Oraisons, de Samantha Bailly

Bailly Samantha Oraisons

En Hélderion, la mort peut rapporter beaucoup… surtout à la famille Manérian, qui procède aux oraisons, les rites funéraires du royaume. Mais la réalité de la mort les frappe de plein fouet lorsqu’on retrouve le corps de leur plus jeune fille dans une ruelle sordide.

Tout désigne les clans, ces dangereux rebelles qui s’opposent à Hélderion. Aileen, prête à tout pour venger sa cadette, se lance dans une enquête qui la mettra à rude épreuve.

Noony, leur sœur aînée, se retrouve quant à elle aux premières loges de l’entrée en guerre de son pays contre le continent voisin. Mais elle est bien décidée à s’opposer à ce conflit qui pourrait tourner au massacre.

Prises dans des intrigues dont les enjeux les dépassent, les deux sœurs devront affronter le système qui les a forgées.

Alors, coup de cœur ou pas coup de cœur ? Telle est la question que je me pose… Une chose reste sûre, cependant : j’ai adoré ce livre. Adoré comme dans « c’est presque un coup de cœur », mais il y a un petit détail qui m’a empêchée d’être comblée… Là où le bât blesse, c’est que si j’avais lu cette histoire en deux tomes, selon le découpage de la publication initiale, je n’ai aucun doute que le second eût été un coup de cœur, et un beau ! Dilemme…

D’entrée de jeu, ce roman paraît un peu décalé, un peu jeunesse. Plein de naïveté, avec une atmosphère rêveuse apportée par Myliane et Moony (nom qui m’a sans cesse renvoyée à Loony Lovegood… bref). Toutes deux paraissent idéalistes et peu connectées à la réalité. La troisième sœur, Aileen, n’est guère mieux lotie. C’est une fonceuse, qui prend des décisions sans en mesurer toutes les conséquences. Des décisions la plupart du temps plutôt idiotes, avec des conséquences généralement dramatiques.

Dans ce premier tome, donc, les personnages sont difficiles à apprécier. Ce que j’ai aimé, en revanche, c’est le monde créé par Samantha Bailly. La religion y tient une place fondamentale, et j’ai adoré constater à quel point elle noyaute le royaume d’Hélderion. Cela donne une atmosphère de faux-semblants où la théocratie cache un immense secret et manipule des foules. La foi, plutôt qu’être affaire de raison, relève d’une obéissance absolue et aveugle, sous peine d’être taxé d’hérésie. On sent que l’oraison cache des secrets, on en discerne quelques-uns, à coup de manipulations génétiques, mais le mystère reste entier.

Les choses prennent un tournant avec l’arrivée du second tome. Les personnages ont mûri et leurs défauts sont sublimés en qualités. Les deux sœurs au centre du roman, Aileen et Moony, deviennent des personnalités fortes prêtes à tout faire pour que la vérité éclate. Faisant fi de leur conditionnement religieux, elles montrent une capacité époustouflante à suivre leur sens du bien et du mal. Cela en fait des personnages que l’on a plaisir à suivre et que l’on admire. Je les ai beaucoup aimées.

L’accent est donc moins mis sur le contexte d’Hélderion. Maintenant que les bases ont été mises en places, l’auteur se concentre sur la résolution de l’intrigue. Cela donne un livre riche en péripéties, même si j’ai vu venir la plupart des révélations supposément renversantes. On saisit toute la noirceur du plan du Grand Méchant et cela donne le frisson.

La fin est sublime. Elle clôt admirablement une magnifique duologie.

En bref : des choses géniales et d’autres qui le sont moins… Dans l’ensemble, j’ai adoré. Pas tout à fait un coup de cœur en raison de petits défauts, mais une excellente lecture sans aucune hésitation. Je recommande chaudement aux amateurs d’histoires complotistes, même si les fans de fantasy ne trouveront pas ici de quoi révolutionner le genre.

Louis le Galoup tome 4, de Jean-Luc Marcastel

Marcastel Jean-Luc Louis le Galoup 4

On raconte qu’au fil de la Vézère, dans quelque méandre abrité du regard, s’élèvent de hautes falaises de pierre blanche que la lune, en son plein, se plaît à caresser.

