s’auto-incriminer[1].

Au-delà de ces aspects techniques, la romance est touchante, les deux personnages sont attachants. J’ai beaucoup aimé l’histoire de Max, ce flic qu’on n’avait fait que croiser dans les tomes précédents. J’ai aussi apprécié cette volonté qu’avait Sophia de se battre jusqu’au bout pour préserver son identité, malgré le peu de choix qui s’offre à elle.

L’histoire fait battre le cœur, le suspense est bien présent, et l’intrigue principale, qui trace un fil conducteur à travers tous les tomes de la saga, continue de se développer.

En bref : un bon tome malgré les détails qui font grincer les dents de la juriste que je suis. Les personnages permettent d’aborder le monde des psis et changelings sous un angle inédit qui n’est pas inintéressant.

[1] A titre d’exemple, il est rappelé « que le droit de garder le silence et le droit de ne pas s’incriminer soi-même sont des normes internationales généralement reconnues qui sont au cœur de la notion de procès équitable » au §37 de l’arrêt Schmid-Laffer c/ Suisse 16/06/15 rendu par la 2e section, req n°. 41269/08 de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CrEDH).

C’est lundi, que lisez-vous ? #56

Rendez-vous hebdomadaire initié par One person’s Journey Through a World of Books, repris par Mallou puis Galleane en Français.

Les règles sont très simples ; il s’agit de répondre à trois questions tous les lundis :

  1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
  2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
  3. Que vais-je lire ensuite ?

Mes lectures de la semaine :

Publication de chroniques en retard :

Singh Nalini Psy Changeling 10

Psi-Changeling, tome 10 Le Baiser du loup, de Nalini Singh. Je crois avoir déjà largement exposé mon admiration et mon amour pour cette saga et cet auteur. Cette article représente une occasion supplémentaire de le faire…

Peru Oliver La voix des rois 1

Ça m’aura pris un moment, mais j’aurai fini par la rédiger, cette chronique de La Voix des Rois. Ainsi que je l’ai expliqué, c’est une excellente lecture !

Druon Maurice Les Rois maudits 1

Le roi de fer, achevé juste à temps pour figurer dans cette rubrique ! J’ai beaucoup aimé. Les complots politiques et les drames humains de premier plan bouillonnent, les intérêts antagonistes s’affrontent. J’ai particulièrement apprécié particulièrement le personnage d’Isabelle, qui me parle beaucoup. J’admire sa détermination à faire ce qu’elle considère être comme son devoir, et sa relation avec son père me touche énormément. Et il faut bien évidemment mentionner pour finir la plume de Maurice Druon, qui est un grand, grand plaisir de lecture! Ses tournures médiévales plus vraies que nature lui donnent un cachet du plus bel effet… Chronique à venir.

Mes lectures en cours :

Singh Nalini El gremio de los cazadores 5

Commencé cette semaine pour une lecture détente entre deux examens… J’avais grand besoin de distraction, et ce tome en promet de belles!

SAM Tara Duncan 5

Relecture entamée pour lire quelques pages le soir, avant de m’endormir… Eh oui, c’est à la fois distrayant et apaisant, parce que je connais très bien ce tome – c’était mon préféré, à l’époque où je lisais Tara Duncan et en étais fan ! Du coup pas de danger d’être entrainée dans la lecture (quelques pages de plus avant d’éteindre… *une heure plus tard* bon je suis tellement près de la fin, 300 pages c’est rien du tout, autant que je le finisse)… Contrairement à un livre de Nalini Singh mentionné ci-dessus !

Mes lectures à venir :

Finir quelques livres en cours et/ou en pause… Ce serait déjà pas mal… Et puis j’ai été emprunter plusieurs suites de saga à la bibliothèque et je ne sais par laquelle commencer. J’hésite, je toupille, je suis déchirée…

Les Haut Conteurs tome 1, d’Oliver Peru et Patrick Mc Spare

Peru Oliver La voix des rois 1

1190, Tewkesburry, royaume d’Angleterre. A treize ans, Roland ne rêve que de voyages, de chevalerie et d’aventures. Seulement ses parents ont besoin de lui pour tenir l’auberge familiale. Il ne connaît le monde que par les gens de passage, et son compagnon de tous les instants, l’ennui, semble bien décidé à lui gâcher l’existence.

