Le mardi sur son 31 #14

Le mardi sur son 31 est un rendez-vous initié par Sophie, sur son blog Les Bavardages de Sophie

Il s’agit de citer un passage de la page 31 du livre que l’on est en train de lire. Une bonne manière de présenter un livre…

Goodkind Terry The sword of Truth 5

Cette semaine, je vous présente un extrait de L’Âme du feu, de Terry Goodkind. Un auteur pour lequel j’ai déjà fait part de mon admiration ici, ou encore ici (outre l’apparition de son nom en bonne place au panthéon des auteurs de ce blog).

J’apprécie cet extrait parce qu’il donne un aperçu de la complexité et de la subtilité de la magie créée par M. Goodkind dans sa saga, L’Épée de Vérité. Très fugace, certes, car les personnages occupent le premier plan. Je trouverai mieux une autre fois ; mais c’est toujours représentatif du style de l’auteur.

“Why did you draw this symbol, this Grace?” Richard asked.

“Ann and I were using it to evaluate a few matters. At times, a Grace can be invaluable.

“A Grace is a simple thing, and yet it is infinitely complex. Learning about the Grace is a lifetime’s journey, but like a child learning to walk, it begins with a first step. Since you were born with the gift, we also thought this would be a good time to introduce you to it.”

Richard’s gift was largely an enigma to him. Now that they were back with his grandfather, Richard needed to delve the mysteries of that birthright and at last begin to chart the foreign landscape of his power. Kahlan wished they had the time Richard needed, but they didn’t.

“Zedd, I’d really like you to take a look at Juni’s body.”

“The rain will let up in a while,” Zedd soothed, “and then we will go have a look.”

Richard dragged a finger down the end of a line representing the gift – representing magic. “If it’s a first step, and so important,” Richard pointedly asked Ann, “then why didn’t the Sisters of the Light try to teach me about the Grace when they took me to the Palace of the Prophets in the Old World? When they had the chance?”

Kahlan knew how quickly Richard became wary and distrustful when he thought he felt the tickling of a halter being slipped over his ears, no matter how kindly done, or how innocent its intent. Ann’s Sisters had once put a collar around his throat.

Ann stole a glance at Zedd. “The Sisters of the Light had never before attempted to instruct one such as yourself – one born with the gift for Substractive Magic in addition to the usual Additive.”

She chose her words carefully. “Prudence was required.”

Richard’s voice had made the subtle shift from questioned to questioner.

“Yet now you think I should be taught this Grace business?”

“Ignorance, too, is dangerous,” Ann said in a cryptic murmur.

Traduction maison:

« Pourquoi avez-vous dessiné ce symbole, cette Grâce ? » demanda Richard.

« Ann et moi étions en train de l’utiliser pour évaluer quelques affaires. À certains moments une Grâce peut être inestimable.

« Une Grâce est une chose simple, et pourtant infiniment complexe. Apprendre sur la Grâce est le travail de toute une vie, mais comme un enfant apprend à marcher, cela commence avec un premier pas. Puisque tu es né avec le don, nous avons pensé qu’il serait temps de te la présenter.

Le don de Richard était essentiellement une énigme pour lui. Maintenant qu’il avait retrouvé son grand-père, Richard avait besoin d’approfondir les mystères de ce droit de naissance et enfin commencer à cartographier le paysage inconnu de son pouvoir. Kahlan aurait souhaité qu’ils aient le temps dont Richard avait besoin, mais ce n’était pas le cas.

« Zedd, j’aimerais vraiment tu jettes un coup d’œil au corps de Juni. »

« La pluie va se calmer dans un moment », l’apaisa Zedd «  et nous irons jeter un œil. »

Richard passa un doigt le long de la ligne représentant le don – représentant la magie.

« Si c’est un premier pas, si important, » demanda pertinemment Richard à Ann, « alors pourquoi les Sœurs de la Lumières ne m’ont-elles pas instruit à propos de la Grâce quand elles m’ont emmené au Palais du Prophète dans l’Ancien Monde ? Quand elles en ont eu l’opportunité ? »

Kahlan savait combien Richard devenait circonspect et méfiant quand il pensait sentir le frôlement d’un licou passé au-dessus de ses oreilles, peu importe à quel point c’était fait gentiment ou innocemment. Les Sœurs d’Ann avaient naguère passé un collier autour de son cou.

Ann jeta un regard à Zedd. « Les Sœurs de la Lumière n’avaient encore jamais tenté de former quelqu’un comme toi – quelqu’un né avec le don pour la Magie Soustractive en plus de l’habituelle Additive. »

Elle choisit ses mots avec soin. « La prudence était indispensable. »

La voix de Richard était subtilement passé d’interrogé à interrogeant.

