El (sin)sentido del amor, de Javier Ruescas

Ruescas Javier El (sin)sentido del amor

La fête qui donne coup d’envoi des vacances ressemble à une bande-annonce de film à succès : une maison énorme, avec tout un tas de jeunes gens décidés à boire pour enterrer le dernier été avant l’université.

Ce n’est pas le genre d’ambiance que recherche Lana, qui préfèrerait garder la tête plongée dans ses dessins. Mais Ciro, son meilleur ami et bloggeur à succès du moment, l’a trainée jusqu’à cette sauterie parce qu’il est convaincu qu’il y trouvera matière à écrire un article. Et il ne se trompe pas : au cours de la soirée, Lana rencontre un garçon avec lequel elle s’entend étonnamment bien ; la maîtresse de maison fait une grosse crise de jalousie à son petit copain et Julia, la meilleure amie de Lana, ne vient jamais les retrouver parce qu’en chemin elle rencontre un parfait inconnu avec lequel elle passe la nuit.

Le problème est que ces trois garçons, l’intéressant, l’infidèle et le parfait inconnu, sont une seule et même personne : Jacob Casanova. Et bien que Lana fasse tout pour l’éviter, son destin et celui de Jac paraissent voués à se croiser dans ce jeu insensé que d’aucuns appellent amour.

Livre entamé parce que je me suis fixé pour objectif de lire au moins un roman en espagnol tous les mois, et que la fin de juin arrivait à grands pas sans que je sois près de finir Los jardines de la luna, nettement plus long et complexe.

Bref, je voulais une lecture rapide, pas prise de tête, avec une belle histoire d’amour en prime, si possible.

Malheureusement ce n’est pas du tout ce que j’ai trouvé dans ce livre. Lana m’est rapidement devenue assez antipathique. Incapable de la moindre honnêteté, envers elle-même comme envers ses proches, elle se prend la tête sans arrêt pour des choses qui n’en valent pas la peine… Des choses qui pourraient être simples si seulement elle assumait ses pensées et ses actes.

Chose nettement plus facile à dire qu’à faire, j’en conviens aisément. Je suis très dure dans mon jugement, je m’en rends bien compte… Mais Lara m’a tellement tapé sur le système ! Pieds et poings liés par mon engagement de lire ce livre espagnol par mois, les yeux glués à la page par cette promesse envers moi-même, j’ai bravement poursuivi, malgré toutes les nombreuses levées de globes oculaires vers le plafond.

Et puis franchement, qui s’appelle « Casanova », a justement une réputation de Casanova, et réussit à prendre dans ses filets moult demoiselles qui ont la surprise de leur vie lorsqu’il leur brise le cœur ? Rien qu’avec ce postulat, à quoi doit-on s’attendre ?

Enfin, assez râlé. Je suis assez surprise parce que j’avais lu pas mal d’avis positifs sur ce roman, mais force est de constater qu’il n’a pas marché sur moi.

J’ai trouvé l’histoire toute entière tirée par les cheveux, improbable de A à Z. Les évènements parfaitement chronométrés s’enchainent, les coups du sort sont tellement illogiques qu’ils en deviennent prévisibles. Paradoxal, n’est-il pas ? N’oublions pas à ce tableau apocalyptique qu’entre autres défauts, Lara a aussi celui d’être riche, inconsciente et fière de l’être ! Réaliser avec surprise à 18 ans que la misère existe dans sa ville, vraiment, quel choc ! Pardon, pardon, j’arrête de cracher ma bile…

Il faudra tout de même lui reconnaître le mérite de ne pas suivre la trame si répandue des histoires d’amour à succès. Il y a un peu plus d’originalité dans l’histoire et le nœud de l’intrigue, même si la base reste la même : une fille qui tombe amoureuse d’un garçon dangereux en faisant tout pour lui résister… Paradoxalement, c’est probablement cette originalité qui fait que je n’ai pas aimé. A vouloir sortir de la trame à succès, l’auteur a privé sa romance de tous les clichés qui font aimer ces livres…

En bref : un livre probablement écrit avec les meilleures intentions du monde, mais qui n’aura pas réussi à m’intéresser… Je serais bien en peine de donner plus de détails sur les raisons de ma déception : livre sitôt lu, sitôt oublié.

Aïe, j’ai pourtant pris une semaine pour essayer d’adoucir ma plume et ne pas montrer mon côté le plus… sarcastique ? méchant ? Mes excuses pour cette chronique, ou plutôt cette critique à charge, qui manque autant d’objectivité que d’arguments sensés. J’en avais gros, et il fallait que je me libère de ces doléances.

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