Winter, de Marissa Meyer

Meyer Marissa Chroniques Lunaires 4

La Princesse Winter est admirée par le peuple lunaire pour sa grâce et sa gentillesse. Malgré les cicatrices qui marquent son visage, on dit que sa beauté dépasse de loin celle de sa belle-mère, la Reine Levana.

Winter déteste Levana et sait que cette dernière n’approuverait pas ses sentiments pour son ami d’enfance, le séduisant garde Jacin. Mais la jeune fille n’est pas aussi faible que le croit la reine et cela fait des années qu’elle a entrepris de contrecarrer les plans de sa belle-mère. Avec Cinder et leurs alliés, Winter pourrait même avoir le pouvoir de commencer une révolution et gagner une guerre qui sévit depuis trop longtemps.

Est-ce que Cinder, Scarlet, Cress et Winter seront à la hauteur pour battre Levana et enfin trouver la paix qu’elles méritent?

Voilà plusieurs mois que j’ai lu le troisième tome de la saga, Cress. J’avais lu les trois premiers volumes à la suite les uns des autres, sans pause ; mais il avait fallu ce troisième livre pour que je sois convaincue par la série.

Je craignais qu’une pause fasse retomber mon enthousiasme comme un soufflé. Mais non : j’ai tout autant apprécié cette lecture !

J’ai adoré la force de volonté que présente Winter dans ce tome, puisqu’on apprend que voilà des années qu’elle se refuse à employer son magnétisme. Malgré les hallucinations que cela provoque chez elle, qui la font peu à peu basculer dans la folie, elle continue de résister au besoin de manipuler les autres. J’ai trouvé que c’était un message très fort ; Winter est une idéaliste déterminée à agir selon sa conscience, peu importent les conséquences. Elle est aussi décidée à voir le bon chez les gens qui l’entourent. Sa résistance passive à sa belle-mère toute-puissante est admirable, et tous ces traits de caractère la rendent extrêmement attachante.

L’intrigue trouve aussi son point culminant dans cette histoire, puisqu’elle présente le dénouement de trois tomes longs de plus de 1500 pages ! Les enjeux n’ont cessé d’augmenter, le sort de deux mondes et de milliers d’êtres vivants dépend de l’issue du conflit. Cinder doit faire face à des dilemmes angoissants, mais elle a enfin acquis le courage d’être sûre d’elle-même, de se montrer telle qu’elle est sans honte et en acceptant la possibilité qu’elle soit rejetée en raison de ses prothèses.

Enfin, j’ai beaucoup aimé la présentation des Lunaires, un peuple plein de courage qu’on ne connaissait qu’à travers d’exceptions jusqu’à présent. On découvre l’oppression qu’ils subissent, et le règne de terreur que leur impose Levana. Une Levana qui apparaît totalement déconnectée de la réalité, inapte à affronter le monde qui l’entoure. Un méchant par excellence !

L’action ne connaît aucun temps mort, j’ai été tout simplement incapable de lâcher ce livre ! J’ai lu, lu et continué à lire jusqu’à achever ses quelques neuf cents pages en une journée complète…

En bref : la conclusion de la saga est pleinement satisfaisante, et cette série restera pour moi une jolie découverte. Les personnages se révèlent attachants, les enjeux de taille intergalactique produisent de l’action à seaux, et la magie elle-même est très intéressante.

Nous sommes tous des propagateurs, par Marine Carteron

Carteron Marine Les Autodafeurs 3

« A cause de moi, le Trésor de la Confrérie a disparu dans les flammes et, avec lui, notre seule espoir de gagner la guerre… Maintenant, plus rien ne peut arrêter les Autodafeurs.
Pour nous protéger, on nous a envoyés sur une île pourrie au fin fond de l’Atlantique.
Là-bas, tout le monde bosse mais, moi, je n’ai pas du tout envie de me bouger, surtout pour aller voir le monde s’écrouler et devenir complètement fou.
Si on en est là, c’est de ma faute, alors je préfère rester au lit. »

Auguste Mars

P.-S. : Ce que mon frère oublie de vous dire (mais comme il ne le sait pas, c’est un peu normal), c’est que TOUT le Trésor de la Confrérie n’a pas été détruit. Il reste deux petits carnets écrits en espagnol que j’avais « empruntés » à Maître Akitori avant qu’il referme son container. Alors, c’est sûr, je n’avais pas vraiment le droit… Mais plus j’avance dans ma traduction, plus je me dis que j’ai bien fait de les garder.

