Genesia, par Alexandre Malagoli

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Evan, un jeune berger sans histoires, se retrouve sur les routes après que les inquisiteurs ont rasé son paisible village du royaume d’Orlande. Caessia, princesse de Tireldi, connaît les mêmes péripéties lorsqu’elle fuit sa maison pour échapper à un mariage arrangé. L’ombre des Anciens Rois semble se refermer sur eux tandis qu’Evan et Caessia s’efforcent d’échapper aux ennemis lancés à leurs trousses, ainsi qu’à la magie qui les harcèle.
Leur destin est lié à Sorcelame, l’épée envoûtée, tout comme l’avenir entier de Genesia…

Intégrale contenant les trois tomes de la saga, ainsi qu’un quatrième tome et une nouvelle inédits.

Bien que la quatrième de couverture présente une histoire somme toute classique, j’ai été intriguée par l’écriture de l’auteur dès l’incipit du livre, ce qui m’a décidée à me plonger dedans. Son personnage principal, Evan, fait montre d’une malice et d’une naïveté qui en font immédiatement un garçon très attachant.

Le talent d’Alexandre Malagoli pour dépeindre les paysages rend d’emblée son monde très présent aux yeux du lecteur. Ce talent atteint son apogée avec la description de Farnesa, qui est tout simplement splendide. M. Malagoli crée une cité fantastique, faite de vices et de dangers, somptueuse et rongée par la pourriture. Elle exerce sur les personnages une fascination tout à fait particulière, que le lecteur partage sans réserve. Bon, ç’aurait été encore mieux si l’auteur n’y avait pas placé des souterrains. Par hypothèse, le sous-sol d’une cité lacustre est normalement complètement inondé, mais passons sur ce détail de vraisemblance.

Avant d’en arriver à la description de Farnesa, toutefois, j’ai noté un essoufflement de la saga, en grande partie dû au caractère téléphoné des péripéties et des personnages. Ceux-ci apparaissent un peu trop clichés, surtout dans leurs conversations. Ces conversations artificielles, interviennent toujours à point nommé pour donner les informations nécessaires à la quête. Sans oublier les instants « camaraderie », où l’esprit de groupe parait fabriqué à grands coups de phrases toutes faites.

Malgré tout ça, vers la moitié de l’intégrale se produit un retournement de situation surprenant qui change la donne. A partir de là on rencontre beaucoup plus d’originalité, surtout dans les péripéties, la magie et les créatures fantastiques. J’ai dévoré cette seconde partie, et je l’ai achevée repue, satisfaite d’avoir lu une bonne fantasy bien divertissante.

En bref : un bon livre, de bonne facture malgré sa tournure quelque peu scolaire et convenue. Une aventure enthousiasmante avec un un monde bien tourné et un personnage principal attachant.

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4 commentaires sur “Genesia, par Alexandre Malagoli

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