Mon Frère est un Gardien, par Marine Carteron

Carteron Marine Les Autodafeurs 1

A la mort de son père, Auguste part avec sa famille s’installer chez les grands-parents à la campagne. Mais ce qui s’annonçait comme un retour aux sources, se change en une aventure vertigineuse…
Car, au détour d’une conversation, Auguste apprend qu’il n’y a jamais eu « d’accident ». Son père a été assassiné par une mystérieuse société secrète, les Autodafeurs.
Leur but ? Le contrôle du savoir et la mainmise sur sa forme la plus ancienne : Les livres….
Leur seul adversaire ? La Confrérie !
Son père en faisait partie et Auguste doit prendre la relève. Ce qu’il ne sait pas, c’est qu’il va mettre les deux pieds dans un complot d’envergure internationale.
Heureusement pour lui, sa petite sœur autiste, Césarine, a décidé de s’occuper de tout ça…

Voici une petite pépite de littérature jeunesse, mise au jour grâce aux conseils éclairés de Ladocattitude.

On découvre le jeune Auguste, à la langue déliée, qui n’est jamais le dernier à faire des déclarations ironiques et piquantes, et Césarine sa jeune « artiste » de sœur. Son ton à elle est tout à fait particulier. On comprend rapidement que ce n’est pas parce qu’elle est jeune, mais parce qu’elle voit le monde qui l’entoure d’une manière différente du commun des mortels.

Le sujet de la différence est abordé avec beaucoup de sensibilité. Les « artistes » (comprenez autistes, en langage Auguste) ne sont pas présentés comme de pauvres gens qui souffrent de leur condition, mais comme des personnes différentes, qui ne valent pas moins que les autres, qui n’ont pas réellement de désavantage. C’est une vision très fine et très optimiste que j’ai beaucoup appréciée. Les « artistes » ont tout simplement des points forts originaux.

Auguste doit gérer une situation difficile, et faire face au décès de son père. Lorsqu’il met en avant sa famille avant son propre petit confort, il m’est devenu plus que sympathique. On le sent dévoué, avec un cœur d’or, notamment pour sa petite sœur. C’est un très beau personnage. J’ai aussi beaucoup ri lorsqu’il se met dans des situations difficiles en raison de sa propension à mettre les deux pieds dans le plat.

J’ai beaucoup aimé aussi la morale de l’histoire, celle qui veut que le plus grand trésor de l’humanité soit sa mémoire écrite. Il n’y a rien de plus vrai ; on se repose sur les écrits de nos prédécesseurs pour continuer à réfléchir plus loin, et inventer de nouvelles choses. C’est le sens même de l’Histoire.

Un livre qui met autant en avant l’importance de la lecture et de la connaissance ne pouvait que me plaire.

Pour ne rien gâcher à tous ces points positifs, l’action est au rendez-vous. L’enquête que mène Auguste, entre coupée de bagarres qui lui permettent de mettre à profit ses talents pour le jiu-jitsu brésilien, est bien équilibrée et donne un rythme du tonnerre à tout le roman.

En bref : un coup de cœur mémorable pour tous les aspects du livre, depuis les personnages, en passant par le traitement de la différence, jusqu’à l’action et l’enjeu de l’aventure. Sans oublier les dialogues savoureux retranscrits par Auguste et Césarine…

Pour découvrir un extrait du roman, c’est par ici.

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4 réflexions sur “Mon Frère est un Gardien, par Marine Carteron

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