 Un troisième tome aux allures d’apothéose !

Déjà tombée sous le charme des personnages et de l’intrigue, j’ai retrouvé la Confrérie en butte à une situation désespérée. Gus a échoué, il le sait, tous les livres papiers ont été détruits. La culture mondiale est maintenant aux mains des Autodafeurs. Gus s’enfonce dans la mélancolie et la dépression… On souffre avec lui, le pauvre est dans une situation très difficile et peine à faire face.

L’action est garantie, d’autant plus que l’heure de la résolution des mystères est venue. Face à la passivité des adultes, Auguste et ses jeunes camarades décident de relever le défi.

La dimension dystopique que prend ce tome pousse vraiment à la réflexion. Notre propension à accepter certaines choses, en se disant que ce n’est pas important, alors que justement ça l’est. Notre manque de réaction face aux petites atteintes à la liberté, qui se succèdent, s’enchainent, s’additionnent. C’est donc une lecture extrêmement intéressante et intelligente.

Je n’ai pas vu passer ces quelques trois cents pages, et honnêtement, je ne sais pas comment Marine Carteron a fait pour rester au top niveau pendant trois tomes d’affilée. C’est un exploit, et je garderai longtemps cette saga en mémoire ! Mais ça ne m’empêchera pas de la relire prochainement, avec tout autant de plaisir que la première fois.

En bref : l’apothéose finale, une fin magnifique, splendide, géniale, à la hauteur de toutes mes espérances fondées sur les deux coups de cœurs successifs des premiers tomes (le 1 et le 2).

Cress, de Marissa Meyer

Meyer Marissa Les Chroniques lunaires 3

Cinder et le capitaine Thorne se sont enfuis aux côtés de Scarlet et de Loup. Le groupe rebelle projette de renverser la reine Levana et son armée. Mais, le seul espoir de la résistance réside dans Cress, qui, emprisonnée dans un satellite depuis l’enfance avec ses écrans pour seule compagnie, est devenue un hacker imbattable. Malheureusement, la reine Levana a d’autres projets pour elle, et libérer la jeune fille pourrait bien leur coûter cher…

Ce tome-ci est pour moi une révélation. Alors que je n’avais été qu’à demi-convaincue par les deux premiers, celui-ci m’a réellement plu.

J’ai adoré le personnage principal de ce volume, Cress. Naïve mais dégourdie, je l’ai trouvée extrêmement touchante et sympathique. Pour affronter les situations difficiles, elle se crée des histoires imaginaires et se visualise comme héroïne d’une aventure, ou bien comme chanteuse d’opéra reconnue. Ce petit grain de folie lui confère une originalité dont étaient dépourvues tant Cinder que Scarlet, et la rend bien plus convaincante en tant que personnage principal.

Outre Cress, l’histoire prend également un tour nouveau. Les complots passés ou présents se révèlent, et le conflit apparaît au grand jour, ce qui oblige les protagonistes à agir.

Cette vision de la situation périlleuse est bien plus réaliste et intéressante que celle, trop invraisemblable, développée dans les livres précédents. Au lieu de n’être qu’une révolte de l’esprit ou une guerre lancée par une puissance extérieure, ici Cinder prend conscience de ce que suppose le coup d’état : les morts d’innocents, les combats fratricides, la trahison et les sacrifices.

Tout ceci laisse présager d’excellentes choses pour le quatrième et dernier livre, que j’ai grande hâte de lire.