Là, agrippée aux rocs pâles, dominant la rivière au cours tranquille, se dresserait la plus étonnante et imprenables des forteresses.

On dit aussi que dans le nid d’aigle creusée à même la roche, dans cette citée verticale, les partisans du jeune Roy auraient répondu à l’appel du Galoup Blanc pour secouer le joug du tyran et de ses deux barons maléfiques.

C’est ce havre légendaire que Louis et ses compagnons, traqués et poursuivis, tentent d’atteindre envers et contre tout…

Mais pour leur salut ou leur perdition ?

Car dans son donjon de Tolosa, telle une araignée patiente et retorse, le noir Vicomte tisse sa toile malfaisante…

Gros gros coup de cœur !

Jusqu’ici, j’étais « simplement » très heureuse de ma découverte. Je trouvais les personnages « seulement » sympathiques, leurs aventures « juste assez » rythmées pour me prendre au pièges quelques heures. Et puis la plume de Jean-Luc Marcastel (comme cela je l’ai déjà mentionnée ? Je suis trop jeune pour radoter, donc il s’agit simplement d’un effet de répétition… Sisi, je vous assure !) cette fameuse plume, suffisait à sublimer tout ça.

Dans ce tome-ci, en revanche, il y a eu un tournant. Les péripéties atteignent un point où le suspense m’a fait trépigner, sourire, rire, m’inquiéter. Les personnages sont tellement attendrissants qu’on a envie de les prendre dans ses bras pour les protéger de révélations qu’on anticipe depuis le tout début de l’histoire… L’absence de surprise n’est plus un fardeau, au contraire !

Sans oublier ces révélations ou retournements de situation que je n’ai pas vus venir. Cela me rassure : je ne suis pas omnisciente. Il y a des choses surprenantes dans cette histoire. Tout cela me permet de décerner la mention « coup de cœur » à cet ouvrage !

En bref : je n’ai qu’une hâte, lire le cinquième et dernier tome de cette saga ! Louis a pris une nouvelle dimension dans cet épisode, et j’ai tellement envie de savoir comment tout cela va s’achever que c’en est insoutenable.

mention coup de cœur

Cygne noir tome 4, de Richelle Mead

Mead Richelle Cygne noir 4

Eugénie est enceinte, et une bonne moitié d’Outremonde veut la voir morte, tandis que l’autre est aux petits soins en attendant qu’elle donne naissance à l’Héritier du Roi de l’Orage. Avec des majuscules, s’il vous plaît, puisque le cher ange est destiné à causer la fin du monde tel qu’on le connaît en restituant la Terre aux Etincelants. La Reine-de-Daléa décide donc de s’éloigner de toute cette folie, le temps d’une grossesse… Mais son Royaume et tout Outremonde se passent difficilement d’elle : survivront-ils au Fléau en son absence ?

J’ai énormément aimé assister à l’évolution des sentiments d’Eugénie alors qu’elle doit bouleverser toute sa vie pour accueillir ses enfants. Elle doit remettre en cause beaucoup de choses qu’elle avait toujours tenues pour acquises, et cela entraine des changements de perspective intéressants. Il s’agit donc d’un tome assez introspectif.

Malgré tout, il y a aussi beaucoup d’action : Eugénie est obligée de mettre de côté ses plans pour partir en quête d’un remède au Fléau qui dévaste Outremonde. On découvre ainsi quelques royaumes de plus du monde des Etincelants, et j’ai suivi ces descriptions avec grand plaisir.

