Quand la bit-lit verse dans le cauchemar…

Arthur Keri Riley Jenson 2

Comme je suis une bloggeuse attentionnée, je vous épargne la quatrième de couverture infligée par Milady à ce pauvre roman (avec tout le respect dû à l’éditeur) [1].

Vraiment, tout ce qu’il est nécessaire de savoir, c’est que notre héroïne, Riley Jenson de son charmant p’tit nom, est dans de sales draps. Le début est très réussi : il nous plonge dans une atmosphère sombre de film d’horreur. Pas un détail ne manque : la ruelle sale et étroite, les pavés irréguliers froids et humides, un cadavre déjà rigidifié, et une jeune femme à poil…

STOP ! Déjà, pourquoi Riley se retrouve cul nu dès la première page ? Non, pour les scènes de sexe (nombreuses) on comprend, c’est quand même plus pratique pour baiser – je ne verse pas à dessein dans la vulgarité, mais c’est comme ça que la demoiselle elle-même désigne ses (nombreuses) galipettes.

Bref reprenons. Notre aspirante Marie-Sue [2] n’a aucune idée de ce qu’elle fait dans cette fameuse ruelle avec ce macchabée inconnu. Inquiétude immédiate (et compréhensible vu la situation) : est-ce moi qui l’ai tué ? La jeune femme se tord les mains, angoissée… « Je ne veux pas devenir une tueuse… Même si c’est dans ma nature… et même si tout le monde me dit que c’est inévitable… et même si je suis déjà obligée de tuer à tout bout de champ pour sauver ma peau… » Bonjour la cohérence. Là, vous serez d’accord avec moi, on ne peut pas faire autrement que de lever les yeux au ciel. Lorsque la « force de caractère » verse dans la stupidité, moi je dis : sauve qui peut ! Sauf que non, on n’en est qu’à la première page. Du coup je vais persévérer encore un peu.

Et malheureusement, le roman continue dans la même veine sur toute la longueur. J’ai sauté les scènes de combats, qui m’avaient ennuyée dès le premier tome. J’ai aussi évité les scènes de sexe, qui m’ont gonflée au bout de 50 pages (sans blague, vous voulez savoir combien y’en avait, dans ces 50 premières pages ?).

L’ennui, c’est qu’une fois retranché tout ça, il ne restait pas grand-chose. Si, il restait les réflexions de notre Marie-Sue en puissance. Elle nous explique à quel point elle a besoin de baiser. Elle piétine le seul mec décent qui a des sentiments pour elle (non je ne suis pas objective, le vampire aura toujours ma préférence par rapport à un cheval-garou. Vous avez bien lu, un cheval garou. Très peu pour moi). Et de temps à autre, elle avance dans son enquête (en niquant pour obtenir ses renseignements).

En bref : pas grand-chose à sauver dans ce tome. Je retiendrai un vampire sexy et une histoire de manipulations génétiques à la sauce fantastique, malheureusement effacés par l’action tout-terrain ou sous couverture. J’accorde une dernière chance à la saga avec le troisième tome.

[1] Bon en fait si vous voulez la lire (à vous risques & périls, je vous aurai prévenus), la voici :

« Riley travaille toujours à Melbourne pour une agence spécialisée dans les espèces surnaturelles dont elle fait partie. Mais quand un jour, elle se réveille, nue, dans une sombre ruelle, Riley comprend que sa vie est en danger [Sans blague Sherlock !].

Au même moment, Riley fait la connaissance l’homme le plus sexy qu’elle ait jamais vu [qu’est-ce qu’elle rencontre comme hommes le plus sexy, décidément… je croyais que c’était Talon l’homme le plus sexy (cf tome 1), ensuite détrôné par Quinn (ibid)], le beau et impénétrable Kade, qui lui aussi lutte pour sa vie. Alors que ses anciens petits amis et ses ennemis tournent autour d’elle, Riley sent qu’elle est poursuivie par une nouvelle sorte de criminel. Parce que dans le sang de Riley, dort un secret qui pourrait créer un guerrier indestructible… » [bof pour le suspense, tout ça avait été annoncé dans le premier tome, rien de nouveau sous le soleil]

[2] Si vous ne connaissez pas le terme, je vous invite à vous reporter à l’excellente vidéo explicative du Tropeur de l’Extrême.

Publicités