Basilica, d’Orson Scott Card

Scott Card Orson Terre des Origines 1

Basilica est une ville dirigée par les femmes, dans laquelle culture et tradition sont les maîtres mots. Les hommes ne peuvent y résider que sur l’invitation expresse de leurs compagnes. C’est pourtant l’un deux, Volemak, qui reçoit de Surâme, l’ordinateur-dieu veillant au bien-être du monde, une vision d’apocalypse : Basilica, et, au-delà toute la planète Harmonie, sont sur le point de disparaître dans un déluge de feu. Mais à cause de quoi ? Ou de qui ? Alors que les tensions politiques grandissent entre les différentes factions de Basilica, Nafai, le benjamin de Volemak, s’efforce d’aider son père dans la quête de la vérité. Mais il semblerait que Surâme ait d’autres ambitions pour l’adolescent…

Basilica nous plonge au cœur d’un monde exotique… Habituée que je suis à la fantasy, j’avais déjà classé comme tel ce livre à la couverture chamarrée, au synopsis pour le moins énigmatique.

On trouve effectivement des oracles qui peuvent s’apparenter à des formes de prophétie magique. Pourtant, dans le fond, ce livre est de la pure science-fiction. Je me suis régalée, ce qui m’a passablement surprise… Je n’ai jamais été attirée par la Science-fiction. A tort, de toute évidence.

Nafai est un jeune garçon un peu naïf. Les relations familiales qu’il entretient avec sa fratrie, le comportement de sa mère, la façon de vivre séparé des femmes, sans oublier le culte bizarre qui a lieu à Basilica m’ont rappelé une certaine Mezoberreban de Drizzt Do’Urben. L’atmosphère légèrement pernicieuse et haineuse est la même, tout est sous cape, des secrets sous d’autres secrets.

Le tout est fascinant et le Grand Secret, celui qui personne ne connaît, est réellement à la hauteur… Quoiqu’un habitué de ce genre le trouvera peut-être un peu moins original ?

En tout état de cause, il ouvre des perspectives intéressantes pour la suite de la saga, que je m’en vais lire de ce pas.

Petits bémols : j’aurais bien aimé que le fonctionnement de Basilica transparaisse de manière un peu plus claire : là on sait que les femmes commandent, mais on ne sait pas comment. Les personnages gagneraient aussi à être un peu plus attachants, mais peut-être cela viendra-t-il dans les tomes suivants.

En bref : un premier tome enthousiasmant, qui promet des développements très intéressants dans la suite de la saga.

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