Mention spéciale également (une de plus) pour Dorian, qui prend ainsi le titre de personnage préféré de la saga. J’ai adoré sa capacité à dire des mots doux à Eugénie en assumant ses sentiments… Non sans humour piquant. Comme pour contrebalancer cela, je déplore quelque peu l’aveuglement de notre héroïne, qui n’est jamais fichue d’accepter que Dorian l’aime réellement. J’avais envie de la secouer…

En bref : une excellente conclusion de série, avec beaucoup d’action mais aussi un bel aperçu de l’évolution du caractère des personnages… Seul élément regrettable : Eugénie est lente à la comprenette, lorsqu’il s’agit d’accepter les sentiments des autres…

Mes chroniques sur :

Louis le Galoup tome 3, de Jean-Luc Marcastel

Marcastel Jean-Luc Louis Le Galoup 3

Les mâchoires du piège ont claqué à vide. Louis et ses compagnons, avec l’aide de leurs nouveaux alliés, ont échappé de peu à Malemort et au Siblaire, les noirs barons du Vicomte de Marsac. Mais on ne peut fuir indéfiniment. Il est temps pour Louis, s’il veut sauver ses amis et le royaume, de découvrir les secrets de ses origines, d’accepter sa double nature et de dompter sa bête intérieure. Pour cela, il doit quitter Séverin et la Roussotte et se rendre, seul, dans une vallée sauvage où, austères et revêches, se dressent les ruines des Tours de Merle. En ce lieu oublié, il espère trouver Lionel de Roquevieille, l’ami de son père qui, peut-être, pourra lui apprendre à maîtriser son don. Mais ce maître galoup, au pelage aussi noir que blanc, n’aime guère les visiteurs…

Un excellent tome de plus à ajouter au palmarès de Monsieur Marcastel. Malheureusement toujours aussi court, je reste un peu sur ma faim…

J’ai néanmoins énormément apprécié retrouver le personnage de Louis, et assister à son apprentissage aux côtés de Lionel de Roquevieille. La relation qui se noue entre eux est très touchante, bien que son développement soit trop rapide pour être crédible – reproche qu’on peut faire à tous les liens unissant les personnages de cette série.

Comme toujours avec les livres de Jean-Luc Marcastel, mention spéciale pour l’écriture, toujours aussi magnifique et incroyablement gouleyante.

En bref : un tome très agréable, de beaux moments de lecture, et j’ai hâte de lire le tome suivant.

Mes avis sur les tome 1 et tome 2

Chasseuse de vampires tome 5, de Nalini Singh

Singh Nalini El gremio de los cazadores 5

Nouveau couple dans la saga : c’est au tour du mystérieux Jason de s’éprendre… Sur qui se portera son choix ? Sur la plus improbable des femelles, la douce princesse Mahiya, une charmante écervelée vivant à la Cour de Neha. Enfin, c’est ainsi que la puissante archange présente sa nièce. Evidemment, Jason se rend bien vite compte que ce portrait n’est pas tout à fait fidèle…

Et j’ai adoré la vraie Mahiya. Elevée depuis le berceau par sa tante cruelle qui la hait profondément, elle n’est qu’un instrument servant à punir l’infidélité de son père, Eris. Eris, qui a trompé sa compagne Neha avec la propre jumelle de la puissante archange, Nevriti. Une histoire de famille bien tordue… Retenue prisonnière, sous la menace constante d’une mort lente et douloureuse, Mahiya a dû apprendre à dissimuler pour survivre à la Cour de sa terrible tante.

Malgré toutes ces épreuves, elle s’efforce de préserver sa fraîcheur et son optimisme. Elle se refuse à tomber dans la haine et l’amertume, décidée à se battre pour un jour, vivre libre et heureuse. La meilleure revanche à prendre sur sa famille… Une fois de plus, je le dis : j’ai tout simplement adoré ce personnage. Je me suis retrouvée dans cette vision volontairement positive de la vie et de ses embûches. Même si tout va mal, les choses finiront par s’arranger. Il suffit de survivre et de préserver sa santé mentale jusque-là.

Jason est un contrepoint intéressant. Même à la fin du livre, il reste mystérieux, avare en paroles. Puissant et aimant, il forme un beau couple avec Mahiya, même si à mon grand regret son point de vue sur la relation est très peu développé, ce qui renforce son côté distant.