La venue d’un Haut-Conteur au village va tout changer. Le prestigieux chasseur d’histoires et d’énigmes enquête sur les mystères de la forêt de Dean et sur les goules qui s’y cachent. Il ne craint pas les croque-cadavres et s’enfonce seul dans les ténèbres, nuit après nuit… mais un matin, il ne revient pas.

L’histoire a-t-elle mangé celui qui aurait dû la raconter ? C’est ce que va tâcher de découvrir Roland…

Olivier Peru est un auteur pour lequel j’ai le plus grand respect et admiration, sentiments nés de ma lecture de ses romans Druide et Martyrs. Patrick Mc Spare m’a malheureusement moins convaincue avec Les Héritiers de l’Aube.

Mais la blogosphère s’est tellement répandue en éloges dithyrambiques sur cette nouvelle saga que je ne pouvais pas passer à côté. Enfin, « nouvelle », disons « nouvelle » pour moi, puisque le premier tome est sorti en 2010, et que la série en compte cinq.

Le livre nous présente son personnage principal, Roland, fils de tavernier, jeune garçon qui rêve d’aventures malgré l’avenir tout droit tracé qui se présente à lui. J’ai beaucoup apprécié son caractère volontaire malgré sa touche de naïveté. Roland prend des décisions et s’y tient, en s’efforçant d’agir au mieux.

Je reste quelque peu dubitative sur la relation qu’il noue avec Mathilde, maîtresse Haut-Conteuse. Celle-ci accepte sur le champ de le prendre comme apprenti, et j’ai trouvé que cette relation se développait trop vite, alors que rien n’indiquait que Mathilde ait eu pour projet de prendre un élève. Cette rapidité contribue à donner un caractère « jeunesse » à ce livre et je le déplore. D’autre part, l’attitude sarcastique de Mathilde vis-à-vis du jeune garçon paraît particulièrement peu pédagogue.

J’étais également très, très curieuse de savoir ce que l’on dirait de la voix, dans ce livre. C’est un domaine qui m’intéresse énormément puisque je suis moi-même apprenti-chanteuse. Au premier abord j’ai été un peu déçue : les descriptions à ce sujet étaient très superficielles. Mais après réflexion, je me dis que la chose n’est pas trop mal menée. On pourrait chipoter sur les considérations de technique vocale – quiconque soutient que la voix vient exclusivement de la gorge, ou même des cordes vocales a tout faux. Mais les auteurs ne se risquent pas sur ce terrain, si bien que j’aurais du mal à leur jeter la pierre. Ce que je trouve extrêmement intéressant en revanche, c’est l’idée de cette voix de roi propre à influencer les foules, faire fuir les ennemis… Bref en un mot : l’utilisation de la voix comme arme. J’espère en apprendre plus à ce sujet dans les tomes suivants, que je lirai sans faute.

Il faut aussi que je vous dise un mot de l’enquête en elle-même, pleine de mystères et sans temps mort. Elle est particulièrement réussie puisque le secret révélé à l’issue du roman a été pour moi une énorme surprise. Et enfin, il est nécessaire d’ajouter à cette intrigue menée de main de maître une atmosphère très travaillée qui vous donne le frisson à plus d’une reprise. Cela instaure une ambiance mystérieuse et terrifiante et confère à ce monde médiéval une originalité propre. Les descriptions des lieux ésotériques et du manuscrit qui est l’enjeu de la Quête des Haut-Conteurs font toute la saveur de ce roman.

En bref : un premier tome très réussi, avec un personnage principal attachant et les bases d’un monde très prometteur. Je lirai avec grand intérêt le tome suivant !

Psi-Changeling tome 10, de Nalini Singh

Je vous un culte à Nalini Singh. Après ma reprise de découverte de sa seconde saga, Chasseuse de Vampires, j’ai succombé à une petite « maniasingh », et j’ai voulu me replonger dans certains de ses livres que j’ai préférés… Ou le moins relus… Ou dont la dernière (re)lecture remontait à bien longtemps.

Bref, aujourd’hui je vous présente une chronique du tome 10 de Psy Changeling, l’une des sagas les plus génialissimes de tous les temps passés présents et à venir. Et croyez-moi, j’ai des C-Psy dans mon arbre généalogique.

