Riley Jenson tome 1, de Keri Arthur

Arthur Keri Riley Jenson 1

Riley Jenson est une créature rare : un hybride de vampire et de loup-garou. Avec son frère Rhoan, elle travaille à Melbourne pour une organisation chargée de faire respecter la loi parmi les êtres surnaturels et de protéger les humains. Si Rhoan est un gardien enthousiaste – autrement dit un assassin -, sa sœur, elle, se contente d’un poste administratif… jusqu’à ce que Rhoan disparaisse lors d’une mission. Ça ne pouvait pas tomber plus mal : plus loup-garou que vampire, Riley est extrêmement lunatique et, la semaine avant la pleine lune, son besoin de s’accoupler devient irrépressible. Certes, elle a deux partenaires toujours prêts à la satisfaire, mais elle va devoir maîtriser ses pulsions si elle veut retrouver son frère !

Une nouvelle bonne découverte bit-lit pour l’été.

J’avais découvert l’autrice avec sa saga Risa Jones, qui se déroule plus de vingt ans après celle-ci. J’ai donc découvert avec curiosité le passé des personnages secondaires, en connaissant déjà la fin de leur histoire… J’ai comme l’impression que ça va limiter le suspense sur bon nombre de points !

Mais, ça reste une lecture détente parfaite pour un moment avec le cerveau au placard. J’ai trouvé les scènes de combat assez longuettes – je commence à faire une overdose sur ce point; trop de bit-lit en peu de temps aura cet effet sur vous. D’autant qu’au final, je trouve que ces scènes sont bien moins variées que les scènes de sexe, assez paradoxalement. La personnalité des participants fait nettement plus de différences pour ces dernières.

Malgré cet aspect ennuyeux (j’ai allègrement lu ces moments de baston en diagonale), on trouve tous les ingrédients nécessaires à une bonne bit-lit bien classique. Une héroïne à forte tête, de beaux mâles perturbateurs d’hormones, des scènes de sexe à la pelle. De temps à autre, on a le droit à une baston. Et de manière encore plus occasionnelle, il arrive qu’on avance dans l’enquête de ce tome. Vous ne m’entendrez jamais louer ce premier tome comme de la grande littérature, mais lorsqu’on n’en attend pas trop, c’est une très bonne lecture.

J’ai assez apprécié l’enquête en question. Une sombre histoire de manipulation génétique (dont je connais en partie l’issue du fait mon étourderie… Lire les sagas dans le désordres, c’est jamais très bon pour le suspense). J’ai comme l’impression que je ne vais pas avoir beaucoup de surprise avec cette série.

En bref : un bon début de saga bit-lit. Pas de grosse surprise, mais une mythologie qui tient la route et une enquête aux enjeux intéressants. Par contre, mieux vaut prévenir que guérir: beaucoup, beaucoup de sexe, et assez malsain* en plus.

* je suis pas très fan des pulsions sexuelles attribuées au femmes dans les saga bit-lit, je trouve que le consentement laisse à désirer dans ce genre de contexte… Le problème s’est aussi posé à propos d’Anita Blake

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