Eragon, de Christopher Paolini

J’ai une longue histoire d’amour avec Eragon… Elle a commencé quand j’étais une gamine d’une dizaine d’année et s’est prolongée jusqu’à la parution du dernier tome, en 2012… C’est-à-dire il n’y a pas si longtemps que ça !

Aujourd’hui, après de patientes recherches, j’ai réussi à collecter les 4 tomes d’occasion, en grand format. Je les ai fièrement alignés sur mes étagères – il faut dire que les couvertures sont tellement belles !

Paolini Christopher Eragon (saga)
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Mais passons à l’objet de cet article : les 3 excellentes raisons pour lesquelles j’adore ce premier tome.

Paolini Christopher Eragon 1

La première, c’est le personnage principal, Eragon. Jeune garçon un peu nunuche, il est confronté à un bouleversement qu’il a du mal à encaisser : l’éclosion d’un œuf de dragon pour lui.

La relation qu’il développe avec sa dragonne, Saphira, est très belle et donne de la profondeur à son caractère. C’est une relation de complicité, mais surtout d’un amour transcendant difficile à concevoir. Eragon et Saphira sont tout l’un pour l’autre, mais ils conservent une identité et des désirs propres. Et ils ne sont pas pour autant dans une relation amoureuse. Cela donne un lien lumineux, bien trop rare en haute fantasy.

Au-delà des erreurs qu’il commet de temps à autre, erreurs qui permettent de donner des aspérités à son caractère, Eragon se sort très honorablement des difficultés auxquelles il est confronté. Cela en fait un vrai héro : imparfait et pourtant admirable, puisqu’il persévère malgré les obstacles.

La seconde raison de cette profession d’amour, c’est la mythologie. Imaginez : à dix ans, j’étais loin d’avoir dévoré autant de fantasy qu’aujourd’hui. Voir débouler les dragons, les nains, les elfes, les urgals, et une magie qui me paraissait très raffinée à l’époque, ça m’avait paru renversant ! Sans compter que l’auteur, Monsieur Paolini, renforce cette richesse d’un contexte politico-historique remarquablement développé – quoique pourvu de quelques lacunes, que je peux aujourd’hui reconnaître avec mes yeux d’adulte.

La troisième raison, ce sont les péripéties. Ce premier tome est incroyablement dense, Eragon fuit d’un coin à l’autre du continent, l’Alagaësia, tantôt pour poursuivre les méchants, tantôt pour leur échapper. Il est mêlé à toute sorte de combats, doit enquêter de temps à autre et toujours lutter pour en apprendre toujours plus, pour rassembler les informations sans lesquelles ni lui ni Saphira ne pourront survivre. Ce foisonnement a un aspect négatif : le déroulé chronologique manque de clarté. Les péripéties se déroulent trop vite et font tourner la tête : on n’arrive pas à savoir quelle quantité de temps s’est écoulé à l’issue du tome. Mais cet inconvénient ne suffit pas à nuire au roman, dont le rythme est extrêmement prenant – et plus encore pour la gamine de dix ans que je fus !

En bref : un coup de cœur magistral, que je revis avec nostalgie lorsque d’aventure il me prend l’envie de rouvrir ce livre… Quelque peu axé jeunesse par la simplicité de l’écriture et la trame, il faut l’avouer. Mais les personnages, la mythologie, et l’intrigue sont tout simplement géniaux !

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