Le mardi sur son 31 #29

Le mardi sur son 31 est un rendez-vous initié par Sophie, sur son blog Les Bavardages de Sophie

Il s’agit de citer un passage de la page 31 du livre que l’on est en train de lire. Une bonne manière de présenter un livre…

Esseriam Eli Apocalypsis 3

Petite relecture motivée par une LC de Maximilian, par Eli Essariam, histoire l’un des quatre cavaliers de l’apocalypse dans sa saga « Apocalypsis ».

Depuis le début du livre, Maximilian nous raconte sa vie d’enfant richissime avec un dédain dégoûté du meilleur effet. Pire que cynique, il est sur le point d’avoir un entretien avec son père…

 » Père prend place derrière son bureau en beau marbre noir. Une véritable pierre tombale. Tout est lisse, droit, plane, dans cette pièce. Exceptée la mine froissée de mon paternel, évidemment. Il fait désordre. Je suis tenté de le lui faire remarquer mais quelque chose m’empêche de le verbaliser tout haut. Je ne sais pas quoi… Ah oui: la lâcheté. Il va encore me falloir faire le beau, donner la papatte et attendre mon sucre.
– Cela ne va pas du tout Maximilian.
– Je suis désolé de l’apprendre. En quoi puis-je vous aider?
– Ne sois pas insolent. Les rapports sur ta scolarité que me font tes professeurs sont désolants. Médiocres. Minables. Unverschämt. Quelle explication as-tu à me fournir?
_Conditions d’enseignement précaires. Surpopulation des classes. Manque de matériel scolaire. Absentéisme des enseignants et arrêts maladie abusifs. Puberté. Fascination morbide et passion pour le gothique. Découverte du punch coco. Concours nocturnes hypnotiques de Tétris. Que sais-je moi ? Je ne suis ni sociologue ni pédopsychiatre.
– Tu te crois certainement très intelligent. Il est fort dommage que tes bulletins démontrent le contraire. Sache que je ne tolèrerai plus longtemps que tu ternisses ainsi notre réputation. Tu as un nom à honorer !
– Je m’acquitte de cette tâche aussi bien que vous. vous qui organisez des colloques de travail qui virent en orgies romaines, qui confondez « sortir à l’opéra » et « rentrer dans les danseuses ». Vous que vos compagnons de l’Université surnommaient « la grande distillerie ». Vous qu’on a retrouvé le pantalon sur les chevilles en train de trousser les bonnes tellement de fois que je m’étonne que ce ne soit pas le cas en ce moment même. Je ne suis encore qu’un petit apprenti sur le long parcours qui mène à votre inconduite mais je m’efforce, Père, je m’efforce. »

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