Tower of Dawn par Sarah J. Maas

Nous avions laissé Chaol Westfall en bien piètre position. Cloué à un fauteuil roulant, son seul espoir résidait en les légendaires guérisseuses du lointain sud. Dorian l’y envoie donc avec une double mission : récupérer ses jambes, et obtenir le concours de l’armée de l’empire Kaghan dans la lutte contre les démons Valgs.

Je dois admettre que malgré les résumés complets des précédents tomes, j’avais oublié quantité de détails. Cela m’a ennuyée pendant la majeure partie de ma lecture. Les personnages ne cessaient de faire des références qui chatouillaient ma mémoire, mais impossible de replacer cela dans le bon contexte ! C’était frustrant.

Heureusement, l’autrice a pris le temps de réétablir ses personnages et je suis rapidement retombée sous leur charme. On voit Chaol lutter pour reconquérir sa maîtrise de lui-même, tant physique que mentale. Il est accompagné dans ses efforts par une jeune guérisseuse, Yrène, qui doit elle aussi faire face à ses propres démons.

Leur relation est dépeinte avec beaucoup de finesse et j’ai été époustouflée par la profondeur des thèmes abordés : la guérison, la dépendance physique et l’effondrement psychique. Toutes ces épreuves psychologiques sonnent vraies et donnent à ce roman une dimension profondément humaine.

Le mérite de ce livre est d’autant plus grand qu’il ne se limite pas à cet aspect. Il regorge aussi d’intrigues et d’action. Les personnages vont de découverte en découverte au sein d’un nouveau continent à l’atmosphère originale. Après le monde des humains et celui des elfes, bienvenue dans le monde des guerriers du désert, avec ses propres coutumes, et une histoire tout à fait distincte. Chapeau bas à l’autrice pour cette inventivité toujours renouvelée.

Le dernier tiers du roman constitue une tornade d’action et de retournements de situation, à en donner le tournis ! C’est si bon qu’on en veut encore, mais d’un autre côté, il est difficile d’assimiler tous ces changements – et c’est certainement pour cela que mes souvenirs du tome 5 sont aussi flous. Même si j’ai envie d’enchaîner sur le dernier tome de la saga sans demander mon reste, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur ce que je conserverai de cette lecture dans un an. Sans doute pas grand chose de la débauche d’action.

Je retiendrai certainement plus de choses de la relation nouée entre Chaol et Yrène. Une (grosse) part de moi a eu envie de déplorer que toutes les relations entre un homme et une femme tournent à l’histoire sentimentale, au point que les « je t’aime/moi non » plus prennent une place tout aussi importante dans l’intrigue que les pelletés d’action que j’ai déjà mentionnées. Et puis j’ai réfléchi (sisi, cela m’arrive). Et je me suis dit que les relations de ce type occupaient une part non négligeable de notre énergie dans la vraie vie. Alors pourquoi vouloir éviter les questions du cœur sous prétexte qu’un livre comportait une intrigue riche en baston ? J’ai bien dû en convenir : aucune raison valable ne peut justifier d’écarter ce pan des passions humaines. Même si cela pourrait rebuter une part du lectorat masculin…

En bref : une lecture riche et dense, d’excellente facture, qui me laisse pantelante après l’ultime tome de cette saga.

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