Le mardi sur son 31 #3

Le mardi sur son 31 est un rendez-vous initié par Sophie, sur son blog Les Bavardages de Sophie

Il s’agit de citer un passage de la page 31 du livre que l’on est en train de lire. Une bonne manière de présenter un livre…

Goodkind Terry The First ConfessorCe mardi, je vous présente un extrait du dernier roman de Terry Goodkind. Ses livres et moi-même avons une longue histoire d’amour, bien qu’elle ait un peu fané ces derniers temps. Ici, il s’agit d’une seconde préquelle à la saga principale, L’Épée de Vérité.

Magda Searus vient de perdre son mari, le Premier Sorcier. Dans un monde où la longueur des cheveux des femmes est un marqueur social, les conséquences de cette perte ne se font pas attendre.

“I’m sorry, Magda,” he said, “I truly am. Please believe that this does not change the way we feel about you.”

Magda lifted the length of brown hair and stared at it. The hair didn’t really matter to her. What mattered was being judged by it, or by the lack of it, rather than by what she had made of herself. She knew that without the long hair she would likely no longer have the standing to be heard before the council.

That was just the way it was.

What mattered most to her was that those whose voices she brought before the council would no longer have her voice to speak for them. That meant that there were creatures without an advocate who very well might die out and cease to exist.

That was what having her hair cut short meant to her, that she no longer had the standing needed to help those she had come not merely to respect, but to love. Magda handed the severed hair back over her shoulder to Elder Cadell. “Have it placed where the people will see it so they might know that order has been restored, that tradition and customs endure.”

“As you wish, Lady Searus.”

With her place in the world now corrected, the six council-men finally left her alone to the gloomy room and her bleak thoughts.

Ce passage reflète le reste du roman en ce qu’il montre la manière dont l’auteur défend ses convictions. Il s’agit d’une fantasy d’idée, dont le laïus est que chaque vie est précieuse et digne d’être vécue. Magda Searus, le personnage principal en est la vivante démonstration.

Elle ressemble également à un personnage qui vivra d’ici 3 000 ans dans le cycle principal. Je suis sûre que vous voyez de qui je veux parler, si vous avez lu l’EDV. Sinon, un indice; elle s’habille en blanc et c’est la Mère Inquisitrice (ou Mother Confessor, selon la langue choisie).

Jusqu’ici, j’ai donc rencontré peu de surprises… Normal pour une préquelle, me direz-vous…

La traduction maison, comme d’habitude :

« Je suis désolé, Magda, » dit-il, « je le suis vraiment. S’il vous plaît, croyez que cela ne change pas la manière dont nous vous voyons. »

Magda souleva la longueur de cheveux bruns et la regarda. Les cheveux n’avaient pas réellement d’importance pour elle. Ce qui avait de l’importance était d’être jugé à cause d’eux, ou de leur absence, plutôt que par ce qu’elle avait fait d’elle-même. Elle savait que sans les cheveux longs elle ne serait probablement plus en position d’être entendue par le conseil.

C’était simplement comme ça qu’étaient les choses.

Ce qui lui importait le plus était que ceux dont elle rapportait les voix au conseil n’aurait plus sa voix à elle pour parler en leur nom. Cela signifiait qu’il y avait des créatures sans représentant qui pouvaient très bien s’éteindre et cesser d’exister.

C’était ce qu’avoir les cheveux coupés signifiait pour elle, qu’elle n’était plus dans la position nécessaire pour aider ceux qu’elle en était venue à aimer, plutôt que simplement respecter. Magda passa les cheveux tranchés à l’Aîné Cadell par-dessus son épaule. « Faites-les placer là où le peuple pourra les voir pour qu’il puisse savoir que l’ordre a été restauré, que la tradition et les coutumes perdurent. »

« Comme vous souhaitez, Lady Searus. »

Sa place dans le monde ayant été corrigée, les six membres du conseil la laissèrent enfin seule dans la pièce obscure, avec ses sombres pensées.

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3 commentaires sur “Le mardi sur son 31 #3

    1. Merci… 🙂
      Elle ne plaît pas à tout le monde, loin de là, mais pour ma part ç’avait été une révélation. La première grosse série adulte que je lisais, hormis le Seigneur des Anneaux.

      J'aime

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