Point négatif de ce tome : l’intrigue principale. J’ai assez accroché à la première partie, cette ambiance soupçonneuse et horrifiée face aux meurtres sanglants qui secouent la Cour de Neha. En revanche, au détour d’une phrase au milieu du livre, j’ai deviné l’élément principal du dénouement… Du coup la fin a singulièrement manqué d’intérêt à mes yeux…

Hormis cela, mention spéciale pour la description des décors orientaux, depuis l’architecture (inspirée de lieux réels en Inde, d’après la note de l’auteur en fin de livre) jusqu’aux costumes, tout est fait avec un art consommé qui ne donne qu’une envie : découvrir ce pays ! La richesse des descriptions des textiles m’a particulièrement plu.

En bref : un bon tome de la série, même s’il ne décroche pas la mention coup de cœur à cause d’une petite prévisibilité de l’intrigue. J’ai beaucoup aimé les personnages et l’atmosphère de ce livre.

Psi-Changeling tome 8, par Nalini Singh

singh-nalini-psi-changeling-8

Avertissement : ceci est une chronique issue d’une relecture.
Cela signifie :
  1. Que j’ai assez aimé ce livre pour le relire, plusieurs fois ;
  2. Que je suis plus sévère, parce qu’en raison de ces multiples 
    relectures, j’ai eu beaucoup d’occasions de m’attarder sur 
    ce qui me plaisait le moins.

Sophia Russo est Justice-Psi. Son don est sa malédiction : elle peut revivre les souvenirs sanglants de criminels dérangés. Lorsqu’elle se retrouve à faire équipe avec Max Shannon, un flic humain, sur une affaire de meurtres, elle sent son conditionnement faiblir. Des émotions interdites se frayent un chemin dans son esprit saturé de perversions qui ne sont pas les siennes. Dans ces conditions, céder à son attirance pour cet homme signifierait accepter les ténèbres. Celles qui l’exhortent à faire justice elle-même et à devenir juge… et bourreau.

Un tome que j’attendais avec délectation, puisqu’il traitait du monde judiciaire et que c’est un sujet pour lequel j’ai un intérêt tout particulier – déformation professionnelle, je l’admets. Malheureusement, le bref aperçu qui nous est donné ici du système juridique du monde psi-changeling relève des clichés les plus populistes et bien-pensant.

Les criminels sont tous d’horribles monstres (des violeurs assassins qui n’adorent rien tant que torturer d’innocentes jeunes filles), et les avocats qui les défendent, des pourris qui ne valent guère mieux. La police fait tout son possible pour mettre les criminels derrière les barreaux, malgré lesdits juristes qui leur mettent des bâtons dans les roues, et malgré les jurys crédules. Franchement, c’est d’une terrible naïveté et partialité qui me navrent.

Il faut ajouter l’incompatibilité de l’usage des pouvoirs J-Psi tels que décris par Mme Singh avec la conception la plus élémentaire des droits de l’homme. L’un des principes les mieux assis des droits de la défense est en effet le droit de ne pas s’auto-incriminer[1].

Au-delà de ces aspects techniques, la romance est touchante, les deux personnages sont attachants. J’ai beaucoup aimé l’histoire de Max, ce flic qu’on n’avait fait que croiser dans les tomes précédents. J’ai aussi apprécié cette volonté qu’avait Sophia de se battre jusqu’au bout pour préserver son identité, malgré le peu de choix qui s’offre à elle.

L’histoire fait battre le cœur, le suspense est bien présent, et l’intrigue principale, qui trace un fil conducteur à travers tous les tomes de la saga, continue de se développer.

En bref : un bon tome malgré les détails qui font grincer les dents de la juriste que je suis. Les personnages permettent d’aborder le monde des psis et changelings sous un angle inédit qui n’est pas inintéressant.

[1] A titre d’exemple, il est rappelé « que le droit de garder le silence et le droit de ne pas s’incriminer soi-même sont des normes internationales généralement reconnues qui sont au cœur de la notion de procès équitable » au §37 de l’arrêt Schmid-Laffer c/ Suisse 16/06/15 rendu par la 2e section, req n°. 41269/08 de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CrEDH).

