Les Loups de Riverdance tome 3, par H.V. Gavriel

Gavriel H.V. Les Loups de Riverdance 3

Logan est un loup solitaire, un ancien soldat, taillé pour le combat. Depuis qu’il a rejoint Riverdance, son vieux rêve de retrouver une famille, une meute dans laquelle il puisse s’intégrer, sur laquelle il puisse veiller, est en passe de se réaliser. Alors que le monde surnaturel est en émoi, que des membres du Conseil des races alter humaines disparaissent et que des élections se préparent, Logan aura fort à faire pour garder les siens en sécurité. Mais le plus grand danger viendra peut-être de sa passion interdite pour Dimitri, le beau capitaine vampire. Entre confiance et trahison, Logan devra-t-il choisir entre ses rêves et son amour ?

J’ai beaucoup beaucoup aimé ce livre… J’en ressors avec un grand sourire attendri vissé au visage et une bonne humeur invincible. Non que tout soit rose et gentil dans ce roman, loin de là… Mais laissez-moi vous expliquer.

J’avais bien aimé (mais sans plus) le tome 2, dont je regrettais le caractère lisse, tant chez ses personnages que dans la mythologie. Mais ça, c’était avant de rencontrer Logan. Ou plutôt de redécouvrir ce protagoniste à travers les pensées qui traversent son crâne – épais mais sexy. Sexy, c’est bien l’avis de Dimitri Zankov le beau capitaine de garde de la reine vampire du coin.

Pour celles et ceux qui ne connaîtraient ni la saga, ni l’auteur, vous voilà bien renseignés : le décor est planté. Vampires et loups garous, deux mâles attirants, et la promesse d’une histoire d’amour torride.

Et je n’ai pas été déçue. Logan, sous ses airs de soldat primaire, se révèle un personnage profond, très intéressant à suivre. Bien qu’il aime à se flageller avec son manque d’éducation et de culture – un débat récurrent de la saga – il a une tête bien faite et un cœur loyal. C’est un régal de le voir évoluer dans sa meute adoptive, et de le voir perdre la tête peu à peu pour son beau vampire.

Celui-ci n’est pas moins attachant, mais beaucoup plus mystérieux. Par son truchement, on découvre d’un peu plus près le monde des enfants de la nuit, découverte quelque peu superficielle, mais néanmoins suffisante pour l’intrigue principale. On apprend également quelques bribes du passé de Dimitri, qui ne font que le rendre plus attachant. C’est à ce stade-là que j’ai commencé à prier pour la relation des deux hommes…

Car ils sont conscients des difficultés que suppose leur loyauté respective : la loyauté de Logan pour sa meute, et celle de Dimitri pour son Nid. Heureusement, une excuse tombe à pic pour les rapprocher et leur permettre de développer leur relation : l’enquête sur la mort de certains des Conseillers des races alter-humaines.

Et c’est là le second attrait majeur de ce tome : cette enquête pleine de mystères, frustrante, lente et mystérieuse. Les deux hommes voyagent aux quatre coins des Etats-Unis pour mettre au jour, péniblement, quelques indices… Qui les mènent bientôt à une révélation périlleuse. Cette enquête permet au lecteur d’être plongé au cœur de leur monde et de la politique surnaturelle. Bien plus développée que dans les tomes précédents, cette organisation du pouvoir offre une nouvelle dimension à la mythologie de Mme Gavriel. Une dimension qui faisait grandement défaut au deuxième livre de la saga.

En bref : j’ai passé un excellent moment avec cette lecture. Les personnages principaux sont terriblement attachants, leur histoire d’amour particulièrement touchante. Leur enquête ajoute un piquant au roman avec des renseignements alléchants sur la politique de leur monde surnaturel. Je lirai bien volontiers le quatrième tome, à paraître demain, le 17 novembre 2017.

Pour entendre parler

En aparté : une chose qui m’a embêtée, c’est le rôle extrêmement stéréotypé des hommes et femmes dans ce livre. On pourrait penser que de tels clichés n’auraient pas lieu d’être dans une romance homosexuelle. Et pourtant, voilà ce que l’on trouve à la page 229 de l’édition Milady :

« Je réprime mon sourire, saluant Marcus et Robert, puis les autres loups. Les femelles font dîner les enfants de bonne heure, tandis que les mâles savourent une bière devant le feu de cheminée du salon. »

Je sais pas vous, mais moi une phrase comme ça, ça me fait bondir…