Sans Âme, Le Protectorat de l’Ombrelle

Gail Carriger 1 Sans Âme`

Gros coup de cœur à l’horizon !

Ce premier tome est un sans-faute. Il nous plonge dans une Angleterre victorienne, au comble de l’élégance et du snobisme, où l’étiquette et les convenances sont tout. Mademoiselle Alexia Tarabotti est pourtant loin de coller aux clichés de son époque. Vieille fille de bonne famille, elle est aussi une paranormale qui a le pouvoir de neutraliser les êtres surnaturels d’un simple toucher. Guindée et n’ayant pas la langue dans sa poche, elle ne peut s’empêcher de se mêler des affaires du BUR, le Bureau du registre des non-naturels. Mademoiselle Tarabotti se retrouve ainsi dans des situations pour le moins intéressantes.

Toute femme qui accueille une attaque de vampire en s’indignant « Mais enfin ! Nous n’avons même pas été présentés » ne peut que s’attirer mon estime. Mademoiselle Tarabotti a beau être du dernier chic, elle a un cerveau et des tripes. Malgré le danger, elle se mêle à la société surnaturelle pour résoudre une enquête des plus intrigantes.

Entre deux commentaires piquants sur les toilettes de ses vis à vis, elle discute des dernières avancées de la science avec les spécialistes les plus pointus, et administre de grands coups de son ombrelle renforcée d’argent et de chevrotine aux goujats qui manquent aux bonnes manières.

Vous aurez compris, j’ai adoré ce personnage. Ajoutez à ce petit bout de bonne femme un homologue masculin tout aussi intéressant, le comte Maccon, alpha de la meute de loups garous locale, et vous aurez une belle brochette. Tous les autres personnages secondaires, aussi bien humains que non-naturels valent le détour.

En outre, l’ambiance steampunk de cette Angleterre alternative est un régal absolu. Le souci de Mademoiselle Tarabotti des convenances et de la mode se traduit par des descriptions détaillées et pittoresques des tenues de chacun. Son intelligence et sa curiosité donnent lieu à des explications scientifiques des machines modernes, rutilantes de métal et suantes de vapeur blanche.

En bref : un livre d’excellente facture, à l’ambiance et aux personnages absolument savoureux. Un gros coup de cœur, et je ne peux m’empêcher de baver sur le second tome, déjà passé sur le haut de ma PAL (pile à lire, pour les intimes).

NB: la steampunk est une réécriture de la Révolution Industrielle, qui comporte le plus souvent des éléments technologiques pour le moins fantasques. Caractérisée par des descriptions de machines à la fois sophistiquées et improbables, elle confère un cachet de luxe ancien à tous les éléments cuivrés et boisés qui permettent ces progrès scientifiques.

Mon avis sur le reste de la saga.

 

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