Singh Nalini Psy Changeling 10

Voilà un couple qui se voyait venir… Un couple que j’ai attendu avec impatience de se voir former, presque depuis les débuts de la saga !

Sienna, jeune psy cardinale aux dons mortifères et mystérieux, versus Hawke, mâle hypra-dominant et alpha de la meute la plus puissante des États-Unis. Des étincelles en perspective !

Je dois avouer que cette romance tant attendue m’a un peu déçue. Elle a été moins spectaculaire que je ne l’espérais. Je l’ai pensé à ma première lecture, et j’en suis encore convaincue aujourd’hui.

Mais cela reste du Nalini Singh, un livre d’une qualité à toute épreuve. La force des sentiments de deux personnages rend le tout bien pimenté, même si on n’assiste pas au feu d’artifice anticipé. Il y a du suspense, on découvre les secrets des deux protagonistes. C’est d’autant plus intéressant que contrairement à certains autres tomes de la saga (les tomes 7 et 8, par exemple), ce sont des personnages qui ont été à la marge de toutes les aventures précédentes, dont le rôle, bien que secondaire dans les aventures en question, était crucial à l’échelle de la série.

Mais ce qui rend ce livre génial, et capital pour l’ensemble de la saga, ce sont les éléments de l’intrigue principale qui trouvent ici leur résolution. La bataille pour laquelle la ville de San Francisco se prépare depuis plusieurs livres maintenant trouve ici son apogée. Ça donne de l’action, encore plus que dans d’autres épisodes de la série, du fait de la généralisation des combats. Tous y prennent part, tous y trouvent leur écot de gloire et de souffrance. L’équilibre de la face du monde, ce monde que Nalini Singh nous décrit depuis 10 tomes, des centaines de pages et des heures de lecture merveilleuse, s’en trouve complètement bouleversé.

C’est un pivot pour la saga, mais ce n’est pas une apogée. L’histoire continue son développement dans les tomes suivants. Je peux même vous dire que les choses vont crescendo !

En bref : un coup de cœur renouvelé pour la énième fois, une ixième déclaration d’admiration et de respect éternel pour Mme Singh ! Je suis assez claire ? Filez lire ce livre !

NB : la saga compte à l’heure actuelle 15 tomes, tous plus géniaux les uns que les autres. Je vous jure, allez les lire !

Le mardi sur son 31 #25

Le mardi sur son 31 est un rendez-vous initié par Sophie, sur son blog Les Bavardages de Sophie

Il s’agit de citer un passage de la page 31 du livre que l’on est en train de lire. Une bonne manière de présenter un livre…

Peru Oliver La voix des rois 1

Mon dernier billet consacré à ce rendez-vous remonte à quelques mois déjà, et techniquement j’ai déjà fini le livre dont je vous présente un extrait. Mais le passage en question se prêtait tellement bien à l’abstraction que je ne peux pas résister… Il est issu d’un petit livre qui vaut bien le détour, La Voix des Rois, premier tome de la saga « Les Haut Conteurs » par Oliver Peru et Patrick Mc Spare.

Ce passage nous met en présence de Roland, personnage principal de ce premier tome, un jeune garçon en mal d’aventure. Ladite aventure a cependant frappé à sa porte lorsqu’il s’est mis en quête d’un Maître Haut Conteur perdu dans la forêt voisine, Corwyn, dit « Le Flamboyant ».

« Quand Roland sortit de la forêt, après une marche de plus de trois heures, il faisait jour. Pourtant, l’obscurité en lui ne se dissipait pas, elle rongeait son cœur, embuait ses yeux et étouffait ses pensées comme son courage. Il s’était convaincu que ce qu’il allait accomplir était bien, cependant le doute le tiraillait.

Depuis qu’il avait tiré le corps du Flamboyant de son trou, l’infime partie de lui, raisonnable et geignarde, qui craignait l’avenir le suppliait d’oublier son aventure de la nuit. Il était encore temps de mentir, d’abandonner le cadavre du maître pourpre et de rentrer discrètement à la Broche Rutilante. Il était encore temps de mener une vie normale et ennuyeuse. Encore temps d’oublier les rêves d’aventures qui avaient toujours hanté les recoins de sa tête. »