Ma Sœur est une artiste de guerre, par Marine Carteron

Carteron Marine Les Autodafeurs 2

Deuxième tome dans la droite ligne du précédent, tout aussi réussi, tout aussi génial.

Césarine et Auguste doivent faire face à toujours plus d’épreuves, et l’action est toujours plus prenante. Les enjeux grandissent à mesure que le plan de leurs ennemis se dévoile. L’enjeu est de taille, c’est l’avenir de l’humanité toute entière qui repose sur leurs épaules.

Cela se sent. Auguste est dévoré par la colère et l’incertitude. S’il avait réussi à faire face au décès de son père et à son déménagement dans le premier tome, trop, c’est trop. Le pauvre est sur le point de craquer face aux changements et à la pression que lui confère son rôle de Gardien… Cela en fait un personnage réel, animé, plein de failles et qui doit réussir à les surmonter. Il se montre assez mature pour en avoir conscience, mais trop enfant pour pouvoir y réussir tout seul immédiatement. Un long chemin l’attend.

Césarine, elle, doit faire face aux émotions. Ce n’est pas une moindre bataille, pour notre « artiste ». Son amitié avec une petite trisomique réussit à lui faire prendre conscience de ses lacunes et à la faire progresser sur ce point, tandis que ses capacités intellectuelles et physiques continuent de surprendre son entourage. Sans oublier ses commentaires savoureux sur l’idiotie de son idiot de frère… Une perle, vous dis-je !

En bref, un tome tout aussi savoureux que le premier (ce qui est rare à mes yeux, car souvent les tomes de milieu de trilogie sont décevants). J’ai adoré retrouver les personnages et continuer à les suivre dans leur combat pour le salut du monde. Je recommande tout aussi chaudement la série.

Et pour vous convaincre, voici une petite citation mémorable, digne d’anthologie… Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, soyons fiers d’être Français.

Fucking bastards de Français ! Toujours là pour foutre le bordel et refuser de courber l’échine ! Comme si ça ne leur avait pas suffi de nous faire chier en finançant La Fayette ou en diffusant leur Encyclopédie et leurs idées de merde dans le monde entier ! Mais non ! Et vas-y que je fais la révolution, que j’impose la laïcité et que je déclare les hommes libres et égaux avant de donner des leçons à la terre entière ! […] Même en 40 quand on pensait les avoir matés il a fallu que cet idiot de général de Gaulle dise « NON » au nom de la « France libre » comme il disait ! Libre mon cul !!! Je déteste de peuple d’emmerdeurs, toujours à se révolter, à râler, à s’indigner. Même quand on pense les tenir, il y en a toujours au moins UN qui continue à réfléchir et qui arrive à secouer les autres ; c’est eux qu’il fallait éliminer pendant la guerre, ces PUTAINS DE BORDEL DE FRANÇAIS DE MERDE !!! conclut Murphy en abattant son poing sur le panneau de verre de son bureau.

Pour un extrait du premier tome, c’est par ici

Publicités

7 réflexions sur “Ma Sœur est une artiste de guerre, par Marine Carteron

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s