The Autumnlands – Tooth and Claw #1 à 6

Busiek Kurt The Autumnlands 1

 Quand un conclave de magiciens ramène un héro légendaire des temps oublié pour sauver leur monde mourant, ils obtiennent un héro très différent de ce qu’ils espéraient… et déclenchent une crise à laquelle ils pourraient bien ne pas survivre.

The Autumnlands commence un récit épique de fantasy, une lutte pour la survie dans un monde d’animaux-magiciens, de sorcellerie, brutalité et espoir.

Petit essai BD, le dernier en date, par des auteurs que je ne connais pas : et pour cause, ils sont américains. J’avoue qu’en ce qui me concerne, hormis la BD française ou belge, j’ai une culture bédèsque plutôt limitée…

Il s’agit donc d’une œuvre par les sieurs Kurt Busiek (scénario), Benjamin Dewey (dessin), et dame Jordie Bellaire (couleur).

J’ai bien apprécié leur travail… Les dessins sont travaillés, on sent l’effort mis dans la création d’une atmosphère originale. J’ai bien aimé également le caractère vif et animé des planches, pleines de mouvement. En revanche, du côté des défauts, j’avoue n’avoir été que peu convaincue par le concept des personnages animaux – il n’y a que Disney pour réussir un coup pareil.  Et le pendant des dessins pleins d’action c’est le caractère trop gore et trash des combats, dégoulinants d’hémoglobine. Le fameux héro légendaire se révèle surtout être un boucher.

Côté scénario/dialogue, une fois de plus le grand point positif réside dans la création du monde fantastique lui-même. Il se révèlera certainement très intéressant, et laisse plein de zones d’ombres à lever dans les tomes suivants. Malheureusement une fois de plus, je me dois d’adoucir ce compliment: la plupart des « révélations » et retournements de situations m’ont paru extrêmement prévisible… Que voulez-vous, quand on lit trop de fantasy, ça devient difficile d’être surpris…

Autre atout de cette histoire : son personnage principal, Dunstan. Jeune chiot d’une noble maison de magiciens, il voit son existence bouleversée par les terribles évènements suscités par les mages. Il est très attachant, même si sa langue pendante d’enthousiasme ne fait rien pour arranger sa bouille sympathique…

En bref : une BD sympathique par certains aspects, mais pas de quoi révolutionner le genre. En toute sincérité, je ne suis pas sûre de lire le second tome.

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