En bref : ce tome a pour moi marqué un véritable tournant dans la série et m’a convertie à ses mérites. Tant le personnage que les péripéties m’ont bien plus touchée. Une grande réussite !

Mon avis sur le tome 1 et le tome 2.

Scarlet, par Marissa Meyer

Meyer Marissa Chroniques lunaires 2

Bien loin de l’Asie et du royaume du Prince Kai, la grand-mère de Scarlet Benoît est portée disparue. Scarlet réalise alors qu’elle n’a jamais su qui était vraiment son aînée et quels dangers pouvaient bien la menacer. Quand elle rencontre Wolf, un mystérieux street-fighter qui semble savoir où est sa grand-mère, elle n’a d’autre choix que de lui faire confiance. C’est en menant leur enquête que Scarlet et Wolf croisent la route de Cinder. Ensemble ils se ligueront contre Levana, la vicieuse Reine lunaire prête à tout pour asservir les Terriens et épouser le Prince Kai.

Voilà un second tome dans la droite lignée du premier.

On retrouve cette urgence, ce suspense qui rendent l’histoire irrésistible. Les personnages sont toujours quelque peu clichés et nunuches.

Et puis de nouveau il y a cette alchimie mystérieuse, qui fait que bien qu’étant consciente de la qualité quelque peu médiocre de cette saga, j’ai été emportée.

J’ai été prise au piège par l’action et l’histoire d’amour naissante du Petit Chaperon Rouge (alias Scarlet, Scar pour les intimes) et du Loup (sans alias, c’est vraiment sous ce nom qu’il se présente). Petit clin d’œil au conte original avec le combat du Loup et du Chasseur, cela fait sourire et trompe un instant le lecteur sur le déroulement de l’histoire.

Pour le reste, c’est 100% réécriture, et l’effet est réussi.

En bonus, cette magnifique couverture et le papier épais, qui font de cet objet-livre un ornement magnifique dans une bibliothèque.

En bref : un livre à dévorer, la digne suite du premier tome, pour le bon comme le mauvais. L’intrigue se complexifie, le suspense grandit, et j’ai bien envie de lire le suivant, Cress, qui se trouve en bonne place dans ma PAL.

Mon avis sur le premier tome :

Meyer Marissa Cinder 1

Le Remède mortel, de James Dashner

Dashner James L'Épreuve 3

Thomas sait désormais qu’il ne peut pas faire confiance à Wicked. Il s’appuie sur les Blocards, de nouveau en possession de tous leurs souvenirs, pour achever le projet de Cure.

Voici une belle fin, qui clôt tout à fait convenablement cette saga.

Les péripéties sont au rendez-vous, mais il y a peu de nouvelles surprises dans ce tome. James Dashner se consacre surtout à résoudre l’imbroglio créé dans les deux livres précédents.

Toujours aussi haletant, le récit, bien que moins mystérieux, nous prend toujours aux tripes.

J’avoue que si je suis heureuse d’avoir le fin mot de l’histoire, ce tome restera celui des trois que j’ai le moins aimé. Le moins préféré, pour être exacte, mais ça sonne moins bien que le « moins aimé ». Il faut savoir rester dans les frontières communément admises du langage.

En bref : une fin satisfaisante, un tome que j’ai dévoré tout aussi vite que les deux précédents, et qui apporte un point final tout à fait bienvenu.

Mon avis sur le tome 1

Mon avis sur le tome 2

La Terre Brûlée, de James Dashner

Dashner James L'Épreuve 2

Et si la vie était pire hors du labyrinthe ? Thomas en était sûr, la sortie du Labyrinthe marquerait la fin de l’Épreuve. Mais à l’extérieur il découvre un monde ravagé. La terre est dépeuplée, brûlée par un climat ardent. Plus de gouvernement, plus d’ordre…. et des hordes de gens infectés en proie à une folie meurtrière errent dans les villes en ruines. Au lieu de la liberté espérée, Thomas se trouve confronté à un nouveau défi démoniaque. Au cœur de cette Terre Brûlée, parviendra-t-il enfin à trouver la paix… et un peu d’amour ?

