Salammbô, de Flaubert

Flaubert Gustave Salammbô

Après la première Guerre Punique, Carthage est ruinée et ne peut payer ses mercenaires, qui ne tardent pas à se révolter. Au milieu des désordres, des combats, des massacres, Salammbô, la fille du roi Hamilcar, s’éprend de Mâtho, le chef des rebelles…

 » Soyons féroces, écrit Flaubert. Versons de l’eau-de-vie sur ce siècle d’eau sucrée. Noyons le bourgeois dans un grog à vingt et un mille degrés et que la gueule lui en brûle, qu’il en rugisse de douleur « …

J’ai pris grand plaisir à retrouver l’écriture mélodieuse de Flaubert, entre deux livres à la prose plus « simple ». Il décrit une atmosphère étouffée par le soleil et le sable du désert, où les hommes redeviennent des bêtes, guidées par leurs instincts les plus primaires : le sang, la richesse et plus généralement leurs pulsions.

Voilà ; on en arrive à ce qui ne m’a pas plu dans ce livre : la violence. Dans les autres livres de l’auteur, celle-ci reste sentimentale, étouffée, une vague et pesante ombre… Un mal-être profond qui écrase les personnages. Ici, cette violence se manifeste de façon concrète et crue par des batailles, des massacres et plus généralement la haine qui guide les Carthaginois et les mercenaires. Je n’ai pas trouvé la sensualité promise par les articles et autres quatrièmes de couverture, juste cette violence déchaînée, poussée à l’extrême durant tout le livre, chaque passage pire que le précédent.

Pourtant, j’ai quand même apprécié les personnages pour leurs dilemmes, leur naïveté, leur colère, ou leur grandeur. J’ai trouvé que c’étaient des caractères admirables. Les descriptions de paysages m’ont aussi beaucoup plu, particulièrement pour leur brillant et leur splendeur, ainsi que pour l’aridité du pays ; la beauté du minéral. Mais cela n’a pas réussi à contrebalancer les massacres qui m’ont parfois donné la nausée…

En bref : je pense que c’est un classique plus abordable que les autres livres de Flaubert, en ceci qu’il y a un peu plus d’action… Mais pour moi, il y en a eu un peu trop, et l’humain devenu bête par ses forfaits et appétits m’a véritablement rebutée, au point de rendre la fin de ma lecture difficile.

J’ai sorti ce roman poussiéreux de ma bibliothèque grâce à la LC sur Livraddict, organisée par Paikanne. Les avis des autres participants :

Nelcie
myrddin
Aurelie91
paikanne

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