Outlander tome 2, Diana Gabaldon

Gabaldon Diana 2 Outlander

À la mort de son mari, Claire Beauchamp emmène sa fille en Écosse, sur les lieux mêmes où, vingt ans plus tôt, elle a vécu d’extraordinaires aventures…

Des aventures qui, dans ce second tome, vont conduire Claire et Jamie dans le Paris du siècle des Lumières. Leur but ? Empêcher Charles-Eduard Stuart d’accéder au trône, un événement qui marquerait le début d’une répression sanglante dans les Highlands. Mais dans leur course effrénée, le couple découvrira à ses dépens qu’on ne peut modifier le cours de l’histoire impunément…

 Voici un second tome à la hauteur du précédent

 On y retrouve tous les ingrédients qui avaient fait du premier un coup de cœur : les personnages, le suspense, les détails historiques, et ce souffle, qui porte le tout et en fait une épopée impossible à reposer.

Interrompre cette lecture est une torture ; on veut toujours savoir, lire quelques pages de plus pour rester avec ces personnages si attachants.

Ce qui nous pousse à continuer à lire, toujours plus loin, toujours quelques chapitres de plus, c’est ce début, si énigmatique. On retrouve Claire, rentrée à son époque pour avoir un enfant, l’enfant de Jamie. Que s’est-il passé ? Pourquoi est-elle rentrée ? Retournera-t-elle jamais dans le passé, pour retrouver son grand amour ?

Le suspense est insupportable, au sens propre. Et il faut attendre la fin du roman pour obtenir une réponse. Une réponse qui nous laisse avec encore plus de questions et ne nous donne qu’une envie : commencer le tome suivant.

En bref : un second tome tout aussi palpitant et intriguant que le premier. Même sans le charme de la découverte, je suis heureuse de déclarer que ce nouveau livre est un coup de cœur absolu, tout aussi absolu que le précédent.

Et si par malheur vous n’avez pas eu la chance de découvrir cette saga… Qu’attendez-vous, ignare ?

Voici mon avis sur le premier tome.

Je tiens à partager cette citation d’une scène entre Claire et Jamie; sûrement l’une des plus belles déclarations d’amour que j’aie jamais lue… Oui, je suis une incurable midinette, et je l’assume. Voyez plutôt:

I woke in the night, still in his arms, and knew he was not asleep.

“Go back to sleep, mo duinne.” His voice was soft, low and soothing, but with a catch that made me reach up to feel the wetness on his cheeks.

“What is it, love?” I whispered. “Jamie, I do love you.”

“I know it,” he said quietly. “I do know it, my own. Let me tell ye in your sleep how much I love you. For there’s no so much I can be saying to ye while ye wake, but the same poor words, agains and again. While ye sleep in my arms, I can say things to ye that would be daft and silly waking, and your dreams will know the truth of them. Go back to sleep, mo duinne.”

La traduction maison:

Je me réveillai dans la nuit, toujours dans ses bras, et su qu’il ne dormait pas.

« Rendors-toi, mo duinne. » Sa voix était douce, basse et apaisante, mais avec une fêlure qui me fit tendre la main pour sentir l’humidité sur ses joues. 

« Qu’y a-t-il mon amour? » murmurai-je. « Jamie, je t’aime, vraiment. »

« Je le sais, » dit-il calmement. « Je le sais vraiment, ma femme. Laisse-moi t’ dire dans ton sommeil combien je t’aime. Parc’que j’ peux pas dire grand chose d’autre, lorsque t’es réveillée, que les même pauvres mots, encore et encore. Quand tu dors dans mes bras, je peux t’ dire des choses qui seraient bêtes et idiotes de jour, et tes rêves sauront qu’elles sont vraies. Rendors-toi, mo duinne.« 

Ahhh, Jamie…

Le mardi sur son 31 #1

Le mardi sur son 31 est un rendez-vous initié par Sophie, sur son blog Les Bavardages de Sophie

Il s’agit de citer un passage de la page 31 du livre que l’on est en train de lire. Principe tout simple, mais très sympathique; une bonne manière de présenter un livre.

Cette semaine, j’ai choisi Talisman, le second tome de la saga Outlander de Diana Gabaldon. Voilà un moment qu’il est entamé, j’ai hâte de le finir!

Gabaldon Diana 2 Outlander

Mon édition est en langue originale; voici donc le passage en Anglais:

“You act as though not liking whisky was a crime,” Brianna protested, smiling at Roger above her teacup.

He raised his own brows in response. “My dear woman,” he said severely. “This is Scotland. Of course not liking whisky is a crime!”

“Oh, aye?” said Brianna sweetly, in a perfect imitation of his own slight Scots burr. “Well, we’ll hope it’s no a capital offence like murrderrr, shall we?”

Taken by surprise, he swallowed a laugh with his whisky and chocked. Coughing and pounding himself on the chest, he glanced at Claire to share the joke. A forced smile hung on her lips, but her face had gone quite pale. Then she blinked, the smile came back more naturally, and the moment passed.

La traduction maison:

« Vous réagissez comme si ne pas aimer le whisky était un crime, » Brianna protesta-t-elle, souriant à Roger par-dessus sa tasse de thé.

Il leva les sourcils en réponse. « Chère Madame », dit-il sévèrement, « Nous sommes en Écosse. Bien entendu que ne pas aimer le whisky est un crime ! »

« Ah ouais ? » dit doucement Brianna, dans une imitation parfaite de son léger accent écossais. « Eh bien, ‘spérons qu’c’est pas un crime capital comme l’meurtre, n’est-ce pas ? »

Pris par surprise, il ravala un rire avec son whisky et s’étouffa. Toussant et se frappant la poitrine, il jeta un regard à Claire pour partager la blague. Un sourire forcé était accroché à ses lèvres, mais son visage avait pâli. Puis elle cligna des yeux, le sourire revint avec plus de naturel, et le moment passa.

J’adore ce passage, avec son humour et son mystère sous-jacent, révélateurs du livre dans son entier. D’autant que lorsqu’on a lu le premier tome, tout ce dialogue prend un double sens absolument délicieux!