J’ai lu ce tome 2 avec autant d’enthousiasme que le tome 1. J’ai beaucoup apprécié les péripéties de ce livre, d’autant qu’on en apprend plus sur le monde extérieur, ce terrible monde post apocalyptique.

James Dashner démontre une nouvelle fois son talent pour la description des ambiances. Du huis clôt étouffant du premier tome, on passe à une fournaise aride. Comme les personnages l’expriment, alors qu’avant ils ne pouvaient aller nulle part et n’avaient d’autre horizon que des murs, un désert s’ouvre maintenant devant eux… mais ils ne peuvent fuir, retenus qu’ils sont par la promesse d’un remède à la terrible Braise qui leur grille le cerveau.

D’une certaine manière, malgré la richesse de description, j’ai préféré le contexte du labyrinthe, qui permettait d’être plus proche des personnages. Ici, une autre facette d’eux se dévoile, face à l’adversité du monde plutôt que celle des Créateurs du Wicked.

Néanmoins, le suspense et l’action sont toujours au rendez-vous et je n’ai qu’une envie : me jeter sur le tome suivant. Ce qui ne va pas tarder…

En bref : une lecture efficace, aussi enthousiasmante qu’au premier tome. Le mystère s’épaissit, les personnages sont mis à l’épreuve, d’une manière plus terrible encore… Je bave d’envie devant le troisième livre, tout en haut de ma Pile À Lire…

Mon avis sur le premier tome.

Le Labyrinthe, de James Dashner

Dashner James 1 Maze runner

Thomas, dont la mémoire a été effacée, se réveille un jour dans un nouveau monde où vivent une cinquantaine d’enfants. Il s’agit d’une ferme située au centre d’un labyrinthe peuplé de monstres d’acier terrifiants. Les ados n’ont aucun souvenir de leur vie passée et ne comprennent pas ce qu’ils font là. Ils n’ont qu’un seul désir, trouver la sortie. Pour ce faire, les « coureurs » parcourent chaque jour le labyrinthe pour en dresser les plans – des plans qui changent sans cesse, puisque les murs se déplacent chaque nuit. Le risque est grand mais, dès son arrivée, Thomas a une impression de déjà-vu, il sait qu’il veut être coureur et résoudre l’énigme du labyrinthe.

Je suis au grand regret de vous annoncer que j’ai une âme de mouton.

Comme d’innombrables lecteurs avant moi, j’ai succombé au charme du Labyrinthe.

C’est un livre d’aventure magistral. Le mystère posé par ce monde étrange fait peser un poids sur nos épaules tout au long de la lecture, et nous prend aux tripes.

Le lecteur suit les évènements avec Tom, et on souffre avec lui, on angoisse, on se pose des questions. On enrage devant l’absence de réponse…

Et pourtant, j’ai eu des doutes. Dans les premières pages, ce cher jeune homme paraît trop parfait. Il prend tout calmement, faisant montre d’une maîtrise de soi à toute épreuve. Ses réactions paraissent trop simples, quelque peu superficielles. Mais bientôt les évènements s’enchainent, et le lecteur se surprend à accepter les choses à la même vitesse que Tom. Essayer de les anticiper, de comprendre le pourquoi du comment, tout comme les protagonistes.

Vraiment, j’ai été soufflée par le talent de James Dashner, par la puissance de son histoire. La fin est tout aussi magistrale, car sans nous laisser sur un suspense insoutenable, elle créée tout de même des interrogations angoissantes…

En bref : une lecture formidable, avec des personnages forts et attachants, une intrigue mystérieuse et angoissante, un suspense à toute épreuve… Je pourrais continuer longtemps, mais je ne veux pas verser dans le panégyrique. Vivement le deuxième tome !