Les joyaux noirs tome 2, d’Anne Bishop

Bishop Anne Les joyaux noirs 2

Je vous avais déjà raconté à quel point le premier tome de cette saga m’avait déroutée… En commençant celui-ci, j’ai craint de trouver un second livre de la même eau : rempli de souffrance insupportable pour tous les personnages, et avec ce contexte si confus…

Heureusement, le roman prend un autre tour au bout de cent pages. Sinon je le dis tout net : je ne sais pas si j’aurais eu le courage de poursuivre ma lecture, malgré toutes ses qualités.

Les 500 pages restantes sont consacrées à la guérison des personnages. Ils se remettent petit à petit des épreuves que leur a imposé le premier volume, déploient leurs ailes et se forgent une personnalité, enfin libérés des jougs qui leur avaient été imposés. Et qu’est-ce que ça fait du bien ! Il est jouissif de les voir si heureux, on jubile pour eux, on se mord les lèvres dans les passages difficiles – ne vous méprenez pas, il y en a ! On reste dans un livre d’Anne Bishop, après tout.

A partir du moment où le stade des difficultés est dépassé, où le noir désespoir est relégué au passé, les pages s’enchainent très vite. C’est une lecture prenante et addictive. On réussit enfin à remettre un peu d’ordre dans toutes les informations dont nous avons été bombardés. On se repère, on retient les noms des personnages et des lieux. Cela permet d’apprécier un peu plus à sa juste mesure la richesse mythologique mise en place par l’autrice*.

En bref : un excellent livre à l’excellent dosage : de la fantasy raffinée et originale, des personnages épouvantablement attachants et des péripéties haletantes. Je meurs d’envie de lire la suite, et je risque fort de ne pas y résister longtemps.

* J’ai récemment été convaincue d’utiliser la forme féminine de ce mot par les arguments de Madame Eliane VIENNOT, développés ici.

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