Macbeth, de Shakespeare

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Macbeth, général fidèle au roi Duncan, vient de remporter une grande bataille. Pourtant une bataille plus grande encore l’attend, lorsque trois sorcières lui prédisent un glorieux avenir : le trône, rien de moins. Lorsque leurs premières prédictions se réalisent, une ombre tombe sur le cœur du général. Se pourrait-il qu’elles aient également dit vrai en ce qui concerne la royauté ? Que doit-il faire pour que le destin prenne ce chemin ?

Macbeth, la pièce écossaise… Un classique que je n’avais jamais eu l’occasion de lire. C’est maintenant chose faite, et je trouve qu’il n’a pas pris une ride !

Les personnages m’ont beaucoup plu. Macbeth n’est pas aussi méchant que ses ennemis le prétendent. C’est un homme qui prend une décision, sans être lui-même convaincu, et qui comprend très rapidement que c’était une mauvaise décision. Malgré tout, il doit continuer à vivre avec le poids et les conséquences de ses actions. Sa femme aussi m’a beaucoup plu, parce qu’elle est très velléitaire et laisse d’autres se charger de la réalisation de ses (mauvaises) idées. Mais on s’aperçoit ensuite qu’elle n’est pas dépourvue de remords, et cela lui donne une profondeur qui m’a surprise. Les personnages secondaires, depuis Banquo jusqu’à Malcom en passant par Macduff, ne sont pas en reste, et chacun apporte sa pierre à l’édifice, avec sa personnalité et ses stratagèmes propres.

Les mots de Shakespeare et les creux de la pièce ouvrent un boulevard aux acteurs. On peut imaginer des dizaines de versions différentes pour chaque caractère, et varier à l’infini le jeu. On peut inventer et réinventer les mécanismes qui les poussent à agir. C’est absolument génial, et cette pièce doit être un régal à jouer.

D’autant que pour ne rien gâcher, elle est pleine d’action. Des meurtres, des batailles, des voyages, et même ce petit goût de fantastique apporté par les sorcières… Un régal vous dis-je !

Une autre chose que j’ai adorée, c’est la problématique sous-jacente de la pièce sur la liberté des choix et le destin. Macbeth n’aurait pas agi comme il l’a fait si d’autres ne l’avaient pas encouragé. Ainsi, lorsque la fin arrive, j’ai été surprise que les sorcières, dont la prophétie avait pour ainsi dire lancé l’intrigue, n’apparaissent pas pour se repaître de leur triomphe. Mais au final, cette absence leur donne encore plus de poids. Comme une présence fantomatique, silencieuse, cela permet de sentir plus encore qu’elles sont derrière tous ces événements.

Enfin, pour ne rien gâcher, il faut que je vous parle de la plume de Shakespeare. Certes, je n’ai pas tout compris. Certaines répliques m’ont totalement échappé. Et pourtant de ce que j’ai compris, et de tout ce que j’ai lu, j’ai adoré. J’ai beaucoup aimé le rythme des phrases et les sonorités, qui apportent de la musicalité à la pièce toute entière.

En bref : une œuvre magnifique, un classique à lire et qui ne peut que plaire.

Pour aller plus loin…

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