Le Retour du Sorcier, par Karen Miller

Morg a investi le corps de Durm, le Maître Magicien.
Mais après le tragique accident de la famille royale, Durm est dans le coma et le sorcier se retrouve piégé. Il doit en sortir à tout prix afin de reprendre le contrôle de Lur et de briser le Mur de Bari. Gar a survécu mais ses pouvoirs magiques s’affaiblissent. Seul Asher pourrait l’aider. Gar réussira-t-il à convaincre son ami olken d’utiliser la magie qui lui est interdite ? Le risque est de taille car si Asher était découvert, il serait exécuté et le royaume de Lur vivrait les Derniers Jours annoncés par la Prophétie…

J’étais ressortie dubitative du premier tome de cette duologie. Mais ledit opus s’était achevé alors que des personnages pendaient littéralement du haut d’une falaise *, donc je n’ai pas trop traîné les pieds pour entamer ce second bouquin. Et grand bien m’en a pris.

Une effusion de suspense, de combats et de considérations magiques plus ou moins théoriques et mystérieuses m’a sauté au visage dès les quelques 50 premières pages. Et le roman a continué sur cette lancée haletante jusqu’à sa conclusion.

Je me suis enfin attachée aux personnages, confrontés à des difficultés qui les font presque baisser les bras. Mention spéciale pour Asher, Gar, et Dathne. Leurs émois sonnent vrai et incitent à la compassion.

J’ai également beaucoup aimé découvrir d’un peu plus près comment marchait la magie météorologique, même si en quelques centaines de page, il n’y avait que peu de détail.

Le suspense, le suspense et encore le suspense, l’enchaînement d’évènements à donner le tournis, m’ont tenue éveillée une bonne partie de la nuit.

Jusqu’à l’apothéose. Presque décevante tellement elle a été rapide : bataille en règle du Grand Méchant contre les Gentils Tous Mignons. Des ruines, de la magie, de la baston, des monstres horribles youpiiiiii.

En bref : toujours rien de révolutionnaire, je l’admets. Mais la formule classique est maniée avec brio, à grand renfort de retournements de situations et autres manœuvres dolosives visant à forcer le lecteur à avaler des pages et des pages de l’autrice. Ce n’est pas grave, je ne lui en tiendrai pas rigueur.

Mme Karen Miller est de toute évidence une conteuse confirmée !


* Coucou traduction d’anglicisme, tes gros sabots te vont à ravir.