« Et pourtant maintenant vous pensez que on devrait m’enseigner cette affaire de Grâce ? »

« L’ignorance aussi est dangereuse » déclara Ann dans un murmure énigmatique.

Le mardi sur son 31 #3

Le mardi sur son 31 est un rendez-vous initié par Sophie, sur son blog Les Bavardages de Sophie

Il s’agit de citer un passage de la page 31 du livre que l’on est en train de lire. Une bonne manière de présenter un livre…

Goodkind Terry The First ConfessorCe mardi, je vous présente un extrait du dernier roman de Terry Goodkind. Ses livres et moi-même avons une longue histoire d’amour, bien qu’elle ait un peu fané ces derniers temps. Ici, il s’agit d’une seconde préquelle à la saga principale, L’Épée de Vérité.

Magda Searus vient de perdre son mari, le Premier Sorcier. Dans un monde où la longueur des cheveux des femmes est un marqueur social, les conséquences de cette perte ne se font pas attendre.

“I’m sorry, Magda,” he said, “I truly am. Please believe that this does not change the way we feel about you.”

Magda lifted the length of brown hair and stared at it. The hair didn’t really matter to her. What mattered was being judged by it, or by the lack of it, rather than by what she had made of herself. She knew that without the long hair she would likely no longer have the standing to be heard before the council.

That was just the way it was.

What mattered most to her was that those whose voices she brought before the council would no longer have her voice to speak for them. That meant that there were creatures without an advocate who very well might die out and cease to exist.

That was what having her hair cut short meant to her, that she no longer had the standing needed to help those she had come not merely to respect, but to love. Magda handed the severed hair back over her shoulder to Elder Cadell. “Have it placed where the people will see it so they might know that order has been restored, that tradition and customs endure.”

“As you wish, Lady Searus.”

With her place in the world now corrected, the six council-men finally left her alone to the gloomy room and her bleak thoughts.

Ce passage reflète le reste du roman en ce qu’il montre la manière dont l’auteur défend ses convictions. Il s’agit d’une fantasy d’idée, dont le laïus est que chaque vie est précieuse et digne d’être vécue. Magda Searus, le personnage principal en est la vivante démonstration.

Elle ressemble également à un personnage qui vivra d’ici 3 000 ans dans le cycle principal. Je suis sûre que vous voyez de qui je veux parler, si vous avez lu l’EDV. Sinon, un indice; elle s’habille en blanc et c’est la Mère Inquisitrice (ou Mother Confessor, selon la langue choisie).

Jusqu’ici, j’ai donc rencontré peu de surprises… Normal pour une préquelle, me direz-vous…

La traduction maison, comme d’habitude : Lire la suite « Le mardi sur son 31 #3 »

L’Épée de Vérité 10, de Terry Goodkind

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Depuis qu’elle a tout oublié de sa vie et de son identité, Kahlan est devenue la femme la plus dangereuse de l’univers. Pour tous ceux qui ne se souviennent plus d’elle, la fin du monde a déjà commencé.

Seul contre tous, Richard garde en mémoire la femme qu’il aime et refuse de capituler face à une extraordinaire machination.

Si elle veut survivre dans un monde de trahison et de manipulation, l’épouse du Sourcier doit absolument savoir pourquoi elle est un des personnages centraux du conflit qui oppose deux civilisations, deux philosophies et… deux hommes si différents.

Ce tome est l’avant-dernier d’une très longue série… Et je dois avouer que le dixième m’avait laissée un peu déçue, et pas vraiment pressée de lire celui-ci. J’ai été heureuse de m’apercevoir que je n’ai pas persévéré pour rien. Phantom m’a immédiatement replongée dans ce monde qui m’avait séduite dès le premier tome (le meilleur selon moi, un de mes plus gros coups de cœur).

J’ai retrouvé les deux personnages principaux, tremblant pour eux, espérant que Kahlan et Richard pourraient enfin se rejoindre. On en a aussi retrouvé d’autres, plus secondaires, qui continuaient de jouer leur rôle dans l’intrigue principale.  Quelques réponses ont commencé à se dessiner, laissant envisager la fin qui se rapproche, mais qui permettent surtout de finir le livre sur un intolérable suspens.

Le seul point négatif, comme toujours, c’est la violence, et les descriptions de scènes de torture, viols, massacres qui parsèment les pages du roman. Mon conseil est donc : âmes sensibles, s’abstenir ! Les habituelles dissertations sur la philosophie de l’Ordre se faisaient aussi un peu pesantes, par instant.

Mais ces quelques désagréments n’ont pas réussis à gâcher mon plaisir, et je n’ai pas lâché ce livre un seul instant ! Je suis donc ravie d’avoir continué la série, et vraiment impatiente de lire le tome suivant, la conclusion de cette longue aventure, qui est, pour moi, l’un des piliers de la fantasy.