Le chat qui venait du ciel, par Takashi Hiraide

Hiraide Takashi Le chat qui venait du ciel

Quand le narrateur et sa femme emménagent un jour dans le pavillon indépendant d’une ancienne demeure japonaise, ils ne savent pas encore que leur vie va s’en trouver transformée. Car cette demeure est entourée d’un immense et splendide jardin, et au cœur de ce jardin, il y a un chat. Sa beauté et son mystère semblent l’incarnation même de l’âme du jardin, gagné peu à peu l’abandon, foisonnant d’oiseaux et d’insectes. Tout le charme infini de ce livre tient dans la relation que le couple va tisser avec ce chat qui se fond dans la végétation exubérante pour surgir inopinément, grimpe avec une rapidité fulgurante au sommet des pins gigantesques, frappe à la vitre pour se réconcilier après une brouille.

S’il y a un « charme infini » dans ce livre, il devait entrer en existence au delà de ma petite compréhension d’humaine, parce que je suis complètement passée à côté…

J’ai trouvé cette lecture sans intérêt et d’un creux…. Vraiment navrant, vraiment dommage parce qu’il y avait beaucoup d’ingrédients pour en faire une lecture calme et poétique, de celles que j’apprécie tant en été (suivez mes pensées…). Un beau jardin, tout d’abord, avec de belles descriptions de fleurs, de libellules et papillons, de vasques d’eau calme. Un beau chat, un petit chat tout mignon.

Mais les personnages étaient franchement creux. Je n’ai pas réussi à les cerner. Peut-être puis-je attribuer cela à la différence de culture ; ils sont Japonais, et je ne connais rien au Japon. Toujours est-il que le narrateur m’a paru d’une passivité douloureuse, sa femme d’une mièvrerie triste, et leur relation avec le chat trop diaphane et éthérée pour être intéressante.

En bref: ratage complet en ce qui me concerne, donc.

Publicités