Le mardi sur son 31 #6

Le mardi sur son 31 est un rendez-vous initié par Sophie, sur son blog Les Bavardages de Sophie

Il s’agit de citer un passage de la page 31 du livre que l’on est en train de lire. Une bonne manière de présenter un livre…

Aujourd’hui je vous présente un passage du premier tome d’une de mes sagas préférées. Un monument de la fantasy!

Dans cet extrait, on découvre la richesse de la plume de Robin Hobb, les personnages qu’elle campe, et l’ambiance de complot sous-jacente à toute cette première Trilogie.

Fitz, jeune bâtard du Roi-Servant, héritier des Six Duchés, vient d’être confié à sa famille paternelle.

Je conserve une autre image d’alors, mais elle n’est pas nette ; chaude, avec des couleurs douces, on dirait une vieille tapisserie autrefois somptueuse aperçue dans une pièce mal éclairée. Je me rappelle avoir été réveillé par le chiot qui s’agitait et la lumière jaune d’une lanterne qu’on tenait au-dessus de moi. Deux hommes se penchaient sur moi, mais Burrich était planté derrière eux, très raide, et je n’eus pas peur.

« Ça y est tu l’as réveillé, dit l’un d’eux, et c’était le prince Vérité, l’homme que j’avais vu dans la pièce chaleureusement illuminée le soir de mon arrivée.

– Et alors ? Il va se rendormir dès notre départ. Par la malemort, il a aussi les yeux de son père ! Je te le jure, j’aurais reconnu son sang n’importe où ! Personne ne pourrait dire le contraire. Mais vous n’avez donc pas plus d’esprit qu’une puce, toi et Burrich ? Bâtard ou non, on ne fait pas vivre un enfant parmi les bêtes ! Vous ne pouviez pas l’installer ailleurs ? »

[…]

« Royal, je n’y avais pas réfléchi. Que sais-je des enfants ? J’ai confié le petit à Burrich. C’est l’homme lige de Chevalerie, et en tant que tel, il s’est occupé de…

– Je ne voulais pas manquer de respect à son sang, messire, dit Burrich avec une gêne non dissimulée. Je suis au service de sire Chevalerie et j’ai agi envers le petit avec les meilleures intentions. […]

– C’est bien, Burrich, c’est bien, l’interrompit Vérité à mi-voix. Si la situation avait exigé qu’on y réfléchisse, c’est moi qui aurais dû m’en charger. Je te l’ai abandonnée et je n’y trouve rien à redire. Son sort est bien meilleur que celui de beaucoup d’enfants du village, Eda le sait ! Etant donné les circonstances, c’est parfait.

– Il faudra que cela change lorsqu’il arrivera à Castelcerf. » Royal n’avait pas l’air content.

« Tiens, notre père souhaite qu’il nous accompagne à Castelcerf ? demanda Vérité.

– Notre père, oui. Pas ma mère.

– Ah ! » Vérité n’avait visiblement pas envie de poursuivre sur ce sujet, mais Royal fronça les sourcils et continua :

« Ma mère la reine n’apprécie nullement cette affaire. Elle a longuement discuté avec le roi, mais en vain. Mère et moi étions d’avis de mettre l’enfant… à l’écart. Ce n’est que simple bon sens. Il ne nous paraît pas utile de compliquer davantage la ligne de succession.

-Je n’y vois rien de compliqué, Royal. » Le ton de Vérité était uni. « Chevalerie, puis moi, puis toi. Et ensuite, ton cousin Auguste. Ce bâtard n’arrive que très loin derrière, en cinquième position.

– Je sais parfaitement que tu me précèdes ; ne te crois pas obligé de t’en flatter devant moi en toute occasion », fit Royal d’un ton glacial. Il me jeta un regard noir.

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3 réflexions sur “Le mardi sur son 31 #6

  1. J’ai la première intégrale qui comporte les 3 premiers livres dans ma pal, j’ai trop hâte de commencer cette saga et j’avoue que la plume de Robin Hobb a l’air superbe ! 🙂

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