Les Haut Conteurs tome 1, d’Oliver Peru et Patrick Mc Spare

Peru Oliver La voix des rois 1

1190, Tewkesburry, royaume d’Angleterre. A treize ans, Roland ne rêve que de voyages, de chevalerie et d’aventures. Seulement ses parents ont besoin de lui pour tenir l’auberge familiale. Il ne connaît le monde que par les gens de passage, et son compagnon de tous les instants, l’ennui, semble bien décidé à lui gâcher l’existence.

La venue d’un Haut-Conteur au village va tout changer. Le prestigieux chasseur d’histoires et d’énigmes enquête sur les mystères de la forêt de Dean et sur les goules qui s’y cachent. Il ne craint pas les croque-cadavres et s’enfonce seul dans les ténèbres, nuit après nuit… mais un matin, il ne revient pas.

L’histoire a-t-elle mangé celui qui aurait dû la raconter ? C’est ce que va tâcher de découvrir Roland…

Olivier Peru est un auteur pour lequel j’ai le plus grand respect et admiration, sentiments nés de ma lecture de ses romans Druide et Martyrs. Patrick Mc Spare m’a malheureusement moins convaincue avec Les Héritiers de l’Aube.

Mais la blogosphère s’est tellement répandue en éloges dithyrambiques sur cette nouvelle saga que je ne pouvais pas passer à côté. Enfin, « nouvelle », disons « nouvelle » pour moi, puisque le premier tome est sorti en 2010, et que la série en compte cinq.

Le livre nous présente son personnage principal, Roland, fils de tavernier, jeune garçon qui rêve d’aventures malgré l’avenir tout droit tracé qui se présente à lui. J’ai beaucoup apprécié son caractère volontaire malgré sa touche de naïveté. Roland prend des décisions et s’y tient, en s’efforçant d’agir au mieux.

Je reste quelque peu dubitative sur la relation qu’il noue avec Mathilde, maîtresse Haut-Conteuse. Celle-ci accepte sur le champ de le prendre comme apprenti, et j’ai trouvé que cette relation se développait trop vite, alors que rien n’indiquait que Mathilde ait eu pour projet de prendre un élève. Cette rapidité contribue à donner un caractère « jeunesse » à ce livre et je le déplore. D’autre part, l’attitude sarcastique de Mathilde vis-à-vis du jeune garçon paraît particulièrement peu pédagogue.

J’étais également très, très curieuse de savoir ce que l’on dirait de la voix, dans ce livre. C’est un domaine qui m’intéresse énormément puisque je suis moi-même apprenti-chanteuse. Au premier abord j’ai été un peu déçue : les descriptions à ce sujet étaient très superficielles. Mais après réflexion, je me dis que la chose n’est pas trop mal menée. On pourrait chipoter sur les considérations de technique vocale – quiconque soutient que la voix vient exclusivement de la gorge, ou même des cordes vocales a tout faux. Mais les auteurs ne se risquent pas sur ce terrain, si bien que j’aurais du mal à leur jeter la pierre. Ce que je trouve extrêmement intéressant en revanche, c’est l’idée de cette voix de roi propre à influencer les foules, faire fuir les ennemis… Bref en un mot : l’utilisation de la voix comme arme. J’espère en apprendre plus à ce sujet dans les tomes suivants, que je lirai sans faute.

Il faut aussi que je vous dise un mot de l’enquête en elle-même, pleine de mystères et sans temps mort. Elle est particulièrement réussie puisque le secret révélé à l’issue du roman a été pour moi une énorme surprise. Et enfin, il est nécessaire d’ajouter à cette intrigue menée de main de maître une atmosphère très travaillée qui vous donne le frisson à plus d’une reprise. Cela instaure une ambiance mystérieuse et terrifiante et confère à ce monde médiéval une originalité propre. Les descriptions des lieux ésotériques et du manuscrit qui est l’enjeu de la Quête des Haut-Conteurs font toute la saveur de ce roman.

En bref : un premier tome très réussi, avec un personnage principal attachant et les bases d’un monde très prometteur. Je lirai avec grand intérêt le tome suivant !