Magnolias para Andrea, de Mencía Yano

Mencia Yano, Magnolias para Andrea

Deux jeunes, Pablo et Andréa, sont décidés à partager un appart’ et être amis. Juste amis. Mais les évènements les poussent irrésistiblement l’un vers l’autre, jusqu’à ce qu’ils entament une relation érotico-romantique mouvementée…

Pourri de chez Pourri…

Voilà les seuls mots qui me viennent à l’esprit pour qualifier ce livre, que j’ai ouvert par le plus grand des hasards (un fichier informatique mal nommé, et vous voilà tombée sur un navet).

Cela commence in medias res, dans un contexte confus qu’on ne saisit pas d’emblée. Mais rapidement, je me suis rendu compte d’une chose : que les dialogues et les situations n’étaient qu’une suite de scènes « cliché ». Un peu comme si l’auteur, Mencía Yano, avait découpé aux ciseaux à bouts ronds toutes ses scènes préférées issues de romances érotiques pour les coller les unes à la suite des autres et ainsi composer une histoire.

Car ne soyons pas injustes : il y a bel et bien une histoire. Eh oui, sinon je n’aurai pas fini le livre. C’est même assez palpitant, on se pose réellement des questions sur la fin.

Malgré tout, j’ai aussi et surtout persévéré parce que je trouvais tout le contenu du roman tellement cliché que cela ressemblait à une parodie, qui était de fait très amusante. L’ensemble dégage une telle impression d’artificialité que c’en est incroyable, vraiment. Je n’avais jamais vu de personnages aussi peu réalistes, de dialogues aussi communs. Ajoutez à cela des scènes de sexes assez médiocres, bien trop rapides pour faire naître le moindre intérêt…

En bref: je reste déconcertée par ce livre. S’il s’agit de second degré, c’est très réussi. Dans le cas contraire, c’est tout simplement incroyable de médiocrité. Dans tous les cas, à mon humble avis, c’est un roman à éviter.