Edit relecture : déclaration d’amour à Anne Bishop

Bishop Anne La Trilogie des joyaux noirs 1

J’ai déjà parlé de ce premier livre de la saga Les Joyaux sombres dans un article dédié. Mais je viens de le relire et je tiens à répéter combien ce roman est génial. Un simple ajout à l’article initial ne m’a pas paru suffisant à exprimer toute l’ampleur de mon admiration.

Ce livre est l’une des meilleures fantasy qu’il m’a été donné de lire au cours des dix dernières années. Bon, je dois être honnête: j’écris ces lignes encore dans l’extase post-dernière page. J’ai été tellement enthousiasmée par cette relecture, bien que je sache déjà ce qui attendait les personnages!

Le fait de redécouvrir les choses alors qu’on sait déjà plus ou moins où l’autrice veut nous mener leur ajoute une profondeur et un sens inédits. C’est vraiment un roman qui gagne à être lu lorsqu’on a déjà compris les tenants et les aboutissants du monde incroyable créé par Anne Bishop.

Cela permet d’en cerner tout le génie. Oui, le génie, je maintiens, persiste et signe.

Je reste fascinée au plus haut point par la réinvention de l’opposition entre hommes et femmes. L’autrice invente un monde où les femmes douées de magie sont des « reines » au service desquelles les hommes aspirent à se placer. L’équilibre ainsi constitué peut être rompu lorsqu’une reine abuse de son pouvoir et maltraite les hommes placés sous son emprise. Ou lorsqu’un homme déflore une jeune fille contre sa volonté, la brisant ainsi irrémédiablement.

A partir de cette mise en situation, vous devinerez toute la violence de cette lecture, surtout sur le plan sexuel. Les relations intimes sont en effet utilisées comme des instruments de torture pour soumettre les personnages les plus nobles, ceux auxquels on s’attache le plus. Parce qu’en plus de cette mythologie d’une créativité incroyable, il faut souligner que les personnages et l’histoire ne manquent pas d’attraits.

Quoi qu’il en soit, je trouve particulièrement intéressante cette vision des deux sexes. Chacun a ses forces et ses faiblesses, avec un équilibre remarquablement délicat à trouver dans le contexte délétère créé par les personnages les plus cruels et égoïstes.

Pour revenir un instant sur l’intrigue qui m’a tant fait trépigner, soupirer et pouffer tour à tour, la fin est en nœud de boudin. Non pas réellement en « nœud de boudin », en réalité, il s’agit simplement d’un suspense insoutenable, qui me pousse à me jeter sur le second tome pour le relire également. L’ennui, c’est que je viens d’enfourner un bouquin de plusieurs centaines de pages, avec des situations parfois assez complexes (l’enchainement des dialogues n’est pas toujours limpide, alors que leur compréhension est essentielle à l’histoire). Il faut donc que je me montre raisonnable et que je patiente, au risque de gâter mon délice futur – délice que je ne manquerai pas d’éprouver à la lecture